
Le Portugal élimine la Croatie sur un hors-jeu détecté par puce électronique
Un capteur dans le ballon a annulé un but croate à la 103e minute, suscitant un débat mondial sur la place de la technologie dans le football, tandis que le Portugal rendait hommage à Diogo Jota.
Le Portugal a arraché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en battant la Croatie 2-1 au terme d’un scénario haletant. Menés après un but d’Ivan Perišić, les Lusitaniens ont égalisé sur penalty transformé par Cristiano Ronaldo, avant que Gonçalo Ramos, entré en jeu, ne donne l’avantage dans le temps additionnel. Mais le dénouement a basculé dans la controverse lorsque, à la 103e minute, Josko Gvardiol a cru égaliser pour la Croatie. L’arbitre norvégien Espen Eskas, après consultation du VAR, a annulé le but pour un hors-jeu de Mario Pašalić, le passeur. La décision s’appuyait sur une technologie inédite : un capteur intégré au ballon Trionda avait détecté un effleurement imperceptible du Croate Igor Matanović, modifiant la phase de jeu et plaçant Pašalić en position illicite.
La FIFA a rapidement justifié l’annulation en publiant les données du « Connected Ball Technology ». Selon l’instance, les capteurs IMU logés dans le ballon enregistrent 500 fois par seconde chaque contact, même le plus infime, et les retransmettent sous forme d’un graphique en « battement de cœur ». Matanović lui-même a reconnu après la rencontre avoir « senti un léger contact avec les cheveux ». Pourtant, la presse croate a dénoncé un « vol », ironisant sur le fait qu’un crâne rasé aurait sauvé l’équipe. Luka Modrić, capitaine emblématique, a fustigé un usage « sélectif » du VAR, estimant qu’il ne devrait intervenir que sur des « erreurs à 200 % ». L’entraîneur Zlatko Dalić a, lui, déploré que la technologie « tue les émotions ».
Au-delà du résultat, la soirée était placée sous le signe du recueillement. La veille du premier anniversaire de la mort de Diogo Jota et de son frère André Silva dans un accident de voiture, les joueurs portugais ont rendu un hommage appuyé à leur ancien coéquipier. Cristiano Ronaldo a brandi puis enfilé le maillot numéro 21 de Jota, tandis que le stade de Toronto observait une minute d’applaudissements. Le club de Liverpool a inauguré le même jour un mémorial « Forever 20 » à Anfield. « Nous avons gagné pour nous, pour Diogo et pour le Portugal », a déclaré Ronaldo, soulignant la charge émotionnelle qui a porté l’équipe.
Ce succès place le Portugal face à l’Espagne en huitièmes de finale, un derby ibérique qui promet d’être l’une des affiches les plus attendues du tournoi. La Roja, victorieuse de tous ses matchs jusqu’ici, affrontera une Seleção portée par l’élan d’un hommage et la détermination de son capitaine. Le vainqueur de ce duel retrouvera ensuite les États-Unis ou la Belgique en quarts de finale, dessinant une partie de tableau où la technologie, déjà, a laissé son empreinte.
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