
Condamnation unanime du Golfe et de la Jordanie après les frappes iraniennes sur leurs territoires
Les États du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie ont publié une déclaration commune qualifiant les attaques de missiles et de drones iraniens d’« actes d’agression flagrants » et appelant le Conseil de sécurité à agir d’urgence.
Les six États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et la Jordanie ont rendu publique, jeudi 23 juillet, une déclaration commune condamnant les frappes de missiles et de drones menées par l’Iran contre le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie. Selon les autorités de ces trois pays, les forces armées jordaniennes ont intercepté quatre missiles et six drones, l’armée koweïtienne a répondu à des drones hostiles et des sirènes ont retenti au Bahreïn. Le texte, diffusé par les agences de presse arabes, dénonce des « actes d’agression explicites » qui violent la Charte des Nations unies, le droit international humanitaire et la résolution 2817 du Conseil de sécurité. Il réaffirme le droit à la légitime défense, individuelle ou collective, conformément à l’article 51 de la Charte, et appelle le Conseil de sécurité à adopter une résolution exigeant l’arrêt immédiat des attaques iraniennes.
Pour les capitales du Golfe et Amman, ces frappes constituent une extension directe de l’affrontement entre Washington et Téhéran à leurs territoires, menaçant leurs infrastructures critiques. La déclaration mentionne explicitement des installations énergétiques, des usines de dessalement, des ports et des aéroports visés, et met en garde contre les répercussions de l’escalade sur la sécurité énergétique et le commerce mondial. Les signataires saluent par ailleurs la décision du premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaidi de confiner les armes aux mains de l’État, y voyant un pas vers la neutralisation des groupes armés pro-iraniens opérant depuis l’Irak. Le commandement central américain (CENTCOM) a, de son côté, indiqué poursuivre ses frappes pour « dégrader davantage » la capacité de l’Iran à menacer le trafic maritime, au douzième jour consécutif d’opérations depuis l’effondrement d’un cessez-le-feu en juin.
La perspective iranienne, relayée par les médias de Téhéran, présente la déclaration comme une manœuvre hypocrite de pays qui, selon eux, ont mis leur territoire et leur espace aérien à disposition de l’« agression illégitime américaine » tout en gardant le silence sur les frappes américaines et israéliennes contre les infrastructures iraniennes. Les Gardiens de la révolution ont annoncé que le détroit d’Ormuz était « totalement fermé » après l’explosion d’une route minée au sud du passage stratégique, avertissant qu’aucun pétrolier ne pourrait y transiter sans coordination avec l’Iran. Cette annonce fait suite à une menace du président américain Donald Trump de détruire des infrastructures iraniennes en cas de tirs contre des navires, à laquelle le commandement militaire conjoint iranien a répliqué en menaçant de viser les infrastructures pétrolières, gazières et électriques régionales et d’empêcher toute exportation de brut.
La déclaration commune réitère l’engagement des sept pays en faveur de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, et se dit prête à coopérer avec l’Organisation maritime internationale pour établir des arrangements permanents conformes au droit de la mer. Elle exprime également sa pleine solidarité avec l’Arabie saoudite et salue les efforts diplomatiques de Riyad et de Mascate en vue d’une solution politique globale au Yémen. Le dossier est désormais entre les mains du Conseil de sécurité, saisi d’une demande de résolution urgente, tandis que les échanges militaires se poursuivent sans qu’aucune médiation internationale n’ait pour l’heure abouti à une désescalade.
| Presse du Golfe arabe | −1.00 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.80 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | +0.30 | aligned |
Les États du Golfe et la Jordanie condamnent les attaques iraniennes et exigent une résolution de l'ONU.
Ils utilisent le langage du droit international et de la souveraineté pour légitimer leur position et mobiliser le Conseil de sécurité.
Ils omettent le contexte des provocations américaines et israéliennes contre l'Iran dans les mois précédents.
L'Occident et ses alliés dénoncent les attaques du régime iranien comme une menace pour la stabilité régionale.
Ils mettent l'accent sur la continuité des attaques depuis mars 2026 pour créer un sentiment d'urgence et de nécessité d'action.
Ils omettent les raisons derrière les attaques iraniennes, les présentant comme une agression unilatérale.
L'Iran et ses partisans accusent les États du Golfe de complicité avec l'agression américaine et d'hypocrisie en condamnant les réponses défensives iraniennes.
Ils inversent le blâme, attribuant la responsabilité des attaques aux provocations américaines et israéliennes, et dépeignent l'Iran comme une victime.
Ils omettent que les attaques iraniennes ont touché des cibles civiles à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie sans provocation directe de ces pays.
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