
Entraînements secrets en Chine et tractations Poutine-Loukachenko : l’Europe face à un axe Moscou-Pékin-Minsk
Des documents confidentiels révèlent une formation militaire chinoise pour les forces russes, tandis que des pourparlers discrets entre Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko alimentent les spéculations sur le rôle de la Biélorussie dans la guerre en Ukraine.
La divulgation par Reuters de documents internes russes et les déclarations de responsables européens confirment que la Chine a dispensé, fin 2025, des entraînements militaires secrets à environ 200 soldats russes, dont certains ont ensuite rejoint le front ukrainien. Approuvée personnellement par le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, cette coopération a impliqué au moins quatre généraux des deux pays et portait notamment sur la protection radiologique, chimique et biologique. Parallèlement, les 26 et 27 juin, Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko ont tenu dans la résidence présidentielle de Valdaï des discussions qualifiées de « très secrètes » par les analystes ukrainiens, sans qu’aucune déclaration ni image ne soit diffusée, une première dans l’histoire de leurs rencontres.
Selon des sources européennes, la participation de hauts gradés à ces formations souligne l’importance stratégique que Moscou et Pékin accordent à leur rapprochement, en dépit de la neutralité affichée par la Chine dans le conflit. Les autorités chinoises ont rejeté ces informations, les qualifiant d’« allégations sans fondement », tandis que le Kremlin dénonce une « fausse information » occidentale. De leur côté, des analystes ukrainiens estiment que les entretiens Poutine-Loukachenko ont buté sur une demande russe d’engagement plus actif de la Biélorussie – mise à disposition de son territoire pour une nouvelle offensive ou déploiement de saboteurs – que Minsk aurait refusée, comme elle l’avait déjà fait pour la réactivation de tours de communication pour drones.
L’examen des documents russes montre que les cours, dispensés à Pékin et Nankin, incluaient l’étude de maquettes de réacteurs nucléaires, la reconnaissance chimique et la protection des systèmes de ventilation contre la contamination. Un responsable européen a souligné le caractère sensible de ces thématiques, qui dépassent le simple transfert de savoir-faire tactique. Les rapports internes russes saluent le niveau technique des instructeurs chinois mais pointent leur manque d’expérience du combat, la Chine n’ayant pas mené de guerre depuis plusieurs décennies, alors que la Russie accumule un savoir-faire opérationnel en Ukraine. Cette asymétrie nourrit, selon des capitales européennes, un échange où Pékin offre des compétences technologiques et Moscou un retour d’expérience du champ de bataille.
La séquence s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et la Chine, déjà visée par des sanctions contre des entreprises accusées de soutenir l’effort de guerre russe. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé le 15 juin que Bruxelles avait vérifié par ses propres canaux la réalité de ces entraînements et évalue désormais leurs implications. Le débat au sein des Vingt-Sept porte sur l’opportunité de mesures additionnelles, alors que les relations commerciales avec Pékin restent un facteur déterminant. Le dossier est désormais entre les mains des institutions européennes, qui doivent décider si la coopération militaro-technique sino-russe justifie une révision de leur approche vis-à-vis de la Chine, présentée par Mme Kallas comme un « facteur décisif permettant la guerre russe ».
| Presse israélienne | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | +0.40 | aligned |
Israël prévient que les manœuvres secrètes de la Russie avec la Chine et la Biélorussie sont une menace directe pour la sécurité internationale et doivent être traitées avec vigilance.
Le récit sécurise l'histoire en la liant à une agression potentielle et à une déstabilisation régionale, exigeant une réponse.
Les États du Golfe évaluent la diplomatie non publique de la Russie en mettant l'accent sur la stabilité économique et la sécurité énergétique, évitant un langage alarmiste.
En mettant l'accent sur le pragmatisme économique, le récit minimise les tensions géopolitiques et privilégie la continuité des affaires.
L'Iran célèbre la diplomatie secrète de la Russie comme une victoire pour la multipolarité et un coup porté à l'unilatéralisme mené par les États-Unis.
Le récit utilise un langage triomphaliste pour présenter le secret comme un signe de force et d'autonomie stratégique.
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