
Italie : deux sœurs disparues d’un foyer retrouvées cachées, la mère et deux proches arrêtés
Après quinze jours de recherches, les adolescentes ont été localisées dans un appartement familial à Formia ; le parquet de Sulmona évoque une séquestration orchestrée par l’entourage maternel.
Deux sœurs de 12 et 16 ans, disparues dans la nuit du 6 au 7 juin d’une maison d’accueil de Civitella Alfedena, dans les Abruzzes, ont été retrouvées le 21 juin au soir à Formia, dans la province de Latina. Selon les autorités italiennes, elles étaient cachées dans l’appartement d’une parente éloignée de la mère, une femme de 80 ans. La mère, Valentina D’Acunto, son compagnon Vincenzo Esposito et le grand-père maternel Marco D’Acunto ont été interpellés et placés en détention pour séquestration aggravée en concours ; la parente âgée est mise en examen sans privation de liberté.
Le procureur de la République de Sulmona, Luciano D’Angelo, a décrit les conditions de vie des mineures pendant ces deux semaines : confinées dans une pièce, volets baissés, sans possibilité de sortir, uniquement devant la télévision. Les enquêteurs, qui redoutaient d’affronter des délinquants, ont découvert une octogénaire. Le magistrat a précisé que les adolescentes « n’ont pas sauté de joie » à l’arrivée des carabiniers et que la plus jeune aurait déclaré vouloir rester avec sa mère. Les deux sœurs ont été confiées au maire de Minturno, leur commune d’origine, et placées dans une structure protégée avec un accompagnement psychologique.
La bascule de l’enquête est venue de l’analyse des télécommunications. D’après le parquet, la mère a passé un appel vidéo vers un numéro surveillé, lié à une carte SIM activée clandestinement à Naples peu avant la disparition. Ce contact, que le procureur attribue à un « besoin de contrôle » de la mère, a permis de localiser le lieu de détention. Les investigations s’appuient aussi sur les déclarations du petit ami de l’aînée, un jeune Égyptien de 18 ans, qui avait affirmé que les sœurs avaient été « emmenées par des proches dans un lieu secret ». Plusieurs sources médiatiques italiennes rapportent que la mère, par la voix de son avocat, avait exprimé quelques heures avant la découverte sa crainte que ses filles soient mortes – des propos désormais lus comme un possible dévoiement.
Des zones d’ombre demeurent. La justice italienne cherche à établir l’étendue du réseau familial impliqué et le rôle exact de chaque adulte. Les lettres écrites par les adolescentes à leur mère depuis le foyer, exprimant leur désir de retour, ainsi que l’absence de visites de la mère sur les lieux des recherches, figurent parmi les éléments examinés. Le père, Stefano Di Giacinto, engagé dans un long conflit parental, a publiquement accusé son ex-compagne d’avoir orchestré la disparition. L’enquête se poursuit pour séquestration de mineurs, sans qu’un tableau définitif des responsabilités n’ait encore été arrêté.
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La disparition des deux sœurs s'est révélée être un enlèvement orchestré par la mère, son compagnon et le grand-père, avec une manœuvre de diversion qui a fait craindre le pire. La communauté respire, mais reste choquée par un amour parental malade qui a piétiné toutes les règles. L'enquête se concentre désormais sur les responsabilités des adultes impliqués.
Deux sœurs disparues depuis quinze jours ont été retrouvées saines et sauves, et leur père évoque une nouvelle vie pleine de soleil. Les autorités ont arrêté la mère et d'autres proches pour enlèvement, mais l'attention reste centrée sur les retrouvailles et la sérénité future des filles.
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