
Ralentissement de l’inflation américaine : les Bourses asiatiques rebondissent, l’Europe plombée par le pétrole
Le reflux inattendu des prix à la consommation aux États-Unis a apaisé les craintes de hausse des taux, mais la flambée du brut liée au conflit irano-américain a freiné l’élan en Europe.
L’indice des prix à la consommation américain a reculé de 0,4 % en juin, sa première baisse depuis le début de la pandémie, tandis que l’inflation sous-jacente annualisée est tombée à 2,6 %, contre 2,8 % attendu. Ce chiffre, publié mardi, a immédiatement détendu les marchés obligataires : le rendement du Trésor à deux ans a cédé 11 points de base pour s’établir à 4,19 %, et la probabilité d’un relèvement des taux directeurs par la Réserve fédérale en juillet a été divisée par deux, à environ 16 %. Les places asiatiques, portées par le rebond des valeurs technologiques, en ont été les premières bénéficiaires.
La Bourse de Séoul, particulièrement exposée aux semi-conducteurs, a bondi de plus de 6 %, effaçant une partie des lourdes pertes accumulées ces dernières semaines. Le fabricant de puces SK hynix a grimpé de près de 10 %, tandis que le néerlandais ASML, premier fournisseur mondial d’équipements pour l’industrie des semi-conducteurs, relevait ses prévisions et voyait son titre s’envoler de 8 % à Amsterdam. À Tokyo, le Nikkei a gagné 1,5 %, et Hong Kong 1,4 %. Seule Shanghai a cédé du terrain, pénalisée par une croissance chinoise qui a ralenti à 4,3 % en rythme annualisé au deuxième trimestre, en deçà des anticipations.
En Europe, le mouvement a été contrarié par la vive remontée des cours du pétrole. Le Brent de la mer du Nord a dépassé 85,50 dollars le baril, en hausse de plus de 10 % depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Le président américain Donald Trump a rétabli un blocus naval des ports iraniens et ordonné de nouvelles frappes, tandis que Téhéran a visé des infrastructures américaines dans la région. Les places de Francfort, Paris et Londres ont ainsi terminé en légère baisse, les investisseurs redoutant qu’une énergie plus chère ne complique la trajectoire de l’inflation.
La prudence reste de mise des deux côtés de l’Atlantique. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a averti devant le Congrès qu’un seul chiffre favorable ne suffisait pas à déclarer victoire sur l’inflation, et que « beaucoup de travail rest[ait] à faire ». Les marchés attendent désormais la seconde partie de son audition, les données sur les prix à la production américains et la décision de politique monétaire de la Banque du Canada, prévue ce mercredi. Les résultats trimestriels de Morgan Stanley, BlackRock et Johnson & Johnson viendront également alimenter la séance.
| Presse atlantique / anglosphère | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.10 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | −0.20 | neutral |
Wall Street mène les marchés asiatiques à la hausse grâce à une inflation plus faible que prévu.
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Les marchés asiatiques montent grâce à l'inflation américaine, mais le pétrole et la fragilité des actions IA tempèrent l'enthousiasme.
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Le conflit au Moyen-Orient et la flambée du pétrole éclipsent les gains asiatiques et entraînent l'Europe à la baisse.
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