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Énergie & Climatvendredi 26 juin 2026

Arabie saoudite : le terminal pétrolier de Ras Tanura reprend ses chargements après quatre mois de blocus

La reprise des opérations sur le plus grand terminal d’exportation de brut au monde, interrompues depuis mars en raison du conflit irano-américain, pourrait détendre les marchés pétroliers asiatiques.

Le 26 juin, le terminal de Ras Tanura, sur la côte saoudienne du Golfe Persique, a recommencé à charger du pétrole brut après une interruption de près de quatre mois. Deux superpétroliers VLCC, d’une capacité unitaire de 2 millions de barils, étaient en cours de chargement, un troisième en attente à proximité, selon les données de suivi maritime de la plateforme LSEG relayées par plusieurs agences. Cette installation, qui assure habituellement environ 90 % des exportations saoudiennes de brut, était à l’arrêt depuis le 8 mars.

L’interruption faisait suite au déclenchement, le 28 février, d’une guerre entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part. Téhéran avait alors imposé un blocus du détroit d’Ormuz, point de passage obligé pour les pétroliers quittant le Golfe, et mené des attaques directes contre les infrastructures pétrolières saoudiennes, notamment le terminal de Ras Tanura et les champs voisins. Contrainte de réorienter ses flux vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, avec une capacité limitée, l’Arabie saoudite a vu sa production totale de liquides pétroliers chuter d’environ 12 millions de barils par jour avant le conflit à quelque 8 millions actuellement, d’après l’Agence internationale de l’énergie.

La reprise des chargements intervient après un accord intérimaire entre Washington et Téhéran pour mettre fin aux hostilités. Les marchés asiatiques, principaux clients du brut saoudien — Chine, Inde et autres économies de la région — sont les premiers concernés par ce retour à la normale. Les médias occidentaux et les observateurs du secteur énergétique y voient un signal de détente susceptible de peser sur les prix, tandis que la presse proche de Téhéran continue de qualifier le conflit d’« agression américano-israélienne » et présente la levée du blocus comme une concession iranienne dans le cadre des négociations. Les agences asiatiques, pour leur part, insistent sur le rôle stabilisateur de cette reprise pour les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Malgré ce redémarrage, la production saoudienne reste inférieure d’un tiers à son niveau d’avant-guerre. La communauté internationale surveillera la montée en charge des exportations depuis Ras Tanura et la capacité de Riyad à rétablir ses parts de marché, alors que l’OPEP+ doit ajuster sa stratégie dans un contexte de demande mondiale encore incertaine.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse arabe Levant-MaghrebPresse atlantique / anglosphère
Presse arabe Levant-Maghreb
ScepticismeIndignation

Après un blocus de quatre mois provoqué par l'action militaire américano-israélienne contre l'Iran, l'Arabie saoudite a repris les chargements de pétrole au terminal de Ras Tanura. Les données de navigation confirment que deux superpétroliers chargent du brut, tandis qu'un troisième attend à proximité. L'arrêt avait contraint le royaume à réorienter toutes ses exportations via le port de Yanbu sur la mer Rouge.

Presse atlantique / anglosphère/ Progressiste
AlarmeIndignation

Le terminal saoudien de Ras Tanura est de nouveau opérationnel après une fermeture de quatre mois résultant des attaques de l'Iran et de sa fermeture du détroit d'Ormuz. L'installation, qui traite 90 % des exportations pétrolières saoudiennes, avait été partiellement remplacée par Yanbu pendant la crise. Les données de navigation montrent désormais deux VLCC en chargement et un troisième prêt à accoster.

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vendredi 26 juin 2026

Arabie saoudite : le terminal pétrolier de Ras Tanura reprend ses chargements après quatre mois de blocus

La reprise des opérations sur le plus grand terminal d’exportation de brut au monde, interrompues depuis mars en raison du conflit irano-américain, pourrait détendre les marchés pétroliers asiatiques.

Le 26 juin, le terminal de Ras Tanura, sur la côte saoudienne du Golfe Persique, a recommencé à charger du pétrole brut après une interruption de près de quatre mois. Deux superpétroliers VLCC, d’une capacité unitaire de 2 millions de barils, étaient en cours de chargement, un troisième en attente à proximité, selon les données de suivi maritime de la plateforme LSEG relayées par plusieurs agences. Cette installation, qui assure habituellement environ 90 % des exportations saoudiennes de brut, était à l’arrêt depuis le 8 mars.

L’interruption faisait suite au déclenchement, le 28 février, d’une guerre entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part. Téhéran avait alors imposé un blocus du détroit d’Ormuz, point de passage obligé pour les pétroliers quittant le Golfe, et mené des attaques directes contre les infrastructures pétrolières saoudiennes, notamment le terminal de Ras Tanura et les champs voisins. Contrainte de réorienter ses flux vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, avec une capacité limitée, l’Arabie saoudite a vu sa production totale de liquides pétroliers chuter d’environ 12 millions de barils par jour avant le conflit à quelque 8 millions actuellement, d’après l’Agence internationale de l’énergie.

La reprise des chargements intervient après un accord intérimaire entre Washington et Téhéran pour mettre fin aux hostilités. Les marchés asiatiques, principaux clients du brut saoudien — Chine, Inde et autres économies de la région — sont les premiers concernés par ce retour à la normale. Les médias occidentaux et les observateurs du secteur énergétique y voient un signal de détente susceptible de peser sur les prix, tandis que la presse proche de Téhéran continue de qualifier le conflit d’« agression américano-israélienne » et présente la levée du blocus comme une concession iranienne dans le cadre des négociations. Les agences asiatiques, pour leur part, insistent sur le rôle stabilisateur de cette reprise pour les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Malgré ce redémarrage, la production saoudienne reste inférieure d’un tiers à son niveau d’avant-guerre. La communauté internationale surveillera la montée en charge des exportations depuis Ras Tanura et la capacité de Riyad à rétablir ses parts de marché, alors que l’OPEP+ doit ajuster sa stratégie dans un contexte de demande mondiale encore incertaine.

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Après un blocus de quatre mois provoqué par l'action militaire américano-israélienne contre l'Iran, l'Arabie saoudite a repris les chargements de pétrole au terminal de Ras Tanura. Les données de navigation confirment que deux superpétroliers chargent du brut, tandis qu'un troisième attend à proximité. L'arrêt avait contraint le royaume à réorienter toutes ses exportations via le port de Yanbu sur la mer Rouge.

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AlarmeIndignation

Le terminal saoudien de Ras Tanura est de nouveau opérationnel après une fermeture de quatre mois résultant des attaques de l'Iran et de sa fermeture du détroit d'Ormuz. L'installation, qui traite 90 % des exportations pétrolières saoudiennes, avait été partiellement remplacée par Yanbu pendant la crise. Les données de navigation montrent désormais deux VLCC en chargement et un troisième prêt à accoster.

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