
Trump salue la neutralité de Pékin et Moscou sur l’Iran, au détriment des alliés occidentaux
Au G7 d’Évian, le président américain a remercié Xi Jinping et Vladimir Poutine pour leur retenue dans le conflit iranien, tout en critiquant l’absence de soutien européen et japonais.
Lors de la conférence de presse clôturant le sommet du G7 à Évian-les-Bains, le président des États-Unis, Donald Trump, a réservé ses éloges les plus appuyés à deux dirigeants que la diplomatie occidentale considère habituellement comme des rivaux stratégiques : Xi Jinping et Vladimir Poutine. Selon les agences de presse américaines et russes, M. Trump a publiquement remercié la Chine et la Russie pour leur « neutralité totale » dans la guerre qui a opposé Washington à Téhéran, soulignant qu’ils auraient pu « rendre la tâche beaucoup plus difficile » aux forces américaines. Cette gratitude contraste vivement avec les reproches adressés aux alliés traditionnels des États-Unis, notamment le Japon et plusieurs nations européennes, que le président a accusés de ne pas avoir fourni l’assistance attendue durant le conflit. L’annonce intervient alors qu’un cessez-le-feu a été conclu et que, selon la presse allemande, le détroit d’Ormuz sera exempt de droits de passage pour une période de soixante jours, signe d’une désescalade fragile mais réelle.
Les médias russes ont largement relayé ces remerciements, y voyant une reconnaissance implicite du rôle modérateur joué par Moscou. L’agence Interfax rappelle que le président Trump avait explicitement demandé à la Russie et à la Chine de ne pas vendre d’armes à l’Iran, une requête à laquelle les deux capitales se sont pliées. De son côté, le quotidien économique Vedomosti cite une déclaration antérieure de Vladimir Poutine au Forum de Saint-Pétersbourg, où le chef du Kremlin avait assuré que Moscou n’avait pas livré d’armement à Téhéran pendant les hostilités. Cette posture de neutralité active, qui a permis d’éviter une internationalisation du conflit, est présentée par les analystes russes comme une victoire diplomatique, renforçant l’image d’une Russie capable de dialoguer avec toutes les parties sans prendre parti.
En Allemagne, la perspective est tout autre. Le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans son suivi en direct de la guerre d’Iran, évoque les préparatifs d’un mandat parlementaire pour la Bundeswehr, poussé par Friedrich Merz avant la pause estivale. Cette initiative souligne l’inquiétude européenne face à la volatilité de la situation dans le Golfe et la volonté de Berlin de ne pas rester en marge d’un éventuel dispositif de sécurisation des voies maritimes. La presse brésilienne, quant à elle, a mis l’accent sur l’impartialité affichée par Xi Jinping et Poutine, notant que les deux dirigeants ont évité toute position incisive et se sont abstenus de livrer des armes à Téhéran, une attitude qui contraste avec les tensions commerciales et technologiques persistantes entre la Chine et les États-Unis.
Au-delà des remerciements, cette séquence révèle une reconfiguration des alignements géopolitiques. En valorisant la neutralité de Pékin et de Moscou tout en fustigeant la passivité de ses partenaires historiques, Donald Trump semble acter une hiérarchie des alliances fondée sur l’utilité immédiate plutôt que sur les valeurs partagées. Pour les chancelleries européennes, déjà échaudées par les différends commerciaux et les retraits américains successifs, ce discours accentue le sentiment d’un désengagement stratégique de Washington. Reste à savoir si cette dynamique survivra à la mise en œuvre du cessez-le-feu et à la réouverture temporaire du détroit d’Ormuz, ou si elle n’est qu’un épisode tactique dans une relation transatlantique en pleine redéfinition.
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Les médias russes rapportent que le président Trump a publiquement remercié Poutine et Xi Jinping pour leur position neutre dans la guerre en Iran, soulignant qu'autrement ils auraient pu considérablement compliquer la tâche des États-Unis. La couverture met en avant la reconnaissance du rôle constructif de la Russie et la valeur de sa position équilibrée.
La presse anglophone rapporte que Trump a remercié Xi et Poutine pour leur neutralité, le présentant comme un camouflet aux alliés occidentaux non mentionnés. La couverture suggère que le président américain privilégie les relations avec les adversaires au détriment des partenaires traditionnels, soulevant des doutes sur la fiabilité des alliances.
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