Se connecter
Édition de 20:00 CETsamedi 27 juin 2026
307 sources · 17 langues27 briefings aujourd'hui
Sportvendredi 26 juin 2026

Mondial 2026 : l’Uruguay éliminé, Bielsa assume l’entière responsabilité

Battu 1-0 par l’Espagne, l’Uruguay quitte le tournoi avec deux points, précipitant la fin du mandat de Marcelo Bielsa qui a reconnu n’avoir « rien laissé » au football uruguayen.

Le verdict est tombé au stade de Guadalajara : l’Uruguay s’est incliné 1-0 face à l’Espagne et quitte la Coupe du monde 2026 dès le premier tour. Un but d’Álex Baena à la 42e minute, consécutif à une faute de main du gardien Fernando Muslera, a scellé le sort de la Celeste. Incapable de cadrer le moindre tir, l’équipe uruguayenne termine troisième du groupe H avec deux points, derrière l’Espagne (7) et le Cap-Vert (3), et ne figure pas parmi les meilleurs troisièmes repêchés. Muslera, fautif, a demandé lui-même à être remplacé à la mi-temps, a précisé Marcelo Bielsa.

La presse uruguayenne avait dévoilé, quelques heures avant la rencontre, une crise interne d’une rare intensité. Selon ces informations, quatre cadres – Federico Valverde, Rodrigo Bentancur, Manuel Ugarte et Sergio Rochet – ont exigé une réunion avec l’entraîneur pour dénoncer la charge de travail excessive et réclamer un dispositif défensif bas face à l’Espagne. Bielsa a refusé, convoqué l’ensemble du groupe et monopolisé la parole pendant 48 minutes, évoquant d’anciens conflits, notamment l’exclusion de Luis Suárez. Plusieurs joueurs ont quitté la salle avant la fin, malgré les appels au calme de José María Giménez. Ronald Araújo aurait lâché : « Pourvu que l’on passe, mais cela n’est plus supportable ».

Après l’élimination, l’entraîneur argentin a d’abord laissé éclater sa frustration en criant « Dale, de una vez ! » à un journaliste lors d’une interview de terrain, avant de se livrer à une autocritique radicale en conférence de presse. « Je suis le responsable de cette déception », a-t-il martelé, estimant que son équipe méritait sept points et n’en avait obtenu que deux. Il a reconnu n’avoir pas su « transformer ce groupe de joueurs de qualité en une force collective » et a conclu : « Je ne laisse rien au football uruguayen ». Les médias argentins et européens ont largement relayé ces propos, y voyant l’aveu d’un échec personnel.

Ce revers précipite la fin d’un cycle. Le contrat de Bielsa arrivait à échéance après le Mondial et le technicien avait déjà annoncé qu’il ne prolongerait pas. L’Uruguay, éliminé au premier tour pour la deuxième fois consécutive après 2022, doit désormais engager une reconstruction. La fédération uruguayenne, dont un dirigeant neutre estimait avant le match que Bielsa quitterait son poste dans le mois, va devoir nommer un nouveau sélectionneur pour préparer les éliminatoires de la Coupe du monde 2030.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

0%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse européenne continentalePresse latino-américaine
Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
AlarmeIndignation

Les médias espagnols présentent la fronde des joueurs uruguayens comme un coup d'État contre l'entraîneur Bielsa, avec le capitaine Valverde en première ligne. Cette explosion de tensions internes menace de faire dérailler l'équipe juste avant son choc décisif face à l'Espagne.

Presse latino-américaine/ Marché
AlarmeUrgence

Les médias latino-américains décrivent une réunion extrêmement tendue entre les cadres et Bielsa, les joueurs épuisés ayant exigé en vain un changement d'approche. La fronde interne est présentée comme une bombe à retardement capable de faire exploser le match contre l'Espagne et toute la campagne mondiale.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
Du prurit aux violences intimes : quand la science révèle les pièges du soulagement immédiat·Le capitaine du Cap-Vert visé par une enquête pour viol en Nouvelle-Zélande·Afrique du Sud-Canada : deux novices en phase à élimination directe ouvrent les seizièmes de finale·Didier Deschamps de retour à la tête des Bleus après un deuil familial·La flamme d’une bougie et le prénom d’un enfant : le deuil de Cody Gakpo en pleine Coupe du monde·Londres veut élargir le parrainage de réfugiés sur le modèle canadien·De l'Italie au Ghana, plusieurs femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en quelques jours·Harry et Meghan au Royaume-Uni : un séjour sous le signe de la réconciliation ?·Du prurit aux violences intimes : quand la science révèle les pièges du soulagement immédiat·Le capitaine du Cap-Vert visé par une enquête pour viol en Nouvelle-Zélande·Afrique du Sud-Canada : deux novices en phase à élimination directe ouvrent les seizièmes de finale·Didier Deschamps de retour à la tête des Bleus après un deuil familial·La flamme d’une bougie et le prénom d’un enfant : le deuil de Cody Gakpo en pleine Coupe du monde·Londres veut élargir le parrainage de réfugiés sur le modèle canadien·De l'Italie au Ghana, plusieurs femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en quelques jours·Harry et Meghan au Royaume-Uni : un séjour sous le signe de la réconciliation ?·
Màj 07:221 langue · 3 sources
3 sources|1 langue|2 min de lecture
vendredi 26 juin 2026

Mondial 2026 : l’Uruguay éliminé, Bielsa assume l’entière responsabilité

Battu 1-0 par l’Espagne, l’Uruguay quitte le tournoi avec deux points, précipitant la fin du mandat de Marcelo Bielsa qui a reconnu n’avoir « rien laissé » au football uruguayen.

Le verdict est tombé au stade de Guadalajara : l’Uruguay s’est incliné 1-0 face à l’Espagne et quitte la Coupe du monde 2026 dès le premier tour. Un but d’Álex Baena à la 42e minute, consécutif à une faute de main du gardien Fernando Muslera, a scellé le sort de la Celeste. Incapable de cadrer le moindre tir, l’équipe uruguayenne termine troisième du groupe H avec deux points, derrière l’Espagne (7) et le Cap-Vert (3), et ne figure pas parmi les meilleurs troisièmes repêchés. Muslera, fautif, a demandé lui-même à être remplacé à la mi-temps, a précisé Marcelo Bielsa.

La presse uruguayenne avait dévoilé, quelques heures avant la rencontre, une crise interne d’une rare intensité. Selon ces informations, quatre cadres – Federico Valverde, Rodrigo Bentancur, Manuel Ugarte et Sergio Rochet – ont exigé une réunion avec l’entraîneur pour dénoncer la charge de travail excessive et réclamer un dispositif défensif bas face à l’Espagne. Bielsa a refusé, convoqué l’ensemble du groupe et monopolisé la parole pendant 48 minutes, évoquant d’anciens conflits, notamment l’exclusion de Luis Suárez. Plusieurs joueurs ont quitté la salle avant la fin, malgré les appels au calme de José María Giménez. Ronald Araújo aurait lâché : « Pourvu que l’on passe, mais cela n’est plus supportable ».

Après l’élimination, l’entraîneur argentin a d’abord laissé éclater sa frustration en criant « Dale, de una vez ! » à un journaliste lors d’une interview de terrain, avant de se livrer à une autocritique radicale en conférence de presse. « Je suis le responsable de cette déception », a-t-il martelé, estimant que son équipe méritait sept points et n’en avait obtenu que deux. Il a reconnu n’avoir pas su « transformer ce groupe de joueurs de qualité en une force collective » et a conclu : « Je ne laisse rien au football uruguayen ». Les médias argentins et européens ont largement relayé ces propos, y voyant l’aveu d’un échec personnel.

Ce revers précipite la fin d’un cycle. Le contrat de Bielsa arrivait à échéance après le Mondial et le technicien avait déjà annoncé qu’il ne prolongerait pas. L’Uruguay, éliminé au premier tour pour la deuxième fois consécutive après 2022, doit désormais engager une reconstruction. La fédération uruguayenne, dont un dirigeant neutre estimait avant le match que Bielsa quitterait son poste dans le mois, va devoir nommer un nouveau sélectionneur pour préparer les éliminatoires de la Coupe du monde 2030.

Divergence des sources

Sport · 3 sources · 1 langue

0%Faible

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Critique100%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse européenne continentalePresse latino-américaine
Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
AlarmeIndignation

Les médias espagnols présentent la fronde des joueurs uruguayens comme un coup d'État contre l'entraîneur Bielsa, avec le capitaine Valverde en première ligne. Cette explosion de tensions internes menace de faire dérailler l'équipe juste avant son choc décisif face à l'Espagne.

Presse latino-américaine/ Marché
AlarmeUrgence

Les médias latino-américains décrivent une réunion extrêmement tendue entre les cadres et Bielsa, les joueurs épuisés ayant exigé en vain un changement d'approche. La fronde interne est présentée comme une bombe à retardement capable de faire exploser le match contre l'Espagne et toute la campagne mondiale.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 1 langue

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

L’accord-cadre Liban-Israël rejeté par le Hezbollah, les frappes continuent

7 langues · 26 sources

Depuis Economy & Markets

La BCE relève ses taux face à une inflation persistante, le dollar au plus haut

3 langues · 6 sources

Depuis Technology

L'Indonésie, nouveau théâtre de la compétition automobile électrifiée

3 langues · 5 sources

Lire plus