
Bengaluru : cinq employées de crèche accusées de sévices sur des tout-petits, des vidéos suscitent l’effroi
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montreraient des enfants de deux à trois ans enfermés dans un lave-linge ou aspergés au jet sanitaire dans une structure d’un campus informatique.
À Bengaluru, dans l’État indien du Karnataka, cinq femmes employées d’une crèche située au sein du campus de l’entreprise Capgemini, dans le quartier de Brookefield, font l’objet d’une enquête pour maltraitance sur des enfants âgés de deux à trois ans. Selon les autorités policières locales, une plainte a été déposée après que des vidéos, diffusées sur WhatsApp et signalées à la ligne d’assistance téléphonique pour l’enfance, ont montré des actes de violence présumés. Les images, dont l’authenticité est en cours de vérification, montreraient des tout-petits placés à l’intérieur d’un lave-linge à chargement frontal, forcés de s’asseoir sur une cuvette de toilettes à l’occidentale, aspergés d’eau à l’aide d’un jet sanitaire ou enfermés dans une salle de bains pour les faire taire.
La police de HAL a enregistré une information judiciaire en vertu de la loi sur la justice pour mineurs (Juvenile Justice Act) et de l’article 351(2) du Bharatiya Nyaya Sanhita. Les cinq suspectes, identifiées comme Manjula, Vijayalakshmi, Sindhu, Bhavani et Bindu, ont été placées en garde à vue pour interrogatoire. La direction de Capgemini a publié un communiqué indiquant coopérer avec les enquêteurs et a annoncé la fermeture temporaire de la crèche « Little Buds Day Care ». Les investigations doivent déterminer la date exacte des faits – la plainte évoque le 25 juin –, l’éventuelle implication d’autres enfants et les défaillances de la chaîne de surveillance. La Commission de protection des droits de l’enfant du Karnataka a été saisie.
Ce dossier s’inscrit dans une série de cas où des enregistrements vidéo ont révélé des violences en milieu d’accueil de la petite enfance. Au Brésil, dans la municipalité de Cerquilho (État de São Paulo), les caméras de surveillance d’une crèche municipale ont filmé une employée en train de pousser violemment un bébé de six mois contre le sol, puis de lui frotter le visage avec un chiffon. La préfecture a immédiatement écarté l’agente, retrouvée morte peu après dans des circonstances faisant l’objet d’une enquête distincte, selon la police civile.
Par ailleurs, une vidéo devenue virale au Bangladesh, montrant un enfant frappé et mordu par un autre dans une salle de crèche sans adulte, a été attribuée à tort à une structure bangladaise. Une vérification menée par le quotidien Prothom Alo a établi que les faits se sont déroulés le 22 juin dans une école maternelle de la chaîne Firstcry Intellitots, à Chhatrapati Sambhajinagar, dans le Maharashtra indien. La police locale a confirmé qu’une plainte a été déposée contre six responsables de l’établissement après que l’enfant de vingt-trois mois a été blessé au visage et au corps.
À Bengaluru, l’enquête se poursuit. Les enquêteurs examinent les enregistrements et recueillent les dépositions des parents, du personnel et des témoins. Aucune charge n’a été retenue à ce stade. Les autorités brésiliennes et indiennes traitent ces affaires de manière indépendante, tandis que la diffusion transfrontalière de telles images soulève des questions sur les conditions d’encadrement des jeunes enfants dans des structures privées ou sous-traitées.
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
L'Inde judiciarise l'affaire de maltraitance d'enfants à Bangalore, la présentant comme un échec de l'ordre public nécessitant des poursuites pénales et un durcissement réglementaire, et non une indignation morale.
En mettant en avant les arrestations, les procédures judiciaires et les réformes, le récit canalise la colère publique vers des solutions institutionnelles, faisant de l'État l'arbitre légitime de la justice.
L'Amérique latine moralise l'affaire de maltraitance d'enfants à Bangalore, la transformant en symbole universel d'innocence trahie et en appel à un réveil moral mondial.
En amplifiant l'horreur émotionnelle des images et en présentant l'histoire comme un symptôme de décadence sociale, le récit contourne les détails juridiques locaux et fait appel à une conscience humaine partagée.
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