
De l'Italie au Ghana, plusieurs femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en quelques jours
Les autorités de quatre pays enquêtent sur des homicides conjugaux survenus dans des circonstances distinctes, tandis que l'identité d'une victime au Ghana reste inconnue.
En l'espace de quelques jours, des femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon en Italie, en France, au Brésil et, selon les premiers éléments, au Ghana. Ces affaires, sans lien entre elles, ont donné lieu à l'interpellation de suspects ou à la découverte de corps dans des conditions qui orientent les enquêteurs vers des violences conjugales.
Dans la région ligure, en Italie, une Américaine de 51 ans, Mary Hopkins, a été retrouvée morte samedi après-midi dans une maison isolée de Ceriana, près de Sanremo. Selon les carabiniers, son compagnon, un Italien d'origine mauricienne nommé Becken Olivieri, s'est présenté de lui-même à la caserne et a avoué l'avoir étouffée avec un coussin, probablement vendredi soir. Le parquet d'Imperia a ordonné une autopsie et placé l'habitation sous séquestre. En France, à Amiens, une femme de 21 ans a été tuée à l'arme blanche dans un appartement dans la nuit de vendredi à samedi. Son compagnon a été interpellé et placé en garde à vue, a indiqué une source proche du dossier, tandis que le parquet local n'était pas joignable dans l'immédiat.
Au Brésil, dans l'État de Bahia, Eliene Matos de Castro a été abattue par balles vendredi à l'intérieur d'un autocar par son ex-compagnon, Sebastião Almeida dos Santos, qui a ensuite pris la fuite avant d'être retrouvé pendu par des habitants et des policiers. La police civile de l'État traite les faits comme un féminicide suivi d'un suicide, le couple étant séparé depuis environ un mois. Au Ghana, le commandement de la police du district de Somanya a ouvert une enquête après la découverte, jeudi, du corps en décomposition d'une femme non identifiée, pendu à un arbre dans un buisson. Les enquêteurs soupçonnent un acte criminel en raison de traces d'agression, mais l'identité de la victime demeure inconnue ; les vérifications auprès de personnes ayant signalé des disparitions n'ont pour l'instant pas abouti.
Ces événements surviennent alors que la France a enregistré, selon des chiffres officiels publiés en octobre, 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, soit une hausse de 11 % par rapport à l'année précédente. Les investigations se poursuivent dans les quatre pays pour établir les circonstances exactes de chaque décès, les autopsies et les auditions de témoins devant permettre de confirmer les premières hypothèses.
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Au Brésil, une femme a été abattue par son ex-compagnon à l'intérieur d'un bus dans la zone rurale de Correntina, Bahia. Les autorités traitent l'affaire comme un féminicide. Le suspect est monté à bord du véhicule et a attaqué la victime qui se trouvait sur un trajet régulier entre la ville et une communauté rurale.
Une vague de féminicides a frappé des communautés en Italie et en France en quelques jours. À Ceriana, une femme a été étranglée et une autre étouffée avec un coussin par leurs compagnons, tandis qu'à Amiens une jeune femme a été tuée à l'arme blanche. Les auteurs, tous partenaires ou ex, ont été arrêtés ou se sont rendus, alors que le débat public sur les violences de genre s'intensifie.
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