
Mondial 2026 : le Canada s’offre un huitième de finale historique face à l’Afrique du Sud
Un but de Stephen Eustáquio au bout du temps additionnel a permis au Canada d’écarter l’Afrique du Sud (1-0) et de se qualifier pour la première fois de son histoire en huitièmes de finale.
À la 92e minute, alors que le SoFi Stadium de Los Angeles semblait se résigner à une prolongation entre deux novices des matchs à élimination directe, le milieu canadien Stephen Eustáquio a libéré tout un peuple. Sur un centre venu de la droite mal dégagé par la défense sud-africaine, il a contrôlé de la poitrine avant de décocher une volée du droit venue se loger dans le petit filet opposé. Un but qui, au-delà de l’instant dramatique, inscrit le Canada dans une nouvelle dimension : celle des seize meilleures nations mondiales, un stade qu’aucune sélection nord-américaine en dehors du Mexique et des États-Unis n’avait jamais atteint.
La rencontre, premier choc des 32es de finale de ce Mondial élargi à 48 équipes, a longtemps ressemblé à un long siège. Dominateurs dans la possession et le nombre d’occasions (18 tirs à 8, 8 cadrés contre 1), les Canadiens se sont heurtés à un bloc sud-africain compact et à un Ronwen Williams des grands soirs. La meilleure période des « Bafana Bafana » se résumait à des contres sporadiques, à l’image d’une frappe lointaine de Teboho Mokoena en début de match. La défense africaine, héroïque, a sauvé sur sa ligne une tête de Moïse Bombito juste avant la pause, puis vu un penalty non sifflé sur Richie Laryea après intervention de la VAR – décision qui a ulcéré le banc canadien et un public largement acquis à la cause des hôtes délocalisés.
Pour le Canada, cette qualification est le fruit d’une lente maturation accélérée par l’organisation du tournoi. Sortis deuxièmes du groupe B derrière la Suisse, les hommes de Jesse Marsch avaient déjà marqué les esprits en écrasant le Qatar (6-0). L’entrée en jeu d’Alphonso Davies, remis d’une blessure aux ischio-jambiers, à un quart d’heure du terme a donné un second souffle à une attaque qui butait sans cesse, mais c’est finalement d’un autre joueur clé, capitaine de substitution en l’absence du Bavarois, qu’est venu le déclic. L’Afrique du Sud, elle, paie une inefficacité offensive chronique malgré un parcours de groupe inespéré – victoire décisive contre la Corée du Sud après une défaite inaugurale face au Mexique – et quitte la compétition la tête haute, emmenée par un Hugo Broos qui avait fait de la résilience défensive sa marque de fabrique.
Le Canada poursuivra donc son chemin à Houston, le 4 juillet, face au vainqueur du choc entre les Pays-Bas et le Maroc – un duel qui oppose deux autres prétendants aux quarts de finale et qui, pour les Lions de l’Atlas, résonne comme une occasion de confirmer l’éclat de leur quatrième place en 2022. À l’échelle continentale, cette victoire conforte l’idée d’un basculement progressif du rapport de forces, alors que neuf sélections africaines ont franchi le premier tour, un record. Mais pour le Canada, ce huitième de finale à l’extérieur – en tant que coorganisateur exilé en Californie – incarne déjà un tournant symbolique dans l’histoire sportive du pays.
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La phase à élimination directe débute par un duel historique entre l'Afrique du Sud et le Canada, tous deux en territoire inconnu. Après une phase de groupes riche en surprises, le tournoi bascule dans des matchs couperets. La rencontre au SoFi Stadium promet une pression intense, car seul le vainqueur continue.
Les 16es de finale opposent l'Afrique du Sud au Canada, un duel historique pour les deux équipes en phase éliminatoire. Le Canada part légèrement favori, fort du soutien local et de joueurs comme Alphonso Davies. Cette rencontre offre aux deux nations une chance rare de prolonger leur parcours en Coupe du monde.
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