
Enfants palestiniens pris pour cible : les constats convergents de l’ONU et d’une ONG israélienne
Un rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés et une enquête de l’organisation israélienne B’Tselem documentent, séparément, des tirs délibérés contre des mineurs et une impunité quasi totale.
La commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU sur le territoire palestinien occupé a publié un rapport concluant qu’il existe des « motifs raisonnables de croire » que des enfants palestiniens ont été délibérément visés par les forces israéliennes à Gaza depuis octobre 2023. Le document recense plus de 20 000 mineurs tués et 44 000 blessés, une échelle qualifiée d’« inédite » dans les conflits modernes. Il s’appuie sur des preuves médico-légales et des témoignages de médecins en mission, évoquant des tirs de sniper ou de drone à la tête ou au torse, y compris sur des enfants en train d’évacuer. La commission, créée en 2021 par le Conseil des droits de l’homme, souligne également des attaques systématiques contre des hôpitaux et des écoles, ainsi que des détentions arbitraires et des actes de torture sur des mineurs.
Parallèlement, l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a rendu publique une enquête sur la mort de 235 enfants et adolescents palestiniens en Cisjordanie occupée depuis le 7 octobre 2023, dont 54 pour la seule année 2025. L’ONG dénonce une « absence quasi totale de responsabilité » et y voit le résultat d’une politique israélienne élargissant les circonstances dans lesquelles les soldats sont autorisés à ouvrir le feu. La directrice exécutive de B’Tselem, Yuli Novak, parle d’un « permis de tuer » de fait. L’armée israélienne rejette ces accusations, affirmant ne pas cibler délibérément des civils et assurant que chaque allégation fait l’objet d’un examen. Elle avance que 96 % des Palestiniens tués en Cisjordanie en 2023-2024 étaient impliqués dans des activités terroristes, un chiffre contesté par B’Tselem, qui indique n’avoir trouvé aucune preuve que les mineurs tués en 2025 représentaient une menace.
Dans un autre volet, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné avec une vigueur inhabituelle l’accélération de la colonisation israélienne en Cisjordanie, dénoncée comme une violation flagrante du droit international. Son rapport trimestriel, présenté au Conseil de sécurité, met en garde contre le projet de construction dans la zone E1, qui « diviserait effectivement la Cisjordanie en deux parties » et constituerait une « menace existentielle pour la solution à deux États ». Il relève que les violences des colons, les restrictions d’accès et les démolitions ont provoqué la plus grave crise de déplacement en Cisjordanie depuis 1967. Cinq membres européens du Conseil de sécurité – France, Royaume-Uni, Grèce, Lettonie et Danemark – ont exigé l’arrêt de l’expansion des colonies et des enquêtes sur les violences imputées aux forces israéliennes.
Le gouvernement israélien a rejeté le rapport de la commission d’enquête onusienne, qu’il accuse de partialité, et n’a pas répondu à ses demandes d’information. Les autorités palestiniennes et le ministère de la Santé de Gaza ont en revanche coopéré. Sur le plan judiciaire, le rapport de l’ONU ne possède pas de force contraignante mais vient enrichir un dossier documentaire susceptible d’être utilisé par des juridictions internationales. La commission a pour mandat de conserver les preuves en vue de futures procédures. Le Conseil de sécurité a tenu une séance spéciale sur la situation au Moyen-Orient, au cours de laquelle le coordinateur spécial adjoint de l’ONU a réitéré l’appel à un cessez-le-feu durable et à l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire. Les prochaines étapes incluent le suivi de ces rapports par les mécanismes onusiens et d’éventuelles saisines de la Cour pénale internationale.
| Presse du Golfe arabe | −0.60 | critical |
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| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.40 | critical |
Palestine denounces the settlement plan as a war crime, calling for international intervention.
International law language is used to turn a political dispute into a legal violation, making moral condemnation inevitable.
Israeli security concerns and the context of Palestinian attacks that might justify the measures are omitted.
Iran responds with cyber attacks to Israeli aggression, showing the war is widening.
Escalation is presented as a symmetrical and inevitable reaction, legitimizing Iranian actions as countermeasures.
The proportionality of the attacks and Israeli civilian victims of cyber attacks are not discussed.
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