
La NASA tente une mission de sauvetage inédite pour son télescope Swift
Un robot spatial a été lancé pour capturer l'observatoire en chute libre et le replacer sur une orbite stable, une première dans l'histoire spatiale.
Le vendredi 4 juillet, une fusée Pegasus XL, larguée depuis un avion au-dessus de l'océan Pacifique, a mis en orbite le vaisseau robotisé LINK. Sa mission : intercepter le télescope spatial Swift de la NASA, qui perd rapidement de l'altitude et menace de se consumer dans l'atmosphère d'ici la fin de l'année. Ce lancement, reporté à plusieurs reprises pour des raisons météorologiques et techniques, marque le début d'une opération de sauvetage sans précédent, dont le succès est loin d'être garanti.
Lancé en 2004 pour une mission initiale de deux ans, Swift a révolutionné l'étude des sursauts gamma, les explosions les plus violentes de l'Univers. Dépourvu de système de propulsion, il n'a pas pu corriger la lente érosion de son orbite, aggravée depuis 2024 par une activité solaire intense qui a dilaté les hautes couches de l'atmosphère terrestre. Alors qu'il orbitait initialement à 600 kilomètres d'altitude, il est descendu à environ 360 kilomètres, et sa chute s'accélère. Sans intervention, il se désintégrerait dans les mois à venir, privant la communauté scientifique d'un instrument irremplaçable pour observer les phénomènes cosmiques les plus énergétiques.
Face à cette urgence, la NASA a attribué un contrat de 30 millions de dollars à la jeune entreprise américaine Katalyst Space Technologies, qui a conçu et assemblé le satellite LINK en seulement huit mois. Ce robot, de la taille d'un réfrigérateur, est équipé de trois bras articulés et de caméras pour s'approcher de Swift, l'agripper par un point d'attache non prévu à l'origine, puis le remorquer sur une orbite plus élevée à l'aide de propulseurs ioniques. Du côté américain, on assume le caractère « à haut risque, haute récompense » de l'entreprise, selon les termes du directeur de Katalyst, Ghonhee Lee. Les milieux scientifiques européens, tout en saluant l'audace de la tentative, soulignent que le télescope n'a jamais été conçu pour une telle manœuvre, ce qui accroît les incertitudes.
Si l'opération réussit, Swift pourrait reprendre ses observations dès septembre et fonctionner encore une dizaine d'années. Au-delà du sauvetage de cet observatoire de 250 millions de dollars, la mission ouvre la voie à de futures interventions de maintenance en orbite, y compris pour le télescope spatial Hubble, lui aussi menacé par la traînée atmosphérique. Les prochaines semaines seront décisives : LINK doit d'abord vérifier ses systèmes, puis entamer une approche progressive de Swift, avec une tentative de capture prévue dans un mois environ.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 7 langues
Le bloc atlantica rapporte le lancement d'une mission robotique pour sauver le télescope Swift comme une opération technique de routine mais sans précédent. Il se concentre sur les détails du lancement, la fusée et le calendrier de la mission, sans dramatiser le risque. Le ton est factuel et neutre, mettant l'accent sur le défi d'ingénierie.
Le bloc iranien souligne l'importance scientifique du télescope Swift, qui a étudié les sursauts gamma pendant plus de 20 ans, et explique que sa descente est accélérée par l'activité solaire de 2024. Il présente la mission de sauvetage comme nécessaire pour sauver un bien précieux, mais note également le processus naturel de la décroissance orbitale. Le ton est analytique et légèrement préoccupé.
Élargis ton regard
Les funérailles d’Ali Khamenei, démonstration de force d’un Iran sous tension
11 langues · 59 sources
Depuis Economy & MarketsAutomobile et smartphones : les marchés émergents en ordre dispersé
4 langues · 10 sources
Depuis Science & HealthEbola en RD Congo : la flambée gagne Kisangani, un essai clinique débute en urgence
5 langues · 7 sources