
Première victoire de l’Égypte en Coupe du monde : un renversement historique face à la Nouvelle-Zélande
Menée à la pause, l’Égypte a renversé la Nouvelle-Zélande (3-1) à Vancouver pour décrocher le premier succès de son histoire en phase finale, prendre la tête du groupe G et se rapprocher des seizièmes de finale.
Il aura fallu neuf matchs et quatre participations pour que l’Égypte goûte enfin à la victoire en Coupe du monde. À Vancouver, les « Pharaons » ont effacé un retard d’un but pour dominer la Nouvelle-Zélande (3-1) lors de la deuxième journée du groupe G, un résultat qui les propulse seuls en tête avec quatre points et place la qualification pour les seizièmes de finale à portée de main.
Le scénario a pourtant mal débuté. Dès la 15e minute, le défenseur néo-zélandais Finn Surman a placé une tête imparable sur un corner de Tim Payne, concrétisant une entame agressive des Océaniens. Le gardien égyptien Mostafa Shobeir a ensuite préservé l’espoir en repoussant trois occasions franches, tandis que la seule réplique égyptienne du premier acte fut une frappe puissante d’Omar Marmoush détournée en deux temps par Max Crocombe. La physionomie a radicalement changé au retour des vestiaires : Mostafa Abdel Raouf « Ziko » a égalisé d’une tête décroisée sur un centre de Mohamed Hany (58e), avant de servir Mohamed Salah d’une talonnade dans la surface pour le but du 2-1 (67e). Le capitaine égyptien, élu homme du match, a ensuite déposé un corner sur la tête du remplaçant Mahmoud « Trezeguet » Hassan qui a scellé le score (82e).
Au-delà des trois points, cette soirée a réécrit plusieurs chapitres statistiques. Mohamed Salah est devenu le meilleur buteur égyptien en phase finale de Coupe du monde avec trois réalisations, dépassant Abdelrahman Fawzi (deux buts en 1934). Il rejoint par ailleurs les Saoudiens Sami Al-Jaber et Salem Al-Dawsari ainsi que le Marocain Youssef En-Nesyri en tête des buteurs arabes dans l’épreuve. Ce succès constitue le vingtième d’une sélection arabe en Mondial et le quarantième d’une équipe africaine, rapprochant l’Égypte d’une manne financière : une qualification pour les seizièmes garantirait 11 millions de dollars à la fédération, dans le cadre de la dotation record de 871 millions débloquée par la FIFA pour l’édition à 48 équipes.
La presse internationale a salué la capacité de réaction égyptienne. Les médias britanniques ont souligné le rôle de catalyseur de Salah, libéré en seconde période, tandis que les journaux italiens ont parlé de la fin d’un « tabou » historique. En Espagne, on a insisté sur l’émergence de Ziko, auteur d’un but et d’une passe décisive, comme l’une des révélations du tournoi. La presse iranienne, qui suit de près ce groupe où l’Iran affrontera l’Égypte lors de la dernière journée, a noté que la victoire égyptienne complique la tâche des autres prétendants, Belgique et Iran restant bloqués à deux points après leur match nul (0-0).
Le sélectionneur Hossam Hassan, qui avait disputé le Mondial 1990 comme joueur, a brandi le drapeau égyptien sur la pelouse et dédié ce succès « à tous les Égyptiens ». Le président Abdel Fattah Al-Sissi a salué une « performance honorable ». L’Égypte abordera son dernier match de groupe face à l’Iran avec la perspective d’un billet historique pour les seizièmes, un horizon qui, pour la première fois, ne relève plus du simple rêve.
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Célèbre la première victoire historique de l'Égypte en Coupe du monde, en mettant en lumière la remontée héroïque menée par Ziko et Salah. Le récit met l'accent sur la fierté nationale et la rupture des records de longue date, dépeignant l'équipe comme résiliente et déterminée. Cette victoire est considérée comme une étape historique pour le football égyptien.
Rapporte la victoire de l'Égypte comme un résultat favorable qui assure essentiellement la qualification de l'Iran pour le tour suivant. L'accent est mis sur la dynamique de groupe, en notant comment le résultat profite aux chances de qualification de l'Iran. Le ton est pragmatique, détournant l'attention de l'exploit égyptien vers ses implications stratégiques pour l'équipe iranienne.
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