
EasyJet accepte le principe d’un rachat par Castlelake pour 5,2 milliards de livres
Après avoir rejeté quatre offres, le conseil d’EasyJet se dit prêt à recommander la proposition de 6,90 livres par action, sous réserve d’une offre ferme d’ici le 3 août.
Le conseil d’administration d’EasyJet a annoncé dimanche un accord de principe sur les termes financiers d’une cinquième offre de rachat déposée par le fonds d’investissement américain Castlelake. La proposition, à 6,90 livres sterling par action en numéraire, valorise la compagnie aérienne britannique à environ 5,2 milliards de livres (6,9 milliards de dollars). Le conseil s’est déclaré « disposé à recommander » l’offre aux actionnaires si une intention ferme est déposée d’ici le 3 août, nouveau délai butoir convenu entre les parties.
Cette ouverture marque un tournant après des mois de négociations tendues. EasyJet avait qualifié les précédentes propositions — allant de 5,60 à 6,50 livres par action — d’« hautement opportunistes », accusant Castlelake de vouloir acquérir l’entreprise « au rabais » dans un contexte de cours déprimé. La flambée des prix du kérosène, conséquence directe du conflit impliquant l’Iran, a en effet plombé les résultats du transporteur, qui a enregistré des pertes au premier semestre et une baisse des réservations estivales. De son côté, le fonds américain déplorait le manque de volonté du conseil à engager un dialogue constructif, allant jusqu’à porter son offre directement aux actionnaires. La position d’EasyJet a évolué le 25 juin, lorsqu’elle a accordé un accès limité à ses informations commerciales, ouvrant la voie à une proposition améliorée.
L’opération se heurte à un obstacle réglementaire de taille : la réglementation européenne exige que les compagnies aériennes opérant dans l’Union soient détenues et contrôlées majoritairement par des ressortissants européens. Castlelake, entité américaine, ne peut donc acquérir le contrôle total. Le fonds s’est associé à Mark Breen et Peter Bellew, ancien cadre d’EasyJet parti abruptement en 2022, pour structurer une participation conforme. Les actifs les plus convoités restent la flotte moderne d’Airbus A320, les créneaux de décollage et d’atterrissage à Londres, Milan et Genève, ainsi que les centaines de commandes d’appareils. La famille du fondateur Stelios Haji-Ioannou demeure le premier actionnaire avec 15,3 % du capital.
Présent dans le leasing aéronautique avec une flotte de 375 avions loués à des compagnies comme Etihad ou Qantas, Castlelake gère environ 38 milliards de dollars d’actifs. Le fonds a indiqué soutenir le programme de modernisation de la flotte d’EasyJet, qu’il juge central pour la compétitivité à long terme. Il avait déjà pris une participation de 32 % dans la compagnie scandinave SAS en 2023, depuis en cours de rachat par Air France-KLM. L’offre sur EasyJet, si elle aboutit, retirerait de la cote une valeur introduite en Bourse en 2000 à 310 pence, et dont le titre a clôturé vendredi à 558 pence, loin de son pic historique de 1 584 pence atteint en 2007.
La prochaine échéance est désormais fixée au 3 août à 17 heures, heure de Londres. Castlelake devra alors soit annoncer une offre ferme, soit renoncer. Même en cas d’annonce, l’opération resterait soumise aux approbations réglementaires et au vote des actionnaires. Aucune certitude n’existe quant à l’aboutissement du processus, les deux parties ayant souligné que les conditions suspensives pourraient ne pas être levées.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | +0.10 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
EasyJet only agreed after rejecting four 'opportunistic' offers, and now the US fund manages to buy at a price the airline itself had called undervalued.
The narrative focuses on EasyJet's statements against previous offers, creating the impression that the deal was hard-won and that the final price is still questionable.
It does not mention Castlelake's pre-existing 2.14% stake in EasyJet, which could indicate a long-term interest rather than pure opportunism.
Fund Castlelake finally succeeded after four attempts, and EasyJet recognizes the value of the offer, accepting a deal that values the company as it deserves.
The narrative emphasizes the progression of offers and the fund's determination, presenting the deal as a happy ending after lengthy negotiations, without dwelling on EasyJet's initial criticisms.
It does not report the accusations of 'opportunism' and 'bargain price' that EasyJet had made in earlier stages, present in other blocs.
The agreement is a step forward in negotiations, with EasyJet's board ready to recommend the offer to shareholders, subject to due diligence.
The report simply lists facts and figures, without adding judgments or emotional emphasis, presenting the deal as a normal business transaction.
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