
Italie : quatre arrestations après l’attentat à la bombe contre le journaliste Sigfrido Ranucci
Les carabiniers ont interpellé les exécutants présumés de l’attaque d’octobre 2025, qui aurait été commanditée par des tiers non identifiés, selon le parquet antimafia.
Le 30 juin 2026, les carabiniers italiens ont arrêté quatre personnes dans les provinces de Naples et d’Avellino, soupçonnées d’avoir perpétré l’attentat à la bombe contre le journaliste Sigfrido Ranucci, survenu le 16 octobre 2025 à Pomezia, près de Rome. L’explosion d’un engin artisanal devant son domicile avait détruit ses deux véhicules et endommagé un mur, sans faire de blessé. Trois hommes et une femme, âgés de 22 à 53 ans, sont accusés de détention et d’usage d’explosifs, de menaces et de dégradations, avec la circonstance aggravante de méthode mafieuse, selon l’ordonnance du juge des investigations préliminaires de Rome.
L’enquête, coordonnée par la Direction antimafia, a révélé que le commando aurait agi sur commande, contre rémunération, pour le compte de mandataires encore inconnus. Ces derniers auraient fourni des fonds, des cartes téléphoniques dédiées, une assistance juridique et planifié une éventuelle fuite à l’étranger. Les investigations ont croisé les images de vidéosurveillance, les données de téléphonie et l’analyse de l’explosif, composé de « gelatina da cava », un matériau obsolète mais très puissant. Une voiture de location, une Fiat 500 X, a été tracée depuis la Campanie jusqu’au lieu de l’attentat, et les téléphones des suspects ont suivi le même itinéraire.
Le juge a écarté l’accusation de massacre, estimant que la quantité d’explosif (200 à 400 grammes) et son emplacement visaient à intimider, non à tuer. Sigfrido Ranucci, qui vit sous protection policière depuis 2021, a remercié les enquêteurs et déclaré ne plus rien attendre de la Rai, son employeur, qui lui a refusé la prise en charge de ses frais de justice dans une autre affaire. Les partis d’opposition italiens ont salué les arrestations tout en appelant la Rai à soutenir le journaliste.
Les investigations se poursuivent pour identifier les commanditaires, tandis que les quatre suspects restent en détention provisoire ou assignés à résidence. L’attentat, survenu peu après l’annonce par Ranucci de nouveaux sujets d’enquête, a suscité l’inquiétude des organisations internationales de défense de la liberté de la presse, qui soulignent le recul de l’Italie dans les classements mondiaux.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 4 langues
L'arrestation de quatre suspects dans l'attentat contre Ranucci confirme la gravité de l'intimidation, mais le journaliste dénonce l'abandon de la Rai. Les partis d'opposition exigent que le diffuseur public prenne en charge les frais de justice dans l'affaire Cipriani, tandis que le juge d'instruction écarte la tentative de massacre mais retient la circonstance aggravante mafieuse.
Les autorités italiennes ont arrêté quatre suspects dans l'attentat à la bombe de type mafieux contre le journaliste d'investigation Sigfrido Ranucci, un rappel brutal des dangers auxquels sont confrontés les reporters qui défient le crime organisé. Le journaliste, qui vit sous protection policière, a fustigé la Rai pour son manque de soutien, alors que l'enquête s'oriente désormais vers l'identification des commanditaires.
Élargis ton regard
Négociations Iran-États-Unis à Doha : démentis et crispations autour du détroit d’Ormuz
14 langues · 75 sources
Depuis Economy & MarketsLa Russie, exportateur d’hydrocarbures, contrainte d’importer du carburant
1 langue · 9 sources
Depuis TechnologyWhatsApp introduit les noms d’utilisateur pour ne plus exposer les numéros de téléphone
9 langues · 28 sources