
Cuba : troisième panne électrique nationale en dix jours, le blocus pétrolier américain en cause
L'île caribéenne, asphyxiée par les sanctions énergétiques de Washington, voit son réseau s'effondrer pour la troisième fois en juillet, aggravant une crise économique et sociale déjà profonde.
Le 14 juillet, Cuba a subi son troisième black-out national en moins de dix jours, laissant ses 10 millions d'habitants sans électricité après une « déconnexion totale du système électrique national » survenue à 11 h 05 locales. Il s'agit du cinquième effondrement du réseau depuis le début de l'année, un rythme inédit qui illustre la vulnérabilité extrême d'une infrastructure énergétique vieillissante, désormais privée de ses approvisionnements habituels en combustible.
La cause immédiate de cette série de pannes est le blocus pétrolier imposé en janvier par l'administration Trump, qui a interrompu les livraisons en provenance du Venezuela et du Mexique, principaux fournisseurs de l'île. Selon des analyses relayées dans la presse latino-américaine et européenne, les sept centrales thermoélectriques cubaines, dont l'âge moyen dépasse quarante ans, ne peuvent plus fonctionner de manière stable sans un apport régulier de brut et de diesel. Un unique pétrolier russe, autorisé par Washington, a accosté en mars, mais ses réserves sont aujourd'hui épuisées, et les générateurs de secours restent inopérants faute de carburant.
Au-delà de l'asphyxie énergétique, la Maison-Blanche a annoncé le 13 juillet une nouvelle salve de sanctions visant le ministère du Tourisme et neuf entités étatiques, dont des sociétés d'import-export de combustibles et des groupes de transport maritime. Pour les États-Unis, il s'agit d'assécher les sources de financement d'un « régime communiste » qu'ils jugent menaçant pour leur sécurité nationale. La Havane dénonce de son côté une « guerre économique » et un « blocus génocidaire », tandis que les capitales européennes observent avec inquiétude l'aggravation d'une crise humanitaire aux portes du continent américain.
Les conséquences sociales sont immédiates : dans les quartiers de La Havane, les coupures dépassent parfois trente heures consécutives, provoquant des protestations sporadiques et des concerts de casseroles. Le secteur touristique, longtemps prioritaire, s'effondre : la fréquentation a chuté de 58 % sur les cinq premiers mois de 2026 par rapport à l'année précédente, et le taux d'occupation hôtelière est tombé sous les 13 % au premier trimestre. Plusieurs entreprises étrangères ont suspendu leurs activités par crainte de sanctions américaines, tandis que le gouvernement cubain tente d'attirer des investisseurs du Golfe, comme en témoigne le projet controversé de complexe hôtelier « Isla Trump » sur un îlot voisin.
Les négociations bilatérales, reconnues comme infructueuses fin juin par le chef de la diplomatie cubaine, semblent dans l'impasse. Washington juge « superficielles » les réformes économiques annoncées par Miguel Díaz-Canel, et le blocus pétrolier reste en place. La prochaine échéance à surveiller sera la capacité des autorités cubaines à restaurer un service électrique minimal avant que la colère sociale ne s'amplifie, dans un contexte où les réserves de change et les alliés traditionnels se font rares.
| Presse russe et CEI | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
| Presse latino-américaine | −0.90 | critical |
Cuba, a Russian ally, is being strangled by US sanctions that have caused the third blackout in nine days. The US blockade is the sole cause of the energy collapse.
The bloc presents the blackout as a direct consequence of US sanctions, omitting any internal factors, thereby projecting all responsibility onto the United States.
The bloc omits the role of Cuba's aging infrastructure and the fact that authorities have not disclosed the cause, focusing exclusively on US sanctions.
The blackout is a fact; no cause is assigned. The event is reported without attribution.
By omitting any causal explanation, the bloc presents the event as an isolated incident without political context, maintaining neutrality.
The bloc omits any mention of US sanctions or the aging infrastructure, leaving the event unexplained.
The US oil blockade is directly causing the repeated blackouts in Cuba, crippling its aging infrastructure.
The bloc establishes a clear causal chain from US sanctions to infrastructure collapse, using the phrase 'as a consequence' to make the link seem inevitable.
The bloc omits the role of internal Cuban factors such as lack of maintenance or the recent Turkish aid, focusing solely on US responsibility.
Washington's blockade is directly responsible for the suffering of the Cuban people, as the third blackout in nine days shows.
The bloc uses emotional language ('suffers', 'paralyze') and directly attributes the crisis to US sanctions, creating a narrative of victimhood and external aggression.
The bloc omits any mention of internal Cuban factors such as infrastructure age or lack of maintenance, and also omits the fact that the government has not disclosed the cause, instead assuming blame.
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