Se connecter
Édition de 20:00 CETlundi 22 juin 2026
307 sources · 17 langues1241 briefings aujourd'hui
Dernière minute
La cuisine maison à l’heure d’Instagram : recettes sans frontières pour temps incertainsEmprunts génétiques, hyperparasites et espèces cachées : les nouvelles frontières de la biodiversitéWashington suspend les sanctions pétrolières contre l'Iran pour 60 jours en échange d'engagements sur le nucléaire et le détroit d'OrmuzInde : le réexamen médical NEET émaillé d’incidents et d’arrestationsCanicule en Europe : trois décès en France, records de chaleur et perturbations en sérieMessi seul au sommet : un 17e but en Coupe du monde pour effacer KlosePlafonnement des loyers, aides conditionnées : comment les États réagissent à la pression sur le logementCrise du carburant en Russie : Moscou interdit les reventes en ligne et poursuit des traders pour ententeLa cuisine maison à l’heure d’Instagram : recettes sans frontières pour temps incertainsEmprunts génétiques, hyperparasites et espèces cachées : les nouvelles frontières de la biodiversitéWashington suspend les sanctions pétrolières contre l'Iran pour 60 jours en échange d'engagements sur le nucléaire et le détroit d'OrmuzInde : le réexamen médical NEET émaillé d’incidents et d’arrestationsCanicule en Europe : trois décès en France, records de chaleur et perturbations en sérieMessi seul au sommet : un 17e but en Coupe du monde pour effacer KlosePlafonnement des loyers, aides conditionnées : comment les États réagissent à la pression sur le logementCrise du carburant en Russie : Moscou interdit les reventes en ligne et poursuit des traders pour entente
Justice & Droitmardi 16 juin 2026

Iran : deux manifestants de la révolte de janvier exécutés, la répression s’accélère malgré la trêve

Les autorités iraniennes ont pendu deux jeunes accusés de « guerre contre Dieu », premières exécutions de contestataires depuis l’accord de cessez-le-feu avec Washington, alors que le bilan semestriel dépasse 700 mises à mort.

L’Iran a exécuté, mardi 16 juin, Javad Zamani et Abolfazl Saedi, deux hommes arrêtés lors de la vague de protestations qui a secoué le pays en janvier 2026. Selon l’agence Mizan, organe officiel du pouvoir judiciaire, ils ont été condamnés pour « moharebeh » (guerre contre Dieu) et « efsad fil-arz » (corruption sur terre), des chefs d’accusation passibles de la peine capitale dans la jurisprudence islamique. Les autorités les présentent comme des « leaders armés d’une tentative de coup d’État » et les accusent d’avoir détruit des biens publics et privés, incendié des banques et retourné un véhicule de police lors des troubles à Shahroud, dans la province de Semnan. Cette double exécution est la première visant des manifestants depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, mettant fin à une guerre de quarante jours dont les contours restent flous mais qui a fourni au régime un prétexte supplémentaire pour criminaliser la dissidence interne.

Cette mise à mort s’inscrit dans une dynamique répressive d’une ampleur alarmante. La fondation Abdorrahman Boroumand, qui documente les violations des droits humains en Iran, a recensé 746 exécutions depuis le début de l’année 2026, dont 52 au cours des deux dernières semaines. Parmi elles, au moins 45 prisonniers politiques ou manifestants ont été pendus pour des motifs liés à la sécurité nationale, souvent sur la base d’« aveux » extorqués sous la torture, en violation flagrante du droit à un procès équitable. La campagne citoyenne des « Mardis sans exécution » dénonce, de son côté, plus de 177 pendaisons depuis le nouvel an iranien (21 mars) et met en garde contre des centaines de condamnations à mort prononcées en secret à l’encontre de détenus de droit commun, dans ce qu’elle qualifie de « tentative désespérée du régime pour contenir l’explosion de colère » d’une population écrasée par la misère économique et l’oppression.

L’inquiétude grandit pour d’autres prisonniers dont les sentences pourraient être appliquées de manière imminente. Amnesty International a alerté sur le transfert d’Ali Fattah et Mohammad Naghizadeh vers la prison de Qezel Hesar, à Karaj, un établissement tristement connu pour les exécutions. L’organisation exhorte Téhéran à suspendre immédiatement toute procédure, tandis que l’ONG Hengaw signale un risque accru pour Alireza Peyghambar. Ces détenus, arrêtés lors des mêmes manifestations, ont vu leurs condamnations confirmées par la Cour suprême, ce qui, dans le système judiciaire iranien, précède souvent de peu la mise à mort.

La concomitance de cette vague d’exécutions avec la fin des hostilités avec les États-Unis interroge. Le pouvoir judiciaire, contrôlé par les factions les plus intransigeantes du régime, semble utiliser la répression intérieure comme un levier pour resserrer son emprise au moment où l’appareil d’État pourrait apparaître fragilisé par un conflit extérieur. En qualifiant les manifestants de « forces d’infanterie de l’ennemi » et en liant leurs actes à un complot « américano-sioniste », Téhéran cherche à délégitimer toute contestation et à justifier une justice d’exception. Pour les observateurs européens et les chancelleries occidentales, cette stratégie risque de saper les timides espoirs de désescalade nés de la trêve, tout en alimentant un cycle de violence dont les premières victimes restent les citoyens iraniens.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

62%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse atlantique / anglosphèrePresse iranienne et apparentée
Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
AlarmeIndignationUrgence

En Iran, la série d'exécutions s'accélère : deux nouveaux manifestants ont été pendus à Shahroud, portant à au moins 45 le nombre d'exécutions politiques cette année. Des organisations de défense des droits humains ont documenté 746 exécutions en six mois, dont 52 au cours des deux dernières semaines, alors que le régime intensifie la répression dans un contexte de guerre et de contestation.

Presse iranienne et apparentée/ Régime
TriompheRevanchismePragmatisme

Le pouvoir judiciaire a annoncé l'exécution de deux chefs armés de la tentative de coup d'État de janvier 2026 à Shahroud. Condamnés pour moharebeh et efsad fel-arz, ils avaient attaqué des biens publics et conspiré contre la sécurité nationale, servant de fantassins de l'ennemi.

Articles liés

Lire plus
Dernières
La cuisine maison à l’heure d’Instagram : recettes sans frontières pour temps incertains·Emprunts génétiques, hyperparasites et espèces cachées : les nouvelles frontières de la biodiversité·Washington suspend les sanctions pétrolières contre l'Iran pour 60 jours en échange d'engagements sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz·Inde : le réexamen médical NEET émaillé d’incidents et d’arrestations·Canicule en Europe : trois décès en France, records de chaleur et perturbations en série·Messi seul au sommet : un 17e but en Coupe du monde pour effacer Klose·Plafonnement des loyers, aides conditionnées : comment les États réagissent à la pression sur le logement·Crise du carburant en Russie : Moscou interdit les reventes en ligne et poursuit des traders pour entente·La cuisine maison à l’heure d’Instagram : recettes sans frontières pour temps incertains·Emprunts génétiques, hyperparasites et espèces cachées : les nouvelles frontières de la biodiversité·Washington suspend les sanctions pétrolières contre l'Iran pour 60 jours en échange d'engagements sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz·Inde : le réexamen médical NEET émaillé d’incidents et d’arrestations·Canicule en Europe : trois décès en France, records de chaleur et perturbations en série·Messi seul au sommet : un 17e but en Coupe du monde pour effacer Klose·Plafonnement des loyers, aides conditionnées : comment les États réagissent à la pression sur le logement·Crise du carburant en Russie : Moscou interdit les reventes en ligne et poursuit des traders pour entente·
Màj 22:441 langue · 3 sources
3 sources|1 langue|3 min de lecture
mardi 16 juin 2026

Iran : deux manifestants de la révolte de janvier exécutés, la répression s’accélère malgré la trêve

Les autorités iraniennes ont pendu deux jeunes accusés de « guerre contre Dieu », premières exécutions de contestataires depuis l’accord de cessez-le-feu avec Washington, alors que le bilan semestriel dépasse 700 mises à mort.

L’Iran a exécuté, mardi 16 juin, Javad Zamani et Abolfazl Saedi, deux hommes arrêtés lors de la vague de protestations qui a secoué le pays en janvier 2026. Selon l’agence Mizan, organe officiel du pouvoir judiciaire, ils ont été condamnés pour « moharebeh » (guerre contre Dieu) et « efsad fil-arz » (corruption sur terre), des chefs d’accusation passibles de la peine capitale dans la jurisprudence islamique. Les autorités les présentent comme des « leaders armés d’une tentative de coup d’État » et les accusent d’avoir détruit des biens publics et privés, incendié des banques et retourné un véhicule de police lors des troubles à Shahroud, dans la province de Semnan. Cette double exécution est la première visant des manifestants depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, mettant fin à une guerre de quarante jours dont les contours restent flous mais qui a fourni au régime un prétexte supplémentaire pour criminaliser la dissidence interne.

Cette mise à mort s’inscrit dans une dynamique répressive d’une ampleur alarmante. La fondation Abdorrahman Boroumand, qui documente les violations des droits humains en Iran, a recensé 746 exécutions depuis le début de l’année 2026, dont 52 au cours des deux dernières semaines. Parmi elles, au moins 45 prisonniers politiques ou manifestants ont été pendus pour des motifs liés à la sécurité nationale, souvent sur la base d’« aveux » extorqués sous la torture, en violation flagrante du droit à un procès équitable. La campagne citoyenne des « Mardis sans exécution » dénonce, de son côté, plus de 177 pendaisons depuis le nouvel an iranien (21 mars) et met en garde contre des centaines de condamnations à mort prononcées en secret à l’encontre de détenus de droit commun, dans ce qu’elle qualifie de « tentative désespérée du régime pour contenir l’explosion de colère » d’une population écrasée par la misère économique et l’oppression.

L’inquiétude grandit pour d’autres prisonniers dont les sentences pourraient être appliquées de manière imminente. Amnesty International a alerté sur le transfert d’Ali Fattah et Mohammad Naghizadeh vers la prison de Qezel Hesar, à Karaj, un établissement tristement connu pour les exécutions. L’organisation exhorte Téhéran à suspendre immédiatement toute procédure, tandis que l’ONG Hengaw signale un risque accru pour Alireza Peyghambar. Ces détenus, arrêtés lors des mêmes manifestations, ont vu leurs condamnations confirmées par la Cour suprême, ce qui, dans le système judiciaire iranien, précède souvent de peu la mise à mort.

La concomitance de cette vague d’exécutions avec la fin des hostilités avec les États-Unis interroge. Le pouvoir judiciaire, contrôlé par les factions les plus intransigeantes du régime, semble utiliser la répression intérieure comme un levier pour resserrer son emprise au moment où l’appareil d’État pourrait apparaître fragilisé par un conflit extérieur. En qualifiant les manifestants de « forces d’infanterie de l’ennemi » et en liant leurs actes à un complot « américano-sioniste », Téhéran cherche à délégitimer toute contestation et à justifier une justice d’exception. Pour les observateurs européens et les chancelleries occidentales, cette stratégie risque de saper les timides espoirs de désescalade nés de la trêve, tout en alimentant un cycle de violence dont les premières victimes restent les citoyens iraniens.

Divergence des sources

Justice & Droit · 3 sources · 1 langue

62%Élevée

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable50%
Neutre25%
Critique25%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse atlantique / anglosphèrePresse iranienne et apparentée
Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
AlarmeIndignationUrgence

En Iran, la série d'exécutions s'accélère : deux nouveaux manifestants ont été pendus à Shahroud, portant à au moins 45 le nombre d'exécutions politiques cette année. Des organisations de défense des droits humains ont documenté 746 exécutions en six mois, dont 52 au cours des deux dernières semaines, alors que le régime intensifie la répression dans un contexte de guerre et de contestation.

Presse iranienne et apparentée/ Régime
TriompheRevanchismePragmatisme

Le pouvoir judiciaire a annoncé l'exécution de deux chefs armés de la tentative de coup d'État de janvier 2026 à Shahroud. Condamnés pour moharebeh et efsad fel-arz, ils avaient attaqué des biens publics et conspiré contre la sécurité nationale, servant de fantassins de l'ennemi.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 1 langue

Articles liés

Géopolitique et Politique

Washington suspend les sanctions pétrolières contre l'Iran pour 60 jours en échange d'engagements sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz

6 langues · 27 sources

Médias & Divertissement

Clive Davis, l’oreille d’or qui sculpta un demi-siècle de musique populaire

8 langues · 20 sources

Géopolitique et Politique

Inspecteurs de l’AIEA en Iran : Washington annonce un accord, Téhéran temporise

6 langues · 22 sources

Lire plus