
Grève partielle chez Hyundai Motor : les salariés sud-coréens réclament une part des bénéfices
Un mouvement de débrayage de trois jours perturbe la production du premier constructeur automobile sud-coréen, sur fond de revendications salariales et d’inquiétudes face à l’automatisation.
Les chaînes de montage de Hyundai Motor tournent au ralenti depuis lundi 13 juillet, après l’échec des négociations salariales entre la direction et le puissant syndicat du constructeur. Le débrayage partiel – deux heures par vacation, soit quatre heures d’arrêt quotidien jusqu’à mercredi – devrait entraîner une perte de production estimée à 200 milliards de wons (environ 132 millions de dollars), selon le quotidien économique Maeil Business Newspaper. Cette action, qui mobilise également les services commerciaux et le centre de recherche de Namyang, marque un durcissement du dialogue social dans un groupe qui a quitté le marché russe l’an dernier et doit désormais défendre ses marges sur d’autres fronts.
Le cœur du conflit porte sur la redistribution des résultats. Le syndicat exige que les primes soient indexées à hauteur de 30 % du bénéfice net consolidé de l’exercice précédent, une revendication ravivée par la progression de 30 % de ce bénéfice l’an dernier. La direction, elle, propose une augmentation du salaire de base de 89 000 wons par mois, une prime de performance équivalant à 350 % du salaire mensuel assortie de 10 millions de wons, ainsi que 15 actions de l’entreprise. L’écart reste considérable avec les demandes syndicales : 149 600 wons d’augmentation du salaire de base, une prime de 800 % et le relèvement de l’âge de la retraite. Les médias russes soulignent que les récentes primes colossales versées par Samsung Electronics et SK Hynix à leurs salariés du secteur des semi-conducteurs ont renforcé la détermination des ouvriers de l’automobile.
Au-delà des salaires, la crainte de l’automatisation pèse sur les discussions. Hyundai prévoit de déployer des robots humanoïdes, tel le modèle Atlas, dans ses usines américaines dès 2028, et les analystes estiment qu’il ne s’agit que d’une question de temps avant que ces technologies n’arrivent sur les sites coréens. Le syndicat réclame des garanties sur la sécurité de l’emploi face à l’intelligence artificielle et à la robotisation, un thème qui résonne bien au-delà de la péninsule coréenne, alors que les constructeurs européens sont eux aussi confrontés à la transformation de l’appareil productif.
La direction, par la voix du vice-président exécutif Choi Yeong-il, a exprimé ses « profonds regrets » et mis en garde contre une perturbation de la production au moment où le groupe s’apprête à lancer de nouveaux modèles au second semestre. Le syndicat, qui a déjà organisé des sit-in nocturnes, doit se prononcer mercredi sur d’éventuelles actions supplémentaires à l’issue de ce mouvement de trois jours.
| Presse russe et CEI | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
La Russie présente la grève comme une punition pour la décision de Hyundai de quitter le marché russe.
Relie la grève à la sortie de Hyundai de Russie, suggérant un lien de causalité implicite.
Ne mentionne pas la demande de prolongation de l'âge de la retraite, qui apparaît dans d'autres couvertures.
Le syndicat présente ses demandes directement, sans commentaire.
Rapporte les faits de manière équilibrée, citant les demandes du syndicat et le calendrier.
Ne mentionne pas le contexte géopolitique du retrait de Hyundai de Russie, contrairement à la couverture russe.
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