
Russie : chute record de la popularité de Poutine, la Chine devance les États-Unis dans le monde
Selon un sondage FOM, l’approbation du président russe a chuté de 5 points en une semaine, tandis qu’une enquête Pew montre que la Chine surpasse pour la première fois les États-Unis en image globale.
L’institut russe FOM (Fondation de l’opinion publique) a enregistré une baisse de 5 points de pourcentage du taux d’approbation de Vladimir Poutine, tombé à 66 % entre le 6 et le 12 juillet. Il s’agit, selon les données relayées par les médias russes, de la plus forte érosion hebdomadaire depuis l’annonce de la mobilisation partielle à l’automne 2022. Le niveau de confiance envers le président recule également, de 69 % à 67 %, tandis que l’approbation du gouvernement (41 %, −4 points) et du premier ministre Mikhaïl Michoustine (49 %, −3 points) suit la même tendance. L’institut VTsIOM, qui a modifié sa méthodologie au printemps, confirme la dynamique baissière, avec un taux d’approbation de 65,1 % (−0,9 point) et une confiance de 71 % (−1,3 point).
Selon des analystes russes, cette érosion coïncide avec l’aggravation de la crise du carburant, citée par 19 % des personnes interrogées comme l’un des événements marquants de la semaine, juste après les développements de l’opération militaire en Ukraine (32 %). Les restrictions d’accès à Internet et le blocage de la messagerie Telegram, intervenus au printemps, sont également évoqués par les commentateurs pour expliquer un mécontentement qui s’installe dans la durée. Le Kremlin n’a, à ce stade, pas commenté ces chiffres.
Parallèlement, une enquête du centre de recherche américain Pew, menée entre février et mai 2026 auprès de plus de 42 000 personnes dans 36 pays, montre que la Chine dépasse pour la première fois en près de vingt ans les États-Unis en termes d’image favorable. Dans 25 des pays interrogés, Pékin recueille une opinion plus positive que Washington, qui ne conserve l’avantage que dans six États, dont la Pologne, la Corée du Sud et le Japon. La confiance envers Xi Jinping est supérieure à celle accordée à Donald Trump dans 22 pays, même si les deux dirigeants restent globalement perçus avec méfiance. Les pays en développement, notamment en Afrique et en Amérique latine, affichent les taux d’approbation les plus élevés envers la Chine, tandis que le Japon ferme la marche avec seulement 11 % d’opinions favorables.
Au Brésil, l’enquête Pew relayée par le portail UOL révèle une société partagée : 46 % des Brésiliens ont une vision favorable de la Chine, contre 40 % d’avis défavorables, les jeunes et les sympathisants de gauche ou du centre se montrant plus ouverts. Toutefois, 66 % des Brésiliens déclarent ne pas faire confiance à Xi Jinping, et une proportion identique estime que Pékin ne respecte pas les libertés individuelles. Ces résultats illustrent un décalage entre l’attrait économique et géopolitique de la Chine et les réserves qu’inspire son modèle politique, une ambivalence que l’on retrouve dans de nombreuses opinions publiques occidentales et émergentes. Le dossier des perceptions croisées des grandes puissances reste ouvert, les prochaines vagues d’enquêtes FOM et VTsIOM étant attendues pour mesurer l’impact persistant de la crise énergétique et de la guerre sur l’opinion russe.
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.80 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.80 | aligned |
La Russie maintient la stabilité : la cote d'approbation du président reste élevée ; une légère baisse ne modifie pas le tableau général du soutien public.
Les chiffres sont présentés comme des statistiques de routine, non comme un signal d'alarme, minimisant ainsi l'importance de la baisse.
L'enquête mondiale montrant l'image de la Chine dépassant celle des États-Unis est omise, se concentrant uniquement sur la baisse de la cote intérieure.
La cote de Poutine s'effondre à une vitesse record, révélant le véritable coût de la guerre et l'érosion de la confiance publique.
En soulignant la vitesse de la baisse et en la comparant à la crise de la mobilisation, le récit présente le déclin comme un verdict sur la légitimité du régime.
L'enquête mondiale montrant l'image de la Chine dépassant celle des États-Unis est omise, se concentrant uniquement sur la baisse de la cote intérieure.
Le monde se tourne vers la Chine : la confiance mondiale favorise désormais Pékin par rapport à Washington, confirmant un changement historique dans la perception internationale.
Les données de l'enquête Pew sont présentées comme une tendance objective, mais la sélection des pays et le cadrage de la « confiance » renforcent le récit de l'ascension inévitable de la Chine.
La baisse record de la cote d'approbation de Poutine est omise, se concentrant uniquement sur l'enquête mondiale sur la Chine et les États-Unis.
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