
Après l’élimination face au Maroc, Ronald Koeman quitte la sélection néerlandaise
L’entraîneur a annoncé sa démission au lendemain de la défaite aux tirs au but contre le Maroc en seizièmes de finale du Mondial 2026, invoquant la responsabilité de l’échec et la santé de son épouse.
Le parcours des Pays-Bas dans cette Coupe du monde s’est achevé de manière brutale à Monterrey, au Mexique. Opposés au Maroc en seizièmes de finale, les Néerlandais ont concédé l’égalisation à la dernière minute du temps additionnel par Issa Diop, avant de s’incliner 3-2 lors de la séance de tirs au but. Trois tireurs — Justin Kluivert, Quinten Timber et Crysencio Summerville — ont échoué face au gardien Yassine Bounou, scellant l’élimination d’une équipe qui avait pourtant dominé son groupe F avec des victoires sur la Suède et la Tunisie, et un nul contre le Japon.
Moins de vingt-quatre heures après ce revers, Ronald Koeman a annoncé sur Instagram la fin de son second mandat à la tête de la sélection. « Personne n’est plus déçu que moi », a écrit le technicien de 63 ans, assumant l’entière responsabilité de l’échec. Il a également évoqué la maladie de son épouse Bartina, atteinte d’un cancer du sein, pour expliquer un retrait qui pourrait être définitif du métier d’entraîneur. La presse néerlandaise, qui avait déjà fustigé le choix tactique d’aligner cinq défenseurs et une possession de balle réduite à 30 % face au Maroc, a vu dans cette démission une issue inévitable.
Les réactions internationales ont souligné le décalage entre l’identité historique du football néerlandais et la prestation proposée. Depuis les plateaux de Fox Sports, l’ancien attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic, formé à l’Ajax sous Koeman, a déploré une équipe « qui ne joue pas pour gagner » et a estimé que le sélectionneur avait trahi l’héritage offensif des Oranje. Le Français Thierry Henry a également pointé une approche trop prudente. Du côté marocain, la qualification a été célébrée comme une confirmation de la solidité d’une sélection désormais perçue, selon les déclarations du défenseur Noussair Mazraoui, comme « une équipe forte au niveau mondial ».
Au-delà du terrain, la fédération néerlandaise (KNVB) a dû réagir à une vague d’insultes racistes visant les trois joueurs ayant manqué leur penalty. Dans un communiqué, elle a condamné ces comportements et annoncé le dépôt d’une plainte auprès de l’organisme de signalement des discriminations en ligne, rappelant que « le football rassemble des personnes de toutes origines ». Cette séquence fait écho aux abus subis par des joueurs anglais après l’Euro 2021 et relance le débat sur la modération des réseaux sociaux lors des grands tournois.
Le départ de Koeman s’inscrit dans une hécatombe d’entraîneurs durant ce Mondial : avant lui, les sélectionneurs de la Tunisie, de l’Écosse, de la Corée du Sud, de la République tchèque et de l’Uruguay ont quitté leurs fonctions. Pour les Pays-Bas, la priorité est désormais de nommer un successeur avant la Ligue des nations de septembre. Le Maroc, quant à lui, affrontera le Canada en huitièmes de finale, avec l’ambition de poursuivre un parcours qui avait déjà marqué les esprits au Qatar en 2022.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Morocco’s historic victory over the Netherlands in the World Cup playoffs is celebrated as a national triumph. The resignation of Dutch coach Ronald Koeman is framed as a direct consequence of Morocco’s superior performance and a sign of the shifting balance in global football. The tone is jubilant, with emphasis on Arab pride and the downfall of a European powerhouse.
The resignation of Ronald Koeman after the Netherlands’ loss to Morocco is reported with a mix of disappointment and analytical distance. The focus is on the Dutch team’s underperformance and Koeman’s tactical errors, rather than on Morocco’s achievement. The tone is measured, treating the event as a routine coaching change in a major tournament.
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