
Cuba : panne électrique générale, 10 millions d’habitants dans le noir
L’effondrement du réseau national, le troisième en 2026, survient dans un contexte de crise énergétique aggravée par le blocus pétrolier imposé par Washington et des infrastructures vétustes.
Cuba a été plongée dans l’obscurité lundi 6 juillet 2026, après l’effondrement total de son réseau électrique national, privant d’électricité près de 10 millions de personnes. La compagnie publique Unión Eléctrica (UNE) a annoncé une « déconnexion totale du système électro-énergétique national » et indiqué que les causes de la panne faisaient l’objet d’une enquête. Il s’agit du troisième black-out général depuis le début de l’année et du huitième depuis la fin 2024, selon les autorités cubaines.
La vie quotidienne, déjà mise à rude épreuve par des coupures programmées de plus de 30 heures consécutives à La Havane et dépassant 70 heures dans certaines zones rurales, s’est trouvée entièrement paralysée. Les transports publics ont été suspendus, des dizaines de milliers d’interventions chirurgicales annulées, et l’approvisionnement en eau courante interrompu dans plusieurs quartiers. « Vivre comme ça, c’est une agonie », a confié une habitante de la capitale à l’Agence France-Presse, tandis que des médias locaux rapportaient que près des deux tiers du pays étaient déjà privés de courant avant l’effondrement du réseau.
Cette crise énergétique s’inscrit dans un contexte de pénurie chronique de carburant, aggravée par le blocus pétrolier imposé par les États-Unis en janvier 2026. Washington a menacé d’imposer des droits de douane à tout pays fournissant du pétrole à l’île, tarissant les livraisons en provenance du Venezuela et du Mexique. Seul un pétrolier russe a pu accoster fin mars, et ses 730 000 barils de brut étaient épuisés dès la fin avril, selon les données du ministère cubain de l’Énergie. La production nationale ne couvre que 40 % des besoins, et les sept centrales thermiques vieillissantes, dont la principale était à l’arrêt pour réparation lundi, subissent des pannes à répétition. Le gouvernement cubain dénonce un « blocus énergétique génocidaire », tandis que l’administration américaine justifie ses sanctions par la menace que représenterait Cuba pour sa sécurité nationale et réclame des réformes politiques et économiques substantielles.
Les opérations de rétablissement, engagées selon des protocoles d’urgence, progressent lentement : en fin de journée, seuls 1 % des besoins de la capitale étaient couverts, l’électricité étant réservée en priorité aux hôpitaux et aux centres de production alimentaire. L’enquête sur l’origine exacte de la défaillance se poursuit. En parallèle, le ministre cubain des Affaires étrangères a annoncé son intention de dénoncer le blocus devant l’Assemblée générale des Nations unies, accusant Washington de faire pression pour empêcher un débat sur le sujet.
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.70 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
L'Iran dénonce l'embargo américain comme cause du blackout cubain.
L'Iran insiste sur la continuité historique de l'embargo et cite des sources cubaines pour dépeindre les États-Unis comme agresseur et Cuba comme victime.
L'Iran omet le rôle du vieillissement du réseau électrique cubain, que d'autres sources soulignent.
Le blocus pétrolier américain est la cause principale du blackout cubain. Moscou condamne les sanctions et soutient Cuba.
La Russie rejette la faute sur les États-Unis, minimisant les problèmes internes cubains et présentant le blackout comme une conséquence directe de la politique étrangère américaine.
Le blackout cubain est dû à des infrastructures vieillissantes et à une pénurie de carburant, avec le blocus américain comme facteur aggravant. Les autorités enquêtent.
L'Occident équilibre les causes internes et externes, présentant un tableau factuel sans attribuer de blâme unilatéral.
Le réseau vétuste et la pénurie de carburant, aggravés par le blocus américain, ont causé la panne. L'Europe observe avec inquiétude.
L'Europe universalise la crise comme un problème structurel, évitant les reproches exclusifs et soulignant la nécessité de solutions multilatérales.
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