
Kane brise la malédiction anglaise et relance la course au Soulier d’Or
Un doublé tardif du capitaine anglais a renversé la RD Congo en huitième de finale, effaçant soixante ans d’échecs et replaçant l’attaquant parmi les prétendants au titre de meilleur buteur.
L’Angleterre s’est arrachée au piège congolais dans les dernières minutes d’un huitième de finale qui semblait lui échapper. Menés dès la septième minute après un but de Brian Cipenga, les Three Lions ont longtemps buté sur un Lionel Mpasi impérial dans les buts, auteur de cinq arrêts décisifs. C’est finalement Harry Kane, d’une tête puissante sur un centre d’Anthony Gordon à la 75e minute, puis d’une frappe clinique à la 86e, qui a offert une victoire 2-1 et un billet pour les quarts de finale. Ce scénario renverse une statistique tenace : depuis le sacre de 1966, l’Angleterre n’avait plus jamais gagné un match à élimination directe en Coupe du monde après avoir encaissé le premier but.
La presse asiatique et européenne souligne le rôle décisif des changements opérés par Thomas Tuchel. L’entrée conjointe de Gordon et Bukayo Saka à l’heure de jeu a transfiguré l’attaque anglaise, apportant de la profondeur et les deux passes décisives pour le capitaine. Le technicien allemand a salué la force mentale de son groupe, refusant de céder à la « narration du passé », tandis que les commentateurs indonésiens insistent sur la maturité nouvelle d’un effectif qui, selon Tuchel, « n’a jamais perdu la foi ». Le gardien congolais Mpasi, véritable mur pendant plus d’une heure, a forcé le respect de tous les observateurs, y compris celui de l’entraîneur adverse, qui a qualifié ses parades de « fantastiques ».
Au-delà de la qualification, ce doublé inscrit Kane dans les livres d’histoire. Avec 13 buts en phase finale de Coupe du monde, il dépasse Pelé et rejoint le sixième rang des meilleurs buteurs de l’épreuve. Il égale par ailleurs Ferenc Puskás au classement des buteurs internationaux (84 réalisations) et, selon les médias du Golfe, sa saison 2025-2026 cumule désormais 72 buts en club et sélection, effaçant le record de Cristiano Ronaldo sur une seule campagne. Seul Lionel Messi, avec 82 buts en 2011-2012, a fait mieux parmi les géants modernes.
Ce récital replace l’attaquant de 32 ans au cœur de la lutte pour le Soulier d’Or. Avec cinq buts, il talonne Messi et Kylian Mbappé (six chacun) et devance Erling Haaland, également à cinq unités. La presse indienne et britannique y voit une course ouverte, d’autant que Vinícius Júnior et Ousmane Dembélé restent en embuscade. Le prochain adversaire, le Mexique, coorganisateur invaincu et seule équipe à n’avoir pas encore encaissé de but, attend l’Angleterre au stade Azteca, où l’altitude et un public de plus de 70 000 personnes constitueront un défi d’une tout autre ampleur.
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Le doublé de Harry Kane contre le Congo est célébré comme un exploit historique, brisant la malédiction de 60 ans de l'Angleterre en matière de buts en phase éliminatoire de la Coupe du monde et dépassant le record de Pelé. Le récit se concentre sur la gloire individuelle et la fierté nationale, présentant la victoire comme un tournant pour la campagne anglaise.
Ce bloc ne rapporte pas le match Angleterre-Congo. Sa couverture se concentre sur d'autres histoires de la Coupe du monde, comme la performance de la France et le cricket féminin, minimisant implicitement l'importance de la victoire record de l'Angleterre.
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