
Marco Rubio exerce un contrôle direct sur le Venezuela, affirme le New York Times
Le secrétaire d’État américain gère les finances et les nominations à Caracas, tandis qu’à Cuba, le petit-fils de Raúl Castro se dit prêt à négocier avec Washington, provoquant des tensions au sein du régime.
Selon un rapport du New York Times repris par des médias latino-américains et arabes, le secrétaire d’État américain Marco Rubio administre de facto le Venezuela depuis son bureau de Washington, six mois après l’arrestation par les forces spéciales américaines du président Nicolás Maduro. Le Trésor des États-Unis centralise l’essentiel des revenus pétroliers et miniers du pays, qu’il redistribue au gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez sous conditions fixées par M. Rubio et son équipe. Cette tutelle s’étend à l’attribution des licences aux entreprises étrangères, au contrôle des dépenses publiques, aux nominations – y compris celle du ministre de la Défense – et à la politique étrangère, Washington ayant exigé la suppression d’un tweet condamnant une frappe américaine contre l’Iran.
Du point de vue de l’administration Trump, cette emprise vise à restaurer l’économie, combattre la corruption et garantir l’accès au pétrole, tout en préparant une transition démocratique. Mais des voix critiques aux États-Unis et en Amérique latine, citées par le quotidien, dénoncent un « étayage d’un régime autoritaire », la plupart des cadres du gouvernement Maduro restant en place. En parallèle, la politique cubaine de M. Rubio, fils d’exilés cubains, combine une pression maximale pour des réformes économiques et politiques – accusant La Havane d’abriter des bases militaires chinoises, ce que nie le président Miguel Díaz-Canel – avec l’émergence d’un canal de négociation inattendu : Raúl Guillermo Rodríguez Castro, petit-fils de Raúl Castro, a affirmé dans un entretien au quotidien USA Today être disposé à négocier avec tout représentant américain, y compris Donald Trump.
Cette déclaration a suscité des remous dans l’appareil d’État cubain, certains journalistes officiels et figures de la culture dénonçant un contournement des institutions et un népotisme dynastique, alors que le premier ministre Manuel Marrero a confirmé le rôle de « El Cangrejo » dans les discussions. Selon des responsables étasuniens, Washington percevrait en M. Rodríguez Castro un levier comparable à Mme Rodríguez au Venezuela : un intermédiaire pour promouvoir une ouverture économique sous patronage américain. Pour des analystes latino-américains, ce double jeu – contrôle direct d’un côté, relais familial de l’autre – évoque un modèle d’influence indirecte où les institutions locales deviennent des coquilles formelles.
Cette configuration laisse peu de place à une médiation internationale. L’Union européenne, qui plaidait pour un dialogue entre le régime vénézuélien et l’opposition, voit sa marge de manœuvre réduite. À La Havane, alors que l’île subit une grave crise énergétique attribuée au « blocus génocidaire » américain, les négociations restent informelles. Au Venezuela, aucun calendrier électoral n’est fixé, la présidente par intérim esquissant un « à un moment donné », faisant de M. Rubio le seul maître du calendrier politique. La libéralisation économique promise se heurte aux critiques sur la légitimité d’un pouvoir tenu sous perfusion, dans un climat de protestations sourdes.
| Presse israélienne | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.90 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.40 | critical |
Critical Israeli press exposes American hypocrisy: a Secretary of State acting as viceroy, while America preaches democracy.
It amplifies the gap between official discourse and reality, using Trump's joke as evidence that Venezuela's subjugation was planned.
It omits the link to Cuba and the strategic dimension of this control as a template for further pressure.
Latin America denounces the new form of colonialism: Rubio controls every aspect of Venezuelan life, humiliating national sovereignty.
It personifies interference in a single individual (Rubio) and portrays him as a viceroy, evoking historical memories of colonialism to mobilize indignation.
It omits the context of Trump's joke and the possibility that some Venezuelans support the intervention.
The Arab world acknowledges American control over Venezuela, without emotional emphasis but with implicit criticism of imperialism.
It presents facts as routine power politics, but the choice to reproduce the NYT report without additions signals critical distance.
It does not mention Cuba or historical dimensions of control, limiting itself to the immediate financial aspect.
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