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Justice & Droitlundi 22 juin 2026

Séoul : l’ex-ministre de la Justice condamné à 25 ans de prison pour la loi martiale

Park Sung-jae, ancien garde des Sceaux sud-coréen, a été reconnu coupable d’insurrection pour son rôle dans la brève instauration de la loi martiale en décembre 2024.

L’ancien ministre sud-coréen de la Justice Park Sung-jae a été condamné lundi à 25 ans d’emprisonnement par le tribunal central de Séoul pour sa participation à la tentative d’insurrection liée à la proclamation de la loi martiale par l’ex-président Yoon Suk-yeol en décembre 2024. Selon l’agence Yonhap, la cour a estimé que l’accusé avait, dans les heures suivant la déclaration, réuni des responsables du ministère et vérifié les capacités carcérales en vue d’éventuelles arrestations de figures de l’opposition, plaçant le pays « au bord d’une situation où les droits fondamentaux du peuple et l’ordre fondamental de la démocratie libérale auraient pu être violés ». Le parquet, qui avait requis 20 ans, a souligné que l’ex-ministre avait « réduit la loi à un instrument de l’insurrection par son abus de pouvoir et porté atteinte à l’État de droit ».

Cette condamnation s’inscrit dans une série de lourdes peines visant l’entourage de Yoon Suk-yeol. L’ex-président purge une peine de prison à vie pour avoir dirigé l’insurrection, peine dont il a fait appel, et a également écopé ce mois-ci de 30 ans de réclusion pour avoir envoyé des drones vers la Corée du Nord afin de « fabriquer une crise nationale » justifiant la loi martiale. L’ancien Premier ministre Han Duck-soo a été condamné à 15 ans de prison, l’ex-ministre de l’Intérieur Lee Sang-min à 9 ans, et l’ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun à 3 ans pour divulgation d’informations classifiées en soutien à l’insurrection. L’épouse de Yoon, Kim Keon-hee, purge une peine de 4 ans pour manipulation boursière et corruption, sans lien direct avec la loi martiale.

La proclamation de la loi martiale le 3 décembre 2024, lors d’une allocution télévisée nocturne, n’a duré que six heures : les députés ont immédiatement voté sa levée lors d’une session d’urgence, contraignant le président à retirer son décret. D’après les médias sud-coréens, Yoon justifiait cette mesure par la nécessité de protéger le pays des « forces communistes nord-coréennes », mais l’enquête a établi que des plans d’arrestation de responsables politiques, dont le président de l’Assemblée nationale, étaient en préparation. La justice a requalifié ces actes en tentative de putsch visant à conserver le pouvoir par la force et à saper l’ordre constitutionnel. La crise a provoqué la destitution de Yoon, des manifestations massives, une chute de la Bourse de Séoul et a pris de court des alliés comme les États-Unis. Selon la presse russe, le Kremlin avait alors qualifié la situation d’« alarmante ».

Le dossier judiciaire reste ouvert : Yoon Suk-yeol conteste sa condamnation à perpétuité, tandis que Park Sung-jae, qui comparaissait libre, a été placé en détention à l’issue du verdict. Les appels en cours et les peines déjà prononcées dessinent une réponse pénale d’ampleur à ce que les procureurs sud-coréens décrivent comme une insurrection orchestrée depuis le sommet de l’exécutif. Aucune échéance pour les prochaines audiences d’appel n’a été rendue publique à ce stade.

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L'ancien ministre sud-coréen de la Justice a été condamné à 25 ans de prison pour avoir orchestré un plan qui a failli entraîner la suspension des droits fondamentaux et de l'ordre démocratique libéral. Après la proclamation de la loi martiale, il a réuni des fonctionnaires du ministère pour vérifier les capacités carcérales destinées aux dissidents, révélant une menace systématique contre l'État de droit. La peine reflète la gravité de l'atteinte aux principes constitutionnels.

Presse africaine subsaharienne/ Anglophone
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L'ex-ministre a été condamné à 25 ans de prison pour son rôle dans la désastreuse proclamation de la loi martiale qui a déclenché une crise politique. Le tribunal l'a reconnu coupable d'insurrection, dans le cadre d'un vaste règlement de comptes qui a valu à l'ex-président une peine de prison à vie et 30 ans supplémentaires pour avoir orchestré une provocation par drones contre le Nord afin de justifier la prise de pouvoir. L'ensemble de l'affaire est présenté comme un épisode calamiteux de crise fabriquée et d'effondrement démocratique.

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lundi 22 juin 2026

Séoul : l’ex-ministre de la Justice condamné à 25 ans de prison pour la loi martiale

Park Sung-jae, ancien garde des Sceaux sud-coréen, a été reconnu coupable d’insurrection pour son rôle dans la brève instauration de la loi martiale en décembre 2024.

L’ancien ministre sud-coréen de la Justice Park Sung-jae a été condamné lundi à 25 ans d’emprisonnement par le tribunal central de Séoul pour sa participation à la tentative d’insurrection liée à la proclamation de la loi martiale par l’ex-président Yoon Suk-yeol en décembre 2024. Selon l’agence Yonhap, la cour a estimé que l’accusé avait, dans les heures suivant la déclaration, réuni des responsables du ministère et vérifié les capacités carcérales en vue d’éventuelles arrestations de figures de l’opposition, plaçant le pays « au bord d’une situation où les droits fondamentaux du peuple et l’ordre fondamental de la démocratie libérale auraient pu être violés ». Le parquet, qui avait requis 20 ans, a souligné que l’ex-ministre avait « réduit la loi à un instrument de l’insurrection par son abus de pouvoir et porté atteinte à l’État de droit ».

Cette condamnation s’inscrit dans une série de lourdes peines visant l’entourage de Yoon Suk-yeol. L’ex-président purge une peine de prison à vie pour avoir dirigé l’insurrection, peine dont il a fait appel, et a également écopé ce mois-ci de 30 ans de réclusion pour avoir envoyé des drones vers la Corée du Nord afin de « fabriquer une crise nationale » justifiant la loi martiale. L’ancien Premier ministre Han Duck-soo a été condamné à 15 ans de prison, l’ex-ministre de l’Intérieur Lee Sang-min à 9 ans, et l’ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun à 3 ans pour divulgation d’informations classifiées en soutien à l’insurrection. L’épouse de Yoon, Kim Keon-hee, purge une peine de 4 ans pour manipulation boursière et corruption, sans lien direct avec la loi martiale.

La proclamation de la loi martiale le 3 décembre 2024, lors d’une allocution télévisée nocturne, n’a duré que six heures : les députés ont immédiatement voté sa levée lors d’une session d’urgence, contraignant le président à retirer son décret. D’après les médias sud-coréens, Yoon justifiait cette mesure par la nécessité de protéger le pays des « forces communistes nord-coréennes », mais l’enquête a établi que des plans d’arrestation de responsables politiques, dont le président de l’Assemblée nationale, étaient en préparation. La justice a requalifié ces actes en tentative de putsch visant à conserver le pouvoir par la force et à saper l’ordre constitutionnel. La crise a provoqué la destitution de Yoon, des manifestations massives, une chute de la Bourse de Séoul et a pris de court des alliés comme les États-Unis. Selon la presse russe, le Kremlin avait alors qualifié la situation d’« alarmante ».

Le dossier judiciaire reste ouvert : Yoon Suk-yeol conteste sa condamnation à perpétuité, tandis que Park Sung-jae, qui comparaissait libre, a été placé en détention à l’issue du verdict. Les appels en cours et les peines déjà prononcées dessinent une réponse pénale d’ampleur à ce que les procureurs sud-coréens décrivent comme une insurrection orchestrée depuis le sommet de l’exécutif. Aucune échéance pour les prochaines audiences d’appel n’a été rendue publique à ce stade.

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L'ancien ministre sud-coréen de la Justice a été condamné à 25 ans de prison pour avoir orchestré un plan qui a failli entraîner la suspension des droits fondamentaux et de l'ordre démocratique libéral. Après la proclamation de la loi martiale, il a réuni des fonctionnaires du ministère pour vérifier les capacités carcérales destinées aux dissidents, révélant une menace systématique contre l'État de droit. La peine reflète la gravité de l'atteinte aux principes constitutionnels.

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L'ex-ministre a été condamné à 25 ans de prison pour son rôle dans la désastreuse proclamation de la loi martiale qui a déclenché une crise politique. Le tribunal l'a reconnu coupable d'insurrection, dans le cadre d'un vaste règlement de comptes qui a valu à l'ex-président une peine de prison à vie et 30 ans supplémentaires pour avoir orchestré une provocation par drones contre le Nord afin de justifier la prise de pouvoir. L'ensemble de l'affaire est présenté comme un épisode calamiteux de crise fabriquée et d'effondrement démocratique.

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