Se connecter
Édition de 20:00 CETlundi 29 juin 2026
311 sources · 17 langues108 briefings aujourd'hui
Dernière minute
Économie & Marchéslundi 29 juin 2026

Immobilier : la remontée des taux et le conflit iranien figent les marchés mondiaux

De la France à l’Inde en passant par le Royaume-Uni et l’Australie, la hausse du coût du crédit et les incertitudes géopolitiques provoquent un net ralentissement des transactions et une érosion des prix.

En France, le marché immobilier subit un « véritable coup d’arrêt », selon les termes du président de la Fnaim, Loïc Cantin. Les données du réseau Century 21 pour le premier semestre 2026 confirment une contraction des volumes, avec une chute de 11 000 transactions en mars et avril par rapport à l’année précédente. La cause immédiate : le renchérissement du coût du crédit, lui-même alimenté par la remontée des obligations d’État à 10 ans, dont le taux a atteint 3,61 % le 29 juin. Cette tension obligataire est directement liée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui ravive les craintes inflationnistes et pousse les banques centrales à maintenir des conditions monétaires restrictives.

Le même choc se propage au Royaume-Uni, où la Banque d’Angleterre a enregistré en mai 56 205 approbations de prêts hypothécaires, soit le niveau le plus bas depuis décembre 2023 et une baisse de près de 10 000 unités par rapport à avril. Le crédit à la consommation a lui aussi décéléré, signe d’un attentisme accru des ménages. En Inde, les ventes de logements dans les sept principales métropoles ont reculé de 6 % au premier trimestre 2026, selon le cabinet Anarock, malgré un accord de paix intérimaire entre Washington et Téhéran. Les disparités régionales sont toutefois marquées : si Delhi, Mumbai ou Pune enregistrent des baisses sensibles, des villes comme Hyderabad, Bengaluru et Kolkata affichent une légère progression, portée par les pôles d’emploi technologiques et les corridors d’infrastructures.

En Australie, le ralentissement prend une forme particulière : les vendeurs retirent massivement leurs biens des enchères, jugeant les prix offerts insuffisants. À Sydney, le taux de retrait a grimpé à 39,5 % le dernier week-end de juin, contre moins de 10 % en janvier, selon Domain. Melbourne connaît une dynamique similaire, quoique moins spectaculaire. Les acheteurs, confrontés à la hausse des taux et aux modifications de la fiscalité sur les plus-values et l’amortissement négatif, adoptent une posture opportuniste, tandis que les propriétaires peinent à accepter la correction des valorisations. Le Premier ministre Anthony Albanese a défendu ces réformes budgétaires, estimant qu’elles rendraient le système « plus équitable » et que les prix continueraient d’augmenter, mais à un rythme moindre, selon les estimations du Trésor.

L’attention se porte désormais sur la trajectoire des taux directeurs. La Banque centrale européenne, qui doit évaluer la persistance des pressions inflationnistes liées au conflit, et la Réserve fédérale américaine tiendront leurs prochaines réunions dans les semaines à venir. Par ailleurs, la solidité de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran sera déterminante pour apaiser les marchés obligataires. En France, les professionnels anticipent une année 2026 très en deçà de l’éclaircie observée en 2025, où les ventes avaient frôlé les 950 000 unités. Les chiffres définitifs du deuxième trimestre, attendus à l’automne, permettront de mesurer l’ampleur réelle du retournement.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

28%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse européenne continentalePresse indienne et sud-asiatique
Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
AlarmePragmatisme

Le marché immobilier est sonné par la nouvelle flambée du coût du crédit, qui érode le pouvoir d'achat des ménages. Les ventes se contractent et les prix baissent, rendant l'éclaircie de 2025 bien lointaine. Le marché est pratiquement gelé, les acheteurs potentiels battant en retraite.

Presse indienne et sud-asiatique
DétachementPragmatisme

Les ventes de logements dans les grandes villes indiennes ont chuté de 6 % au premier trimestre 2026, l'incertitude économique et le conflit au Moyen-Orient pesant sur la demande. Malgré un accord de paix provisoire, les répliques de la guerre et les taux d'intérêt élevés continuent de miner la confiance des acheteurs, même si les prix moyens ont légèrement augmenté.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
Les lunettes noires de Macron, entre protocole et persiflage·Fret aérien : une croissance mondiale de 6 % en mai, portée par les exportations latino-américaines et les tensions commerciales·Salvador : Nayib Bukele verrouille la voie vers un troisième mandat jusqu’en 2033·Ankara exige son intégration dans la défense européenne à l’approche du sommet de l’OTAN·Daveigh Chase, voix de Lilo et visage de Samara, fauchée par le sida à 35 ans·Irak : Bagdad fixe au 30 septembre la date butoir pour le désarmement des milices pro-Iran·Portugal se qualifie dans la douleur, Ronaldo cristallise les récits intimes et planétaires·Le procès fédéral de Luigi Mangione reporté à janvier 2027 pour éviter un conflit de calendrier judiciaire·Les lunettes noires de Macron, entre protocole et persiflage·Fret aérien : une croissance mondiale de 6 % en mai, portée par les exportations latino-américaines et les tensions commerciales·Salvador : Nayib Bukele verrouille la voie vers un troisième mandat jusqu’en 2033·Ankara exige son intégration dans la défense européenne à l’approche du sommet de l’OTAN·Daveigh Chase, voix de Lilo et visage de Samara, fauchée par le sida à 35 ans·Irak : Bagdad fixe au 30 septembre la date butoir pour le désarmement des milices pro-Iran·Portugal se qualifie dans la douleur, Ronaldo cristallise les récits intimes et planétaires·Le procès fédéral de Luigi Mangione reporté à janvier 2027 pour éviter un conflit de calendrier judiciaire·
Màj 21:222 langues · 6 sources
PrécédentÉconomie & MarchésSuivant
6 sources|2 langues|3 min de lecture
lundi 29 juin 2026

Immobilier : la remontée des taux et le conflit iranien figent les marchés mondiaux

De la France à l’Inde en passant par le Royaume-Uni et l’Australie, la hausse du coût du crédit et les incertitudes géopolitiques provoquent un net ralentissement des transactions et une érosion des prix.

En France, le marché immobilier subit un « véritable coup d’arrêt », selon les termes du président de la Fnaim, Loïc Cantin. Les données du réseau Century 21 pour le premier semestre 2026 confirment une contraction des volumes, avec une chute de 11 000 transactions en mars et avril par rapport à l’année précédente. La cause immédiate : le renchérissement du coût du crédit, lui-même alimenté par la remontée des obligations d’État à 10 ans, dont le taux a atteint 3,61 % le 29 juin. Cette tension obligataire est directement liée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui ravive les craintes inflationnistes et pousse les banques centrales à maintenir des conditions monétaires restrictives.

Le même choc se propage au Royaume-Uni, où la Banque d’Angleterre a enregistré en mai 56 205 approbations de prêts hypothécaires, soit le niveau le plus bas depuis décembre 2023 et une baisse de près de 10 000 unités par rapport à avril. Le crédit à la consommation a lui aussi décéléré, signe d’un attentisme accru des ménages. En Inde, les ventes de logements dans les sept principales métropoles ont reculé de 6 % au premier trimestre 2026, selon le cabinet Anarock, malgré un accord de paix intérimaire entre Washington et Téhéran. Les disparités régionales sont toutefois marquées : si Delhi, Mumbai ou Pune enregistrent des baisses sensibles, des villes comme Hyderabad, Bengaluru et Kolkata affichent une légère progression, portée par les pôles d’emploi technologiques et les corridors d’infrastructures.

En Australie, le ralentissement prend une forme particulière : les vendeurs retirent massivement leurs biens des enchères, jugeant les prix offerts insuffisants. À Sydney, le taux de retrait a grimpé à 39,5 % le dernier week-end de juin, contre moins de 10 % en janvier, selon Domain. Melbourne connaît une dynamique similaire, quoique moins spectaculaire. Les acheteurs, confrontés à la hausse des taux et aux modifications de la fiscalité sur les plus-values et l’amortissement négatif, adoptent une posture opportuniste, tandis que les propriétaires peinent à accepter la correction des valorisations. Le Premier ministre Anthony Albanese a défendu ces réformes budgétaires, estimant qu’elles rendraient le système « plus équitable » et que les prix continueraient d’augmenter, mais à un rythme moindre, selon les estimations du Trésor.

L’attention se porte désormais sur la trajectoire des taux directeurs. La Banque centrale européenne, qui doit évaluer la persistance des pressions inflationnistes liées au conflit, et la Réserve fédérale américaine tiendront leurs prochaines réunions dans les semaines à venir. Par ailleurs, la solidité de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran sera déterminante pour apaiser les marchés obligataires. En France, les professionnels anticipent une année 2026 très en deçà de l’éclaircie observée en 2025, où les ventes avaient frôlé les 950 000 unités. Les chiffres définitifs du deuxième trimestre, attendus à l’automne, permettront de mesurer l’ampleur réelle du retournement.

Divergence des sources

Économie & Marchés · 6 sources · 2 langues

28%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Neutre17%
Critique83%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 2 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse européenne continentalePresse indienne et sud-asiatique
Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
AlarmePragmatisme

Le marché immobilier est sonné par la nouvelle flambée du coût du crédit, qui érode le pouvoir d'achat des ménages. Les ventes se contractent et les prix baissent, rendant l'éclaircie de 2025 bien lointaine. Le marché est pratiquement gelé, les acheteurs potentiels battant en retraite.

Presse indienne et sud-asiatique
DétachementPragmatisme

Les ventes de logements dans les grandes villes indiennes ont chuté de 6 % au premier trimestre 2026, l'incertitude économique et le conflit au Moyen-Orient pesant sur la demande. Malgré un accord de paix provisoire, les répliques de la guerre et les taux d'intérêt élevés continuent de miner la confiance des acheteurs, même si les prix moyens ont légèrement augmenté.

Cette actualité est parue dans

6 sources · 2 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Trump annonce des pourparlers avec l’Iran à Doha, Téhéran dément toute rencontre directe

9 langues · 40 sources

Depuis Technology

WhatsApp introduit les noms d’utilisateur pour dissocier messagerie et numéro de téléphone

7 langues · 28 sources

Depuis Science & Health

L'épidémie d'Ebola Bundibugyo gagne une quatrième province congolaise et atteint l'Europe

5 langues · 13 sources

Lire plus