
Mbappé porte la France en huitièmes, l’Angleterre et les États-Unis face à leur destin
Le triomphe des Bleus face à la Suède contraste avec les éliminations précoces de l’Allemagne et des Pays-Bas, tandis que les co-hôtes américains et les Three Lions abordent des rendez-vous à haut risque.
Kylian Mbappé a offert mardi soir une démonstration offensive éclatante, inscrivant un doublé lors de la victoire 3-0 de la France contre la Suède, portant son total à six buts dans le tournoi. Au-delà de la performance statistique, l’image marquante fut celle de l’attaquant du Real Madrid et de ses coéquipiers se précipitant vers Didier Deschamps après l’un des buts pour étreindre leur sélectionneur, endeuillé par la perte de sa mère ce mois-ci. « Cela reflète l’esprit de ce groupe, c’est notre ADN », a confié Mbappé à beIN Sports, illustrant une cohésion que les observateurs européens jugent déterminante pour la suite de la compétition.
Cette démonstration de force intervient dans un contexte de résultats imprévisibles qui a déjà vu deux géants européens, l’Allemagne et les Pays-Bas, éliminés aux tirs au but en seizièmes de finale par le Paraguay et le Maroc. La presse d’outre-Rhin parle d’un « Favoritensterben » – une hécatombe de favoris – qui incite à la prudence. Thomas Tuchel, le sélectionneur allemand de l’Angleterre, a reconnu que « les matchs de ce tour jusqu’ici parlent un langage très clair : ce sont des marges très, très étroites ». Son équipe, qui affronte la République démocratique du Congo à Atlanta, reste néanmoins présentée comme favorite, une étiquette que les médias britanniques acceptent tout en soulignant les absences sur blessure de Reece James et Jarell Quansah en défense.
Face aux Three Lions, la RD Congo aborde ce huitième de finale sans pression, selon son entraîneur français Sébastien Desabre, pour qui « notre Coupe du monde est déjà une réussite par rapport à nos objectifs ». La presse africaine relève la composition singulière de l’effectif congolais : vingt des vingt-six joueurs sont nés hors du pays, majoritairement en France, à l’image de l’attaquant Yoane Wissa, bien connu de ses adversaires anglais puisqu’il évolue en Premier League. Les défenseurs Aaron Wan-Bissaka et Axel Tuanzebe, nés à Londres et passés par les sélections de jeunes anglaises, incarnent cette diaspora que le staff congolais a méthodiquement intégrée.
Aux États-Unis, le match contre la Bosnie-Herzégovine dans la baie de San Francisco est perçu comme le plus grand moment de l’histoire du soccer américain. Jusqu’à trente millions de téléspectateurs sont attendus en prime time pour voir Christian Pulisic et ses coéquipiers tenter de décrocher une première victoire en phase à élimination directe depuis près d’un quart de siècle. « Nous sentons le pays se rassembler autour de nous », a déclaré le milieu Gio Reyna, tandis que les commentateurs américains mesurent l’élan que pourrait donner un parcours prolongé à ce sport sur leur territoire. La Belgique, de son côté, affronte le Sénégal à Seattle avec une génération vieillissante – Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku en tête – mise à l’épreuve par des Lions de la Teranga revigorés après leur large victoire 5-0 contre l’Irak. La Norvège, portée par un but décisif d’Erling Haaland, a déjà composté son billet pour les huitièmes en battant la Côte d’Ivoire 2-1, une première historique pour les Scandinaves.
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Après les éliminations choc de l'Allemagne et des Pays-Bas, l'Angleterre affronte une dangereuse équipe de RD Congo qui n'a rien à perdre. Les Three Lions veulent à tout prix mettre fin à 60 ans de disette, mais leur entraîneur prévient que les outsiders pourraient créer une nouvelle surprise. Le match est présenté comme un piège potentiel pour une équipe accablée par l'histoire.
L'Angleterre doit aborder ce huitième de finale comme une tâche obligatoire ; tout autre résultat qu'une victoire serait une honte. Avec l'Allemagne et les Pays-Bas déjà éliminés aux tirs au but, les Three Lions ne peuvent pas se permettre de trébucher face à la RD Congo. La pression est sur l'équipe de Tuchel pour éviter une nouvelle sortie de route d'un favori.
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