
Négociations de Rome : Israël et le Liban butent sur la mise en œuvre des zones pilotes
Les pourparlers sous médiation américaine visent à concrétiser l’accord-cadre du 26 juin, mais les divergences persistent sur le retrait israélien et le désarmement du Hezbollah.
Réunis à Rome le 14 juillet sous l’égide des États-Unis, les représentants israéliens et libanais ont entamé un sixième cycle de négociations directes consacré à l’application de l’accord-cadre signé à Washington le 26 juin. Selon un responsable du département d’État américain, les échanges ont été « fructueux » et se sont déroulés « dans une ambiance positive », les deux parties se disant désireuses d’avancer. Le cœur des discussions porte sur le lancement de deux « zones pilotes » dans le sud du Liban, où l’armée israélienne se retirerait progressivement au profit de l’armée libanaise, avec pour objectif affiché d’y empêcher tout retour du Hezbollah.
Du côté israélien, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a déclaré que son pays était « prêt à aller de l’avant » sur ces deux zones, tout en conditionnant tout retrait à l’absence du Hezbollah et à la capacité de l’armée libanaise d’y maintenir une zone démilitarisée. Les responsables israéliens considèrent ce dispositif comme un test de la volonté et des moyens de l’État libanais, sans engagement préalable sur un retrait élargi. À Beyrouth, la présidence libanaise insiste au contraire sur un début immédiat du retrait israélien des zones pilotes avant toute autre discussion, et exige que ces zones soient situées dans des localités effectivement occupées. Selon des sources diplomatiques libanaises, l’armée libanaise se tient prête à prendre le contrôle des secteurs évacués de manière progressive, mais rejette un processus ouvert ou conditionné.
Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, rejette l’accord-cadre et toute perspective de désarmement, ce qui réduit les marges de manœuvre de la délégation libanaise. Téhéran, qui avait exigé l’arrêt des hostilités au Liban dans le cadre du protocole d’accord signé avec Washington le 17 juin, cherche à lier le dossier libanais aux tensions régionales, tandis qu’Israël et les États-Unis s’efforcent de les dissocier. La reprise d’affrontements américano-iraniens dans le Golfe et la poursuite de frappes israéliennes limitées dans le sud du Liban rappellent la fragilité du cessez-le-feu en vigueur depuis juin. Selon les autorités libanaises, plus de 4 300 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre en mars, et plus d’un million de déplacés restent en attente d’un retour.
La médiation américaine, appuyée par une délégation militaire du CENTCOM dépêchée à Beyrouth le week-end précédent, tente de synchroniser le retrait israélien et le déploiement libanais afin d’éviter tout vide sécuritaire. L’Italie, qui accueille les pourparlers dans son ambassade à Rome, a présenté cette initiative comme une contribution à une « capitale de la paix », selon les mots du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani. Les analystes israéliens et européens, cités par l’AFP et Radio-Canada, estiment toutefois que les chances d’une percée immédiate restent limitées, ces discussions servant avant tout à maintenir un cadre de négociation. Les travaux doivent reprendre le 15 juillet, sans qu’aucun calendrier contraignant n’ait été annoncé pour le début du retrait.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
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| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
Les pourparlers de Rome sont un événement diplomatique programmé avec des détails logistiques clairs.
En se concentrant uniquement sur les dates et les participants, il évite toute évaluation politique, normalisant le conflit.
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Le Liban exige le retrait immédiat d'Israël des zones pilotes avant toute autre discussion ; la guerre n'apporte pas la sécurité.
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Netanyahu doit comprendre que la guerre n'apporte pas la sécurité ; Israël n'a jamais adhéré à des solutions pacifiques.
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