
Greffe pulmonaire pour la princesse héritière norvégienne : la fibrose idiopathique, un mal rare sous les projecteurs
L’opération réussie de Mette-Marit met en lumière les espoirs et les défis de la transplantation, de la Scandinavie au Maroc.
Le 17 juin 2026, la princesse héritière de Norvège, Mette-Marit, 52 ans, a reçu une greffe des deux poumons dans un hôpital d’Oslo. L’intervention, qualifiée de réussie par la maison royale, intervient après une aggravation brutale de la fibrose pulmonaire diagnostiquée en 2018. Contrainte depuis plusieurs mois à l’oxygénothérapie, la princesse avait été placée sur liste d’attente en juin, son état s’étant dégradé plus vite que prévu. L’annonce de cette opération a suscité une vive émotion dans le royaume, où la princesse, épouse du prince héritier Haakon, jouit d’une popularité en demi-teinte en raison de scandales récents.
La fibrose pulmonaire idiopathique, dont souffre Mette-Marit, demeure une maladie rare et souvent incurable. Comme l’expliquent les milieux médicaux brésiliens, elle se caractérise par une cicatrisation progressive du tissu pulmonaire, qui devient rigide et entrave les échanges gazeux. L’essoufflement et la toux sèche s’aggravent inexorablement. Si certaines formes sont liées au tabagisme, à des expositions professionnelles ou à des maladies auto-immunes, la cause reste indéterminée dans la plupart des cas. Lorsque les traitements médicamenteux ne suffisent plus, la transplantation constitue l’unique issue – un parcours complexe jalonné d’incertitudes, comme en témoignent des patients suédois et finlandais ayant attendu plusieurs mois, voire subi des annulations pour cause d’organe infecté ou de suspicion de cancer.
En Scandinavie, le système de don d’organes repose sur un registre volontaire. L’annonce, en décembre 2025, de l’entrée imminente de la princesse sur liste d’attente avait provoqué un bond des inscriptions : près de 930 le lendemain, soit dix fois plus que la normale, puis plus d’un millier le dimanche suivant. Ce phénomène illustre la sensibilité nordique à la question, mais aussi l’effet mobilisateur des personnalités publiques. Dans un tout autre contexte, au Maroc, la jeune Salma, dont l’histoire a ému le royaume, a bénéficié d’une prise en charge directe du roi Mohammed VI. Transférée à Paris à la mi-mai, elle attend toujours un donneur compatible – une attente qui souligne la complexité de l’appariement immunologique et la rareté des organes viables.
Si la transplantation offre une seconde chance, elle impose un suivi médical lourd et un risque permanent de rejet ou d’infection. Les premiers mois post-opératoires sont décisifs. En Norvège, l’intervention réussie de la princesse a été saluée par la reine Sonja, qui a parlé à la télévision publique d’un résultat « fantastique ». Reste que la convalescence s’annonce longue dans un climat social alourdi par les polémiques : 44 % des Norvégiens estimaient en janvier que Mette-Marit n’était pas digne de devenir reine, après la révélation de ses liens épistolaires avec le criminel Jeffrey Epstein et les déboires judiciaires de son fils aîné. La sortie de l’hôpital et la réapparition publique de la princesse seront observées de près, tant pour sa santé que pour l’image de la monarchie.
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