
Liban : la trêve sous tension après des frappes israéliennes meurtrières
Depuis mardi, au moins sept personnes ont été tuées dans le sud du Liban, ravivant les accusations de violations du cessez-le-feu négocié entre Washington et Téhéran.
La cessation des hostilités entrée en vigueur le 21 juin au Liban, à la suite d’un mémorandum d’entente américano-iranien, est mise à l’épreuve par une série de frappes israéliennes qui, selon les autorités libanaises, ont causé la mort d’au moins sept personnes en trois jours. L’armée israélienne affirme avoir visé des membres armés du Hezbollah représentant une menace immédiate pour ses soldats déployés dans le sud du pays, notamment dans le secteur de la crête d’Ali al-Taher, près de Nabatieh. Le Hezbollah, de son côté, dénonce des « violations flagrantes » et assure que les victimes sont des civils qui inspectaient leurs domiciles dans les villages de Kfar Rumman et de Zawtar-Mayfadoun.
Les positions des parties restent irréconciliables. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que les troupes ne se retireraient pas du Liban, même si les États-Unis l’exigeaient, tandis que le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a prévenu qu’aucun accord définitif ne serait conclu sans un retrait israélien complet. Le mouvement chiite, qui affirme enregistrer en temps réel chaque incident, a mis en garde contre la poursuite de ces attaques, tout en se disant prêt à répondre. Parallèlement, des négociations directes entre responsables libanais et israéliens se tiennent à Washington, distinctes de l’accord-cadre irano-américain, selon le président libanais Joseph Aoun.
L’épisode s’inscrit dans une guerre déclenchée fin février, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Depuis, les combats ont fait environ 4 200 morts côté libanais, selon les bilans officiels, et 37 soldats israéliens tués, d’après l’armée israélienne, qui a également perdu un civil contractuel. L’invasion terrestre israélienne a pénétré jusqu’à dix kilomètres en territoire libanais, et des témoignages font état de maisons incendiées et de grenades assourdissantes utilisées dans plusieurs localités.
Le mémorandum américano-iranien, salué par le Hezbollah comme une « réalisation majeure » de la République islamique, lie explicitement le sort du Liban à d’autres dossiers régionaux, notamment le programme nucléaire iranien et le détroit d’Ormuz. Pour Téhéran, cet accord consacre une « diplomatie de la force » ; pour les médiateurs pakistanais et qataris, il prévoit la création d’une cellule de déconfliction afin de limiter les débordements. Sur le terrain, l’absence de mécanisme de vérification indépendant et la poursuite des opérations israéliennes maintiennent le sud du Liban dans un état de trêve armée, tandis que les pourparlers de Washington doivent se poursuivre dans les prochains jours.
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L'armée israélienne a délibérément visé un véhicule civil dans le sud du Liban, tuant deux personnes en violation flagrante du cessez-le-feu. Cette attaque s'inscrit dans un schéma d'agression israélienne qui ne cesse de déstabiliser la région.
Une frappe de drone israélien a tué deux personnes dans le sud du Liban. L'armée israélienne a déclaré avoir visé deux membres du Hezbollah, tandis que les médias d'État libanais ont confirmé les décès sans préciser leur affiliation. L'incident accentue la pression sur la trêve fragile.
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