
Cuba en proie à une crise énergétique aggravée par le blocus pétrolier américain
Alors que l’île subit son quatrième black-out généralisé en six mois, Washington durcit sa pression pour obtenir des réformes, tandis qu’une aide humanitaire italienne arrive à La Havane.
Cuba a été plongée dans un nouveau black-out généralisé le vendredi 10 juillet, le deuxième en moins d’une semaine, après une panne sur le réseau électrique vieillissant. La compagnie nationale d’électricité a annoncé un rétablissement progressif, mais la pénurie de carburant, conséquence directe du blocus pétrolier imposé par les États-Unis depuis janvier 2026, retarde les opérations. Ce quatrième effondrement du système en six mois laisse les 9,6 millions de Cubains dans l’incertitude, avec des coupures pouvant dépasser trente heures dans la capitale.
La Havane impute cette crise au « siège pétrolier génocidaire » de Washington, selon les termes du président Miguel Díaz-Canel. L’administration Trump, elle, assume cette pression économique : le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé le 11 juillet que les sanctions visent à contraindre le gouvernement cubain à engager des réformes politiques et économiques. Il a évoqué la possibilité d’une nouvelle relation diplomatique, à condition que le régime ouvre son système politique.
Cette asphyxie énergétique a des répercussions dramatiques sur la vie quotidienne et l’économie. Les protestations, sporadiques mais récurrentes, se multiplient, tandis que le secteur touristique, jadis pilier de l’île, s’effondre. D’après les données officielles reprises par CNN Brasil, les arrivées de touristes ont chuté de 58 % sur les cinq premiers mois de 2026 par rapport à l’année précédente. De nombreuses compagnies aériennes ont suspendu leurs vols, faute de pouvoir se ravitailler, et des chaînes hôtelières internationales se retirent sous la menace de sanctions américaines visant les entités liées à l’armée cubaine. L’ambition de faire du tourisme un moteur de développement semble compromise.
Du côté européen, une initiative de solidarité se met en place. L’association italienne Semi di Pace, présente sur l’île depuis vingt-huit ans, a acheminé un conteneur de matériel sanitaire et de biens de première nécessité, une « caresse dans tant de souffrance » selon son président Luca Bondi. Cette aide, bien que modeste au regard des besoins, illustre l’inquiétude grandissante de la société civile européenne face à une crise humanitaire qui s’aggrave.
La crise énergétique cubaine s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement des sanctions américaines depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. L’attaque militaire contre le Venezuela en janvier a tari un approvisionnement pétrolier vital, et le blocus naval empêche l’arrivée de carburant, à l’exception d’un unique pétrolier russe autorisé en six mois. Alors que Washington évoque de nouvelles mesures, y compris une action militaire contre Cuba, selon des déclarations rapportées par le site Axios, aucune perspective de détente ne se dessine. Le gouvernement cubain, arc-bouté sur la défense de sa souveraineté, compte sur le soutien de ses alliés traditionnels, mais la population, elle, est prise en étau.
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
Cuba denounces the US blockade as the cause of the energy crisis, calling for an end to the embargo.
The narrative attributes all difficulties to external pressure, creating an image of an innocent victim.
Internal inefficiencies or lack of domestic investment are not mentioned.
Italy sends humanitarian aid to Cuba to alleviate the energy crisis, showing concrete solidarity.
The crisis is humanized by focusing on relief actions, avoiding deeper political causes.
The role of the US embargo as a structural cause is not discussed, nor are sanctions criticized.
Cuba is in a chronic energy crisis, aggravated by the embargo but also by the degradation of existing infrastructure.
Causes are balanced between external and internal factors, maintaining a detached tone.
Human suffering is not emphasized, nor is an explicit call to end the embargo.
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