
Israël : cinq Arabes tués en une journée dans une vague de violence criminelle
Une série d'explosions de voitures piégées et de fusillades a fait cinq morts dimanche, illustrant l'escalade de la criminalité au sein de la minorité arabe du pays.
Dimanche, cinq citoyens arabes d'Israël ont péri dans quatre incidents distincts, selon les autorités policières. À Jaffa, dans l'agglomération de Tel-Aviv, un homme d'une quarantaine d'années a été tué par l'explosion d'une charge dissimulée dans sa voiture, alors qu'il se rendait à l'école avec son fils de six ans, blessé dans l'attentat. À Holon, au sud de Tel-Aviv, une autre voiture piégée a coûté la vie à un homme, décédé à l'hôpital des suites de ses blessures. Deux fusillades ont également secoué des localités arabes du centre d'Israël : l'une à Taybeh, faisant un mort et un blessé, l'autre à Qalansawe, où deux hommes ont été abattus. Les services de secours du Magen David Adom ont confirmé ces bilans, largement relayés par les médias locaux.
La police privilégie la piste de règlements de comptes criminels. Elle a indiqué que la victime de Holon était connue pour son implication dans des conflits, et que les fusillades de Taybeh et Qalansawe résultaient apparemment de querelles familiales. À Jaffa, où le défunt, Iyad Ghrab, n'était pas connu des services de police, l'enquête piétine, mais le parquet évoque un « contexte criminel ». Ces événements nourrissent un sentiment d'insécurité dans les communautés arabes, qui dénoncent de longue date la lenteur des forces de l'ordre à poursuivre les auteurs de violences.
La minorité arabe d'Israël, qui représente près de 21 % de la population et se définit majoritairement comme palestinienne, subit une flambée de violence liée au crime organisé depuis plusieurs années. L'association israélienne Initiatives Abraham, qui promeut l'intégration et l'égalité, recense 142 morts violentes depuis janvier, soit une hausse de 11 % par rapport à la même période l'an dernier. En 2025, le nombre de victimes avait atteint un niveau record de 252. Des gangs, souvent armés et implantés localement, imposent des taxes de « protection » aux commerçants et aux habitants, et n'hésitent pas à tuer ceux qui résistent.
Les explications de cette épidémie sont multiples : prolifération des armes à feu, marginalisation économique d'une partie de la communauté arabe, faiblesse des programmes sociaux. Les autorités israéliennes, régulièrement accusées d'inaction, ont ouvert des enquêtes sur les quatre affaires de dimanche, mais aucune interpellation n'a été signalée dans l'immédiat. Ce bilan provisoire illustre la persistance d'un phénomène qui met en jeu, bien au-delà des faits divers, des questions de cohésion sociale et de gouvernance.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Iranian media describe the events as a failure of the Zionist regime, highlighting the panic and fear caused by the explosions. Terms like 'terror' are used, and it is emphasized that Israeli authorities have not yet provided explanations. The narrative underscores the weakness of Israel's internal security.
Arab media highlight violence against the Arab minority in Israel, describing the crimes as part of a wave of criminal violence and racketeering. They note the death toll of Arabs since the start of the year exceeding 140. The narrative focuses on the vulnerability of the Arab community and the authorities' failure to protect them.
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