
Désinflation alimentaire en Suède, contraction manufacturière en Égypte : les économies émergentes et avancées face à des dynamiques opposées en juin
Tandis que la Suède et le Brésil enregistrent un repli des prix, le Bangladesh et l’Égypte voient leur activité non pétrolière ralentir ou se contracter, illustrant la fragmentation des trajectoires économiques mondiales.
Les prix alimentaires dans la grande distribution suédoise ont poursuivi leur repli en juin, reculant de 0,2 % par rapport à mai, ce qui porte la baisse à 6 % depuis le début de l’année et à 5,6 % sur un an. Ce mouvement, documenté par les relevés de prix de détail, s’explique en grande partie par la réduction du taux de TVA entrée en vigueur le 1er avril, mais aussi par une pression maintenue sur les fournisseurs pour contenir les hausses. Au Brésil, l’indice général des prix IGP-DI a chuté de 0,79 % en juin, après une progression de 0,80 % en mai, sous l’effet d’un net repli des matières premières brutes (-3,19 %) et d’un ralentissement des prix à la consommation, notamment dans l’alimentation et l’habillement.
À l’inverse, plusieurs économies émergentes ont vu leur dynamique d’activité s’essouffler. Au Bangladesh, l’indice PMI manufacturier est passé de 62,8 en mai à 52,9 en juin, restant au-dessus du seuil de 50 qui sépare expansion et contraction, mais signalant un net ralentissement attribué aux longs congés de l’Aïd, au début de la mousson et à une demande post-festive atone. L’agriculture et les services continuent de croître, quoique plus lentement, tandis que l’industrie et la construction sont retombées en contraction. En Égypte, la situation est plus préoccupante : le PMI non pétrolier a plongé à 46,0, son plus bas niveau depuis janvier 2023, sous l’effet conjugué de contraintes de liquidité, de pénuries de matières premières et de perturbations logistiques liées au conflit au Moyen-Orient.
Ces évolutions divergentes reflètent des mécanismes distincts. En Suède, la baisse de la TVA constitue un choc d’offre ponctuel qui se répercute directement sur les prix affichés, tandis que la grande distribution exerce une discipline tarifaire sur ses fournisseurs. Au Brésil, le recul de l’IGP-DI est tiré par les matières premières, dont les prix sont sensibles à la demande mondiale et aux conditions climatiques ; la composante « biens intermédiaires » hors carburants a même légèrement baissé, suggérant une atténuation des pressions dans les chaînes de production. Au Bangladesh, le ralentissement est largement saisonnier et post-festif, mais la contraction du secteur manufacturier et de la construction pourrait peser sur l’emploi si elle se prolonge. En Égypte, la dégradation est plus structurelle : près de 27 % des entreprises interrogées font état d’une baisse des ventes, et la confiance, bien que toujours positive, s’érode face aux incertitudes régionales.
Les conséquences pour les agents économiques sont contrastées. Les consommateurs suédois bénéficient d’un allègement réel de leur panier, même si le prix de la viande bovine continue d’augmenter. Au Brésil, la baisse de l’indice général masque une hausse persistante des coûts de la construction, portée par la main-d’œuvre (+1,15 %), ce qui pourrait alimenter les prix de l’immobilier. En Égypte, les entreprises réduisent leurs effectifs et leur production, tandis que les coûts des intrants restent élevés, comprimant les marges. Les prochaines décisions de politique monétaire, notamment celles des banques centrales suédoise, brésilienne et égyptienne, seront scrutées à l’aune de ces indicateurs, de même que les prochaines publications d’indices PMI et d’inflation, qui permettront de confirmer ou d’infirmer ces tendances.
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | −0.40 | critical |
Sweden celebrates falling food prices as a success of fiscal policy, benefiting households.
The mechanism isolates the positive deflation data from the global context, presenting it as a virtuous national outcome.
The article omits comparison with contraction in Egypt and deflation in Brazil, which might suggest a more complex global trend.
Brazil frames the monthly deflation as a normal statistical adjustment, without alarm.
The mechanism normalizes the negative figure by comparing it to expectations and the annual context, dampening any potential concern.
The article omits comparison with contraction in Egypt and deflation in Sweden, which might suggest a global trend.
Egypt is portrayed as suffering a prolonged crisis, with the private sector in distress.
The mechanism emphasizes the duration and depth of the decline, using the multi-year low comparison to amplify the sense of urgency.
The article omits the context of deflation in Sweden and Brazil, which might offer a less gloomy global picture.
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