
Téhéran affiche des menaces de mort contre Trump sur fond de lutte intestine pour le pouvoir
Alors que les factions radicales accusent les négociateurs de « coup d’État » et que le nouveau Guide suprême reste invisible, la République islamique durcit sa rhétorique antiaméricaine par des affiches géantes.
Des panneaux d’affichage géants montrant le président américain Donald Trump dans un cercueil ouvert, accompagnés du slogan « Nous tuons Trump » en persan et en anglais, ont été déployés dans les principaux axes de Téhéran à la mi-juillet. Une seconde fresque, installée place Palestine, représente l’ensemble de la famille Trump au-dessus de cercueils recouverts du drapeau américain, avec l’inscription « Sang pour sang ». Selon des médias iraniens, ces images sont produites par l’organisation Owj, liée aux Gardiens de la révolution, et s’inscrivent dans une campagne de représailles visuelles après la mort de l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février lors de frappes américano-israéliennes.
Cette escalade symbolique intervient alors qu’un conflit ouvert oppose, au sommet de l’État iranien, les partisans d’une ligne dure aux artisans du cessez-le-feu négocié avec Washington. D’après des analystes américains, l’absence prolongée du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei — qui n’a pas participé aux funérailles de son père et ne s’est pas adressé à la nation — alimente les accusations de « coup d’État rampant » portées par les factions radicales contre le président Masoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Lors des obsèques d’Ali Khamenei, ces deux derniers ont été pris à partie par une foule hostile : Araghchi a dû fuir sous les pierres et les cris de « traître », tandis que Pezeshkian était conspué aux slogans de « mort au conciliateur ».
Du côté des capitales occidentales, on observe que la trêve, déjà fragilisée par des attaques des Gardiens de la révolution contre le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, a pratiquement cédé la place à une reprise des hostilités. Le Commandement central américain a annoncé de nouvelles frappes contre des centres de commandement et des défenses antiaériennes iraniennes, tandis que des milices liées à Téhéran en Irak ont offert une prime de dix millions de dollars pour l’assassinat de Donald Trump. Selon des sources proches des négociateurs iraniens, l’accord de cessez-le-feu est perçu par les radicaux comme une capitulation face à l’« ennemi » et une violation des ordres de vengeance édictés par Mojtaba Khamenei dans une déclaration écrite.
La bataille pour le contrôle de l’appareil d’État se double ainsi d’une instrumentalisation de la rue et de l’espace public. Les fresques antiaméricaines, qui occupent depuis des années les murs de la place Palestine, servent désormais à délégitimer toute issue diplomatique et à maintenir la pression sur les responsables visibles du pays. Un député ultraconservateur, Mahmoud Nabavian, a publiquement évoqué un « coup d’État en marche » avant d’être écarté de la commission parlementaire de sécurité nationale, tandis qu’un prédicateur proche des services de sécurité a menacé directement le président Pezeshkian. Selon des experts iraniens, l’enjeu immédiat est de savoir si le Conseil suprême de sécurité nationale, dominé par les pragmatiques, parviendra à contenir la surenchère des partisans de la ligne dure, alors que le dossier nucléaire et les sanctions restent en suspens. Aucune nouvelle session de négociation n’est annoncée à ce stade, et la perspective d’un retour à une guerre de haute intensité entre l’Iran, les États-Unis et Israël est jugée élevée par plusieurs chancelleries européennes.
| Presse latino-américaine | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.70 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
L'Iran menace directement Trump avec des panneaux de mort et accuse ses propres négociateurs de trahison.
En présentant les menaces externes et les accusations internes comme des faits établis, le récit crée une crise totale sans nuance.
La possibilité que les panneaux soient une tactique de propagande des faucons pour discréditer le gouvernement modéré n'est pas mentionnée.
L'Iran affiche une menace de sang pour sang contre la famille Trump, transformant le conflit en vendetta personnelle.
En se concentrant sur l'imagerie graphique et le slogan, le récit personnalise le conflit et le présente comme un cycle de vengeance inévitable.
L'article omet tout contexte de la lutte de pouvoir interne qui pourrait expliquer le panneau comme un outil des faucons contre le gouvernement.
L'Iran est déchiré par une lutte de pouvoir interne : les faucons accusent le président de coup d'État pour avoir négocié avec les États-Unis.
L'analyse se concentre sur les dynamiques de pouvoir et les accusations, présentant la crise comme une bataille pour l'héritage de la révolution sans juger les parties.
Le contenu exact des panneaux menaçants, qui fait partie de l'actualité, n'est pas rapporté pour maintenir l'accent sur la lutte interne.
Élargis ton regard
Le pétrole franchit les 90 dollars, porté par l’embrasement du golfe Persique
8 langues · 21 sources
Depuis TechnologyKimi K3 : le modèle chinois qui ébranle la suprématie américaine en IA
6 langues · 8 sources
Depuis Science & HealthCafé, marche rapide : ce que les nouvelles données changent pour la prévention cardiovasculaire et cognitive
6 langues · 11 sources