
Londres interdit le soutien aux Gardiens de la révolution iraniens
Le gouvernement britannique a annoncé lundi l’interdiction de tout soutien au Corps des Gardiens de la révolution islamique, en recourant à une nouvelle législation sur les menaces étatiques, après une série d’attaques antisémites attribuées à un groupe lié à Téhéran.
Le Royaume-Uni a dévoilé, le 13 juillet, un projet de loi interdisant le soutien au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), au Mouvement islamique des compagnons de la droite (IMCR) et au corps des volontaires du GRU, le renseignement militaire russe. Présentée par la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, cette mesure s’appuie sur le National Security (State Threats) Act 2026, une législation distincte du Terrorism Act 2000, qui permet de qualifier des entités étatiques étrangères de menace pour la sécurité nationale sans les inscrire formellement sur la liste des organisations terroristes. Tout soutien – y compris l’expression d’une opinion favorable, l’assistance matérielle ou la collecte de fonds – sera passible de quatorze ans d’emprisonnement, tandis que les actes de sabotage commis pour le compte de ces groupes pourront entraîner la réclusion à perpétuité. Le Parlement doit se prononcer dans les prochains jours, pour une entrée en vigueur prévue le 17 juillet.
Selon les autorités britanniques, le CGRI est impliqué dans des « menaces de mort et des actes d’intimidation sur le sol britannique », et aurait « presque certainement » dirigé les opérations de l’IMCR, un groupe apparu en ligne cette année et qui a revendiqué sept attaques contre des sites liés aux communautés juive et israélienne, dont l’incendie de quatre ambulances d’une association caritative juive à Golders Green. Le MI5 a recensé au moins vingt complots potentiellement meurtriers soutenus par l’Iran au cours de l’année écoulée. En parallèle, Londres a convoqué l’ambassadeur iranien pour protester contre ces « activités hostiles », qualifiées d’« irresponsables et inacceptables » par la cheffe de la diplomatie Yvette Cooper. Le corps des volontaires du GRU est, quant à lui, accusé de « sabotage et autres activités dirigées contre le Royaume-Uni et l’Europe ».
Du côté iranien, plusieurs médias, dont Khabar Online, ont contesté la qualification de « terroriste » reprise par une partie de la presse internationale, soulignant que le mécanisme juridique retenu par Londres diffère d’une inscription sur la liste des organisations proscrites au titre de la loi antiterroriste de 2000. Ils y voient une « action hostile » motivée par des considérations politiques, tout en relevant que les conséquences pénales sont comparables, voire plus sévères. Cette distinction est également relevée par des analystes occidentaux : le CGRI étant une branche officielle des forces armées iraniennes, son interdiction en tant qu’organisation terroriste classique se heurtait à des obstacles juridiques et diplomatiques, que la nouvelle loi vise précisément à contourner.
Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large de durcissement occidental envers Téhéran. Les États-Unis, le Canada et l’Australie avaient déjà inscrit le CGRI sur leur liste terroriste, et l’Union européenne a fait de même en janvier 2025, en réaction à la répression des manifestations en Iran. En incluant simultanément une entité liée au GRU, le gouvernement britannique entend aussi répondre à ce que les capitales européennes décrivent comme une intensification des opérations hybrides russes, mêlant capacités conventionnelles et forces irrégulières. Le vote du Parlement, attendu d’ici la fin de la semaine, ouvrira la voie à de nouvelles mesures que le Foreign Office a promises pour les jours à venir.
| Presse iranienne et apparentée | −0.90 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.60 | aligned |
| Presse israélienne | +0.80 | aligned |
| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
Iran rejects the UK decision as a hostile and unfounded act, accusing London of blindly following US policies and targeting a legitimate state institution.
The Iranian narrative delegitimizes the UK measure by labeling it a 'claimed' terrorist listing and emphasizing the lack of legal basis, thereby reducing its credibility and impact.
The Iranian bloc omits specific evidence of threats to life and antisemitic attacks that motivated the UK decision, focusing instead on the alleged political nature of the ban.
The UK government asserts that banning the IRGC is a necessary measure to protect national security and counter state-backed threats, linking the decision to concrete attacks and intimidation on British soil.
The Atlantic bloc frames the ban as a logical response to clear evidence of threats, using the language of 'proscription' and 'terrorist organization' to invoke legal and moral authority.
The Atlantic bloc omits the Iranian perspective that the IRGC is a legitimate state institution, and downplays any potential overreach of the new powers.
Israel welcomes the UK decision as a significant step that joins the US and EU in designating the IRGC as a terrorist organization, reinforcing the international front against Iranian aggression.
The Israeli narrative amplifies the significance of the UK move by placing it within a broader Western consensus and linking it to recent Iranian attacks, thereby legitimizing further sanctions.
The Israeli bloc omits the nuance that the UK measure is not a traditional terrorist designation but a new state threats power, presenting it as a straightforward addition to the terror list.
Russia notes the UK ban on the IRGC and the GRU volunteer corps, highlighting the inclusion of a Russian-linked group and implicitly criticizing the UK's broad targeting.
The Russian narrative maintains a factual tone but subtly emphasizes the dual targeting of Iran and Russia, suggesting a geopolitical motive behind the UK's new powers.
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