
Le Congrès espagnol exhorte Pedro Sánchez à solliciter un vote de confiance
Une motion non contraignante, portée par la droite et les indépendantistes catalans, accentue la pression sur un chef de gouvernement fragilisé par les affaires de corruption.
Le Congrès des députés espagnol a adopté, le 22 mai, une motion du Parti populaire (PP) qui invite le président du gouvernement, Pedro Sánchez, à envisager de poser la question de confiance et à assumer ses responsabilités politiques en démissionnant. Le texte, approuvé par 178 voix contre 171 et une abstention, a bénéficié du soutien de Vox et, fait notable, de Junts, la formation indépendantiste catalane qui avait permis l’investiture de Sánchez en 2023. La motion n’a aucune portée juridique contraignante, la Constitution réservant au seul chef de l’exécutif la prérogative de dissoudre les Cortes ou de se soumettre à un vote de confiance.
Pour le PP et ses alliés, l’accumulation d’enquêtes judiciaires visant des responsables nommés ou soutenus par Sánchez – au premier rang desquelles la condamnation à vingt-quatre ans de prison de l’ex-ministre des Transports José Luis Ábalos – impose une clarification politique immédiate. Selon des sources parlementaires madrilènes, le vote de Junts aux côtés de la droite traduit une rupture consommée avec l’exécutif, le parti catalan estimant que la législature est paralysée et que le gouvernement ne dispose plus de majorité stable. Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a qualifié l’initiative d’« effet politique nul », tandis que Pedro Sánchez a réaffirmé devant les députés sa volonté d’aller au terme de son mandat.
La séquence met en lumière l’isolement parlementaire croissant du chef du gouvernement socialiste. D’après les observateurs de la vie politique espagnole, la défection de Junts prive l’exécutif de la capacité à faire adopter ses projets législatifs, notamment le budget, et rend improbable la survie de la législature sans un remaniement des alliances. La droite, de son côté, n’a pas déposé de motion de censure constructive – seul instrument constitutionnel permettant de renverser le gouvernement –, faute de réunir les appuis nécessaires. En interne, le leadership d’Alberto Núñez Feijóo, chef du PP, est mis en cause par une partie de son camp, qui juge qu’un autre dirigeant aurait déjà capitalisé sur l’affaiblissement de Sánchez.
La motion s’inscrit dans un climat de blocage institutionnel, la Mesa du Congrès ayant précédemment refusé de soumettre au vote une exigence d’élections anticipées. Les prochaines semaines s’annoncent tendues : le débat budgétaire constituera un test de la capacité de Sánchez à rassembler une majorité, tandis que les formations indépendantistes et la droite entendent maintenir la pression. Aucune échéance électorale n’est pour l’heure fixée, le président du gouvernement conservant la maîtrise du calendrier.
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Le Congrès espagnol a adopté une motion non contraignante invitant Pedro Sánchez à se soumettre à un vote de confiance, alors que les scandales de corruption secouent le PSOE. Le gouvernement répond par une attitude de défi 'on ne nous fera pas bouger', tandis que le chef de l'opposition Feijóo montre des signes d'anxiété. La chronique politique mêle ironie et scepticisme quant aux conséquences réelles.
Les législateurs espagnols ont adopté une résolution non contraignante exigeant la démission du Premier ministre Pedro Sánchez en raison d'affaires de corruption impliquant ses proches et le parti socialiste au pouvoir. La motion l'exhorte à démissionner ou à convoquer des élections anticipées. Le vote reflète la pression politique sur le gouvernement Sánchez.
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