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Sportlundi 29 juin 2026

Le spectre du « match de la honte » ressurgit après le nul controversé entre l’Algérie et l’Autriche

Un résultat 3-3 qui qualifie les deux équipes et élimine l’Iran ravive les soupçons d’un pacte, quarante-quatre ans après le « pacte de Gijón ».

Le scénario semblait écrit d’avance, et pourtant il a fallu attendre la sixième minute du temps additionnel pour que le dénouement, aussi improbable que controversé, scelle le destin de trois nations. Au terme d’un match à rebondissements, l’Algérie et l’Autriche se sont quittées sur un score de 3-3 qui les propulse toutes deux en seizièmes de finale du Mondial 2026, aux dépens de l’Iran. Ce résultat, acquis au terme d’une seconde période marquée par de longues phases de possession stérile et une soudaine explosion de buts dans les arrêts de jeu, a immédiatement réveillé le souvenir du « pacte de Gijón » de 1982, quand l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche avaient orchestré un non-match pour éliminer… l’Algérie.

Les faits de jeu, relayés par les médias du monde entier, dessinent une trame troublante. Après l’égalisation de Riyad Mahrez à l’heure de jeu (2-2), le rythme s’est effondré : l’Algérie a enchaîné plus de 700 passes, souvent latérales, tandis que l’Autriche renonçait à presser, comme le relèvent plusieurs commentateurs indonésiens. Le véritable choc est survenu à la 93e minute, lorsque Mahrez, lancé en profondeur, a inscrit un but qui offrait la victoire aux Fennecs et condamnait l’Autriche à l’élimination. Des images diffusées par la presse espagnole montrent alors le banc autrichien se précipiter vers le staff algérien dans une agitation qui contraste avec la célébration retenue des buteurs. Trois minutes plus tard, sur un centre anodin, Sasa Kalajdzic plaçait une tête imparable qui rétablissait la parité, déclenchant des scènes de liesse dans les tribunes… algériennes. Les vidéos de supporteurs célébrant le but adverse ont fait le tour des réseaux sociaux, nourrissant les accusations de collusion.

Les réactions d’après-match n’ont fait qu’épaissir le malaise. Interrogé par la presse allemande, Mahrez a reconnu une situation « gênante », tout en se justifiant par l’obligation de « respecter le football ». L’entraîneur autrichien Ralf Rangnick a balayé les soupçons en invoquant la folie des dernières secondes, tandis que son homologue algérien Vladimir Petkovic s’est félicité que « le football ait gagné ». Du côté iranien, l’amertume est vive : les appels à une enquête de la FIFA se multiplient, certains médias asiatiques allant jusqu’à parler de « conspiration » et de « match arrangé ». La presse européenne, sans nier les zones d’ombre, souligne l’absence de preuves tangibles et rappelle que le règlement autorise de facto ce type de calcul.

L’affaire ravive un débat récurrent sur l’intégrité des phases de groupes lorsque les intérêts convergent. Quarante-quatre ans après le « match de la honte » qui avait privé l’Algérie de Rabah Madjer d’une qualification historique, l’histoire bégaie, mais avec un renversement des rôles qui n’échappe à aucun observateur. La FIFA, qui n’a pas réagi officiellement, se trouve une nouvelle fois confrontée à la difficulté de sanctionner une entente tacite sans preuve matérielle. En attendant, l’Autriche affrontera l’Espagne à Los Angeles, et l’Algérie se mesurera à la Suisse à Vancouver, tandis que l’Iran, éliminé malgré un nul contre l’Égypte, rumine une injustice aux accents de déjà-vu.

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lundi 29 juin 2026

Le spectre du « match de la honte » ressurgit après le nul controversé entre l’Algérie et l’Autriche

Un résultat 3-3 qui qualifie les deux équipes et élimine l’Iran ravive les soupçons d’un pacte, quarante-quatre ans après le « pacte de Gijón ».

Le scénario semblait écrit d’avance, et pourtant il a fallu attendre la sixième minute du temps additionnel pour que le dénouement, aussi improbable que controversé, scelle le destin de trois nations. Au terme d’un match à rebondissements, l’Algérie et l’Autriche se sont quittées sur un score de 3-3 qui les propulse toutes deux en seizièmes de finale du Mondial 2026, aux dépens de l’Iran. Ce résultat, acquis au terme d’une seconde période marquée par de longues phases de possession stérile et une soudaine explosion de buts dans les arrêts de jeu, a immédiatement réveillé le souvenir du « pacte de Gijón » de 1982, quand l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche avaient orchestré un non-match pour éliminer… l’Algérie.

Les faits de jeu, relayés par les médias du monde entier, dessinent une trame troublante. Après l’égalisation de Riyad Mahrez à l’heure de jeu (2-2), le rythme s’est effondré : l’Algérie a enchaîné plus de 700 passes, souvent latérales, tandis que l’Autriche renonçait à presser, comme le relèvent plusieurs commentateurs indonésiens. Le véritable choc est survenu à la 93e minute, lorsque Mahrez, lancé en profondeur, a inscrit un but qui offrait la victoire aux Fennecs et condamnait l’Autriche à l’élimination. Des images diffusées par la presse espagnole montrent alors le banc autrichien se précipiter vers le staff algérien dans une agitation qui contraste avec la célébration retenue des buteurs. Trois minutes plus tard, sur un centre anodin, Sasa Kalajdzic plaçait une tête imparable qui rétablissait la parité, déclenchant des scènes de liesse dans les tribunes… algériennes. Les vidéos de supporteurs célébrant le but adverse ont fait le tour des réseaux sociaux, nourrissant les accusations de collusion.

Les réactions d’après-match n’ont fait qu’épaissir le malaise. Interrogé par la presse allemande, Mahrez a reconnu une situation « gênante », tout en se justifiant par l’obligation de « respecter le football ». L’entraîneur autrichien Ralf Rangnick a balayé les soupçons en invoquant la folie des dernières secondes, tandis que son homologue algérien Vladimir Petkovic s’est félicité que « le football ait gagné ». Du côté iranien, l’amertume est vive : les appels à une enquête de la FIFA se multiplient, certains médias asiatiques allant jusqu’à parler de « conspiration » et de « match arrangé ». La presse européenne, sans nier les zones d’ombre, souligne l’absence de preuves tangibles et rappelle que le règlement autorise de facto ce type de calcul.

L’affaire ravive un débat récurrent sur l’intégrité des phases de groupes lorsque les intérêts convergent. Quarante-quatre ans après le « match de la honte » qui avait privé l’Algérie de Rabah Madjer d’une qualification historique, l’histoire bégaie, mais avec un renversement des rôles qui n’échappe à aucun observateur. La FIFA, qui n’a pas réagi officiellement, se trouve une nouvelle fois confrontée à la difficulté de sanctionner une entente tacite sans preuve matérielle. En attendant, l’Autriche affrontera l’Espagne à Los Angeles, et l’Algérie se mesurera à la Suisse à Vancouver, tandis que l’Iran, éliminé malgré un nul contre l’Égypte, rumine une injustice aux accents de déjà-vu.

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