
Prévention santé : du diagnostic salivaire à l’IA, une nouvelle donne mondiale
Des marqueurs moléculaires dans la salive à l’intelligence artificielle au service de la longévité, la recherche redessine les contours de la prévention.
La convergence des travaux sur le sommeil, la nutrition et les outils numériques dessine un tournant dans l’approche préventive de la santé. Des chercheurs iraniens ont identifié dix marqueurs moléculaires dans la salive permettant de repérer une privation de sommeil de vingt-quatre heures avec une précision d’environ 94 %, selon une étude encore au stade de la recherche. Ce test non invasif, s’il est validé à plus grande échelle, pourrait offrir un équivalent aux éthylotests pour la fatigue, utile pour les conducteurs ou le personnel de secteurs sensibles. Parallèlement, une étude récente montre que l’association d’une thérapie cognitivo-comportementale spécifique à l’insomnie et d’une activité physique régulière améliore la qualité du sommeil de manière plus durable que chaque méthode prise isolément.
La qualité du repos nocturne est aussi minée par des facteurs psychosociaux. Un psychologue russe souligne que le stress chronique maintient le système nerveux en alerte pendant la nuit, expliquant l’épuisement matinal malgré une durée de sommeil suffisante. Un spécialiste australien du sommeil rappelle que l’apnée du sommeil et l’insomnie chronique restent largement sous-diagnostiquées, en particulier chez les femmes dont les symptômes diffèrent de ceux des hommes. Une étude de suivi menée par les National Institutes of Health américains auprès de 43 000 femmes a par ailleurs établi que dormir avec une lumière allumée était associé à un risque accru de 17 % de prise de poids significative, probablement en raison de la perturbation de la mélatonine.
Les habitudes alimentaires font l’objet de réévaluations. Une étude observationnelle de long terme indique que sauter régulièrement le petit-déjeuner est corrélé à un risque plus élevé de démence, du fait de l’instabilité glycémique et du stress oxydatif qui en découlent. Concernant la perte de poids, si l’absence de petit-déjeuner peut réduire l’apport calorique total, le déficit calorique global reste le facteur déterminant, nuancent les données relayées par la presse indonésienne. Dans ce pays, l’influenceur Ade Rai promeut une activité physique dès le réveil pour optimiser la combustion des graisses après le jeûne nocturne. En parallèle, l’ostéopénie, qui touche environ 40 % des adultes dans le monde, évolue sans symptôme et nécessite un dépistage par absorptiométrie, un message porté par les autorités sanitaires indonésiennes.
La surexposition aux écrans aggrave les troubles de l’attention et l’anxiété, en Indonésie où le temps d’écran quotidien dépasse sept heures, comme dans de nombreux pays. Les algorithmes des réseaux sociaux exploitent les circuits dopaminergiques, favorisant une dépendance numérique. En contraste, la recherche fondamentale continue d’éclairer le fonctionnement cérébral : une équipe du Cold Spring Harbor Laboratory, aux États-Unis, a montré chez la souris et le poisson-zèbre que les cellules du cerveau utilisent leur lignée cellulaire comme carte de positionnement durant le développement, une découverte publiée dans Neuron. La prochaine étape à surveiller est la validation des diagnostics salivaires en conditions réelles et l’extension des plateformes de santé préventive intégrant l’intelligence artificielle, à l’image du projet Longevity 5.0 qui prévoit d’implanter des centres de longévité dans des complexes hôteliers indonésiens.
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