
Trump signe un accord préliminaire avec l'Iran : le pétrole chute, les critiques fusent
La signature surprise à Versailles d'un mémorandum de paix provisoire relance les flux pétroliers dans le détroit d'Ormuz, mais les négociations finales s'annoncent épineuses.
Dans un geste théâtral au château de Versailles, Donald Trump a signé mercredi soir un mémorandum d’entente avec l’Iran, mettant fin à quatre mois de guerre et ordonnant la réouverture du détroit d’Ormuz. Le président français Emmanuel Macron, hôte du G7, a salué d’un « bravo » cette signature intervenue lors d’un dîner aux chandelles, dans le lieu même où fut scellé le traité de Versailles de 1919. L’accord préliminaire en quatorze points, également paraphé à distance par le président iranien Massoud Pezeshkian, prévoit une levée temporaire des sanctions pétrolières américaines et un cessez-le-feu immédiat. Les marchés ont réagi sans délai : les cours du brut Brent et du WTI ont plongé à leurs plus bas niveaux depuis le début du conflit, tandis que des pétroliers chargés de millions de barils ont commencé à franchir le goulet stratégique.
Le président américain, sur le vol de retour du sommet, a fustigé ses détracteurs sur son réseau Truth Social, les qualifiant d’« idiots » jaloux ou stupides, et vantant un marché boursier à des niveaux records. Pourtant, les critiques ne désarment pas : de nombreux experts indépendants et une partie de la presse nord-américaine jugent que les termes de l’accord provisoire sont très favorables à Téhéran. La presse iranienne, de son côté, exulte. Le négociateur en chef Mohammad Ghalibaf a parlé d’une « défaite record » pour Washington, tandis que l’agence officielle Irna diffusait l’image du président Pezeshkian brandissant le document signé. Ce contraste illustre la bataille de perceptions qui entoure un texte dont la portée réelle reste à définir.
Vu d’Europe, le rôle de Macron apparaît comme un coup diplomatique majeur, renforçant l’image d’une France médiatrice au sein du G7. Mais les analystes du Vieux Continent restent prudents : la réouverture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial, soulage les économies importatrices, mais la perspective de négociations finales en Suisse, étalées sur soixante jours, laisse planer l’incertitude. En Asie, la baisse des prix du brut est accueillie avec soulagement par les grandes nations manufacturières, même si la Réserve fédérale américaine, en relevant ses prévisions d’inflation, a tempéré l’optimisme boursier. La presse latino-américaine souligne que le « premium de guerre » s’évapore, offrant un répit aux pays émergents d’Afrique et d’Amérique du Sud étranglés par la flambée des carburants.
Reste que ce mémorandum n’est qu’une étape. Les soixante jours de pourparlers qui s’ouvrent ce vendredi dans les Alpes suisses devront aborder les questions les plus épineuses : levée définitive des sanctions, vérification du désarmement, statut des forces régionales. Trump lui-même a prévenu que les bombes pourraient « tomber droit sur leurs têtes » si l’Iran ne se « comportait pas bien ». L’économie mondiale, encore ébranlée par la plus grande perturbation de l’offre énergétique de l’histoire, observe avec un optimisme teinté de méfiance. La paix est signée, mais le chemin vers un accord final reste semé d’embûches.
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La signature de l'accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran a soulagé les marchés pétroliers, les prix chutant et l'essence américaine passant sous les 4 dollars. Trump s'est réjoui de la réaction des marchés et a traité les critiques d'« idiots », mais les analystes préviennent que les négociations de 60 jours pour un accord final restent épineuses, tandis que les perspectives de taux de la Fed tempèrent l'enthousiasme boursier.
Les médias d'État iraniens ont proclamé que Téhéran 'a obtenu ce que nous voulions, à plusieurs reprises', présentant le cessez-le-feu comme une victoire diplomatique. La signature à Versailles, après les menaces de bombardement de Trump, a été accueillie avec scepticisme quant aux détails de l'accord en 14 points, des doutes subsistant sur sa capacité à réellement contraindre l'Iran.
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