
Pétrole : la trêve américano-iranienne ébranlée, les cours du brut repartent à la hausse
Les frappes réciproques entre Washington et Téhéran ravivent les craintes d’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, tandis que les Bourses asiatiques hésitent et que le dollar se renforce.
Les prix du pétrole ont progressé lundi 29 juin, le baril de Brent gagnant 0,8 % à 72,57 dollars et le WTI 1,3 % à 70,11 dollars, après plusieurs jours de frappes réciproques entre les États-Unis et l’Iran. Ces heurts, les plus graves depuis la signature d’un accord de paix intérimaire le 17 juin, ont de nouveau ralenti le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial. La remontée des cours intervient alors que les cargaisons avaient brièvement repris la semaine précédente, avant qu’une attaque contre un pétrolier lié au Qatar ne déclenche une riposte américaine et iranienne.
La perspective d’un rétablissement rapide des flux pétroliers du Golfe Persique est ainsi remise en cause. Selon des notes d’analystes de la zone Asie-Pacifique, le marché « réévalue l’hypothèse d’une reprise rapide de l’offre » et anticipe que les goulets d’étranglement logistiques – engorgement des pétroliers, infrastructures endommagées, puits fermés – pourraient perdurer jusqu’à la fin de l’année. Le terminal saoudien de Ras Tanura a certes repris ses chargements, mais un accident d’hélicoptère meurtrier sur le site illustre la fragilité des opérations.
Les places boursières asiatiques ont ouvert en ordre dispersé, le KOSPI sud-coréen cédant près de 2 % et le Nikkei japonais 1 %, tandis que les contrats à terme américains pointaient vers une légère hausse. En Europe, les prix du gaz naturel ont au contraire reculé, les opérateurs estimant que l’approvisionnement régional restait suffisant. Le dollar, porté par les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale, s’est maintenu près de son plus haut annuel, pesant sur l’or qui a chuté de 0,4 % à 4 072 dollars l’once.
La diplomatie n’est pas rompue : Washington et Téhéran ont accepté de suspendre les hostilités et de reprendre les pourparlers au Qatar sur le différend du détroit d’Ormuz. Mais la confiance des marchés reste mince, comme le résume un stratège cité par la presse financière : « Nous entrons en juillet avec un cessez-le-feu auquel personne ne croit vraiment. » La prochaine étape sera la concrétisation de ces discussions, alors que les contraintes physiques continuent de soutenir les cours.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
2 groupes éditoriaux · 3 langues
Les prix du pétrole ont légèrement augmenté lundi, le Brent dépassant les 72 dollars, alors que les hostilités entre les États-Unis et l'Iran se poursuivaient pour le quatrième jour. Les marchés restent préoccupés par les risques d'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz, mais sont de plus en plus confiants que les derniers échanges militaires ne dégénéreront pas en une guerre régionale à grande échelle. L'espoir persiste qu'un cessez-le-feu de 60 jours permette de rétablir les expéditions de pétrole via le détroit.
Le pétrole a rebondi lundi après de nouveaux échanges de frappes entre les États-Unis et l'Iran, soulignant la fragilité de l'accord intérimaire visant à mettre fin à la guerre. Présenté comme une guerre américano-israélienne contre l'Iran, le conflit a de nouveau ralenti le trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, tandis que le mémorandum d'entente de juin – incluant le Liban et la levée des sanctions – semble de plus en plus incertain. La reprise de l'escalade jette le doute sur la stabilité régionale et la sincérité des efforts de paix.
Élargis ton regard
Accord Israël-Liban : raids israéliens et rejet du Hezbollah fragilisent le processus de paix
6 langues · 14 sources
Depuis Economy & MarketsJuillet 2026 : de Buenos Aires à Rome, les ajustements de la protection sociale
4 langues · 13 sources
Depuis TechnologyLes défis de l’orbite basse : sauver Swift, détruire l’ISS, et la mystérieuse capsule SpaceX
4 langues · 8 sources