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Géopolitique et Politiquevendredi 3 juillet 2026

Tucker Carlson et la tentation d’un tiers parti aux États-Unis

L’ancien allié de Trump annonce vouloir contribuer à la création d’une nouvelle formation politique, sur fond de rupture avec la majorité républicaine et de critiques de la guerre en Iran.

L’animateur conservateur américain Tucker Carlson a déclaré, dans un entretien accordé au Columbia Journalism Review, son intention de « contribuer à la création d’un troisième parti » aux États-Unis. Selon les médias russes et américains, il justifie cette initiative par une convergence des deux grands partis sur les questions de « guerre et de finance », qualifiant le système politique de « régime à parti unique se faisant passer pour une démocratie ». Cette annonce intervient après sa rupture publique avec le président Donald Trump, qu’il accuse d’avoir trahi le programme « America First » en lançant une guerre en Iran. M. Carlson a présenté ses excuses à son auditoire pour avoir « induit en erreur » ses partisans, tout en précisant qu’il ne briguerait pas lui-même la présidence.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de fragmentation de la droite américaine. D’après la presse américaine, l’ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene a évoqué des « conversations sérieuses » en vue de lancer un parti « centré sur l’Amérique », tandis qu’Elon Musk avait déjà émis l’idée d’un « Parti de l’Amérique » après sa propre brouille avec Donald Trump. Un article d’un institut de recherche chinois (CICIR) cité par le South China Morning Post voit dans la défection de M. Carlson le « résultat inévitable » des tensions accumulées au sein du mouvement conservateur durant le second mandat Trump, et un microcosme de la division interne du Parti républicain, contraint de « compter avec ses propres croyances et sa direction ».

Les commentateurs italiens de Panorama analysent les conséquences électorales potentielles : un tiers parti mené par une figure médiatique comme Tucker Carlson pourrait siphonner des voix républicaines, à l’image de la candidature de Ross Perot en 1992, tout en attirant un électorat de gauche hostile à l’establishment. Cette perspective refléterait l’émergence de deux âmes au sein du trumpisme – l’une centrée sur la défense des classes populaires et la réindustrialisation, l’autre davantage tournée vers la sécurité nationale et les intérêts techno-géopolitiques – ainsi qu’une vague anti-système qui, selon la même source, s’exprime aussi bien à droite qu’à gauche, comme en témoignent les récentes victoires de candidats soutenus par les Socialistes démocrates d’Amérique dans le Colorado et l’État de New York. La presse israélienne, de son côté, met l’accent sur les accusations portées par M. Carlson contre l’État hébreu, qu’il tient pour responsable d’avoir poussé Washington à la guerre en Iran et dont il dénonce l’influence sur la politique américaine.

Le dossier en est à ses prémices. Aucune structure partisane n’a été officiellement enregistrée, et M. Carlson a exclu une candidature personnelle, tout en affirmant vouloir « tout faire pour que cela aboutisse ». La convention du Parti républicain prévue en septembre à Dallas, annoncée par Donald Trump pour mobiliser l’électorat avant les élections de mi-mandat, pourrait accentuer les lignes de fracture. Selon les analystes chinois, le Parti républicain est confronté à un défi qui dépasse le sort d’une seule élection, tandis que les observateurs italiens s’interrogent sur la sincérité du renoncement présidentiel de M. Carlson. La question d’un troisième parti, récurrente dans l’histoire politique américaine, se heurte à un système électoral qui n’a jamais permis à une telle formation de s’imposer durablement.

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vendredi 3 juillet 2026

Tucker Carlson et la tentation d’un tiers parti aux États-Unis

L’ancien allié de Trump annonce vouloir contribuer à la création d’une nouvelle formation politique, sur fond de rupture avec la majorité républicaine et de critiques de la guerre en Iran.

L’animateur conservateur américain Tucker Carlson a déclaré, dans un entretien accordé au Columbia Journalism Review, son intention de « contribuer à la création d’un troisième parti » aux États-Unis. Selon les médias russes et américains, il justifie cette initiative par une convergence des deux grands partis sur les questions de « guerre et de finance », qualifiant le système politique de « régime à parti unique se faisant passer pour une démocratie ». Cette annonce intervient après sa rupture publique avec le président Donald Trump, qu’il accuse d’avoir trahi le programme « America First » en lançant une guerre en Iran. M. Carlson a présenté ses excuses à son auditoire pour avoir « induit en erreur » ses partisans, tout en précisant qu’il ne briguerait pas lui-même la présidence.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de fragmentation de la droite américaine. D’après la presse américaine, l’ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene a évoqué des « conversations sérieuses » en vue de lancer un parti « centré sur l’Amérique », tandis qu’Elon Musk avait déjà émis l’idée d’un « Parti de l’Amérique » après sa propre brouille avec Donald Trump. Un article d’un institut de recherche chinois (CICIR) cité par le South China Morning Post voit dans la défection de M. Carlson le « résultat inévitable » des tensions accumulées au sein du mouvement conservateur durant le second mandat Trump, et un microcosme de la division interne du Parti républicain, contraint de « compter avec ses propres croyances et sa direction ».

Les commentateurs italiens de Panorama analysent les conséquences électorales potentielles : un tiers parti mené par une figure médiatique comme Tucker Carlson pourrait siphonner des voix républicaines, à l’image de la candidature de Ross Perot en 1992, tout en attirant un électorat de gauche hostile à l’establishment. Cette perspective refléterait l’émergence de deux âmes au sein du trumpisme – l’une centrée sur la défense des classes populaires et la réindustrialisation, l’autre davantage tournée vers la sécurité nationale et les intérêts techno-géopolitiques – ainsi qu’une vague anti-système qui, selon la même source, s’exprime aussi bien à droite qu’à gauche, comme en témoignent les récentes victoires de candidats soutenus par les Socialistes démocrates d’Amérique dans le Colorado et l’État de New York. La presse israélienne, de son côté, met l’accent sur les accusations portées par M. Carlson contre l’État hébreu, qu’il tient pour responsable d’avoir poussé Washington à la guerre en Iran et dont il dénonce l’influence sur la politique américaine.

Le dossier en est à ses prémices. Aucune structure partisane n’a été officiellement enregistrée, et M. Carlson a exclu une candidature personnelle, tout en affirmant vouloir « tout faire pour que cela aboutisse ». La convention du Parti républicain prévue en septembre à Dallas, annoncée par Donald Trump pour mobiliser l’électorat avant les élections de mi-mandat, pourrait accentuer les lignes de fracture. Selon les analystes chinois, le Parti républicain est confronté à un défi qui dépasse le sort d’une seule élection, tandis que les observateurs italiens s’interrogent sur la sincérité du renoncement présidentiel de M. Carlson. La question d’un troisième parti, récurrente dans l’histoire politique américaine, se heurte à un système électoral qui n’a jamais permis à une telle formation de s’imposer durablement.

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