
Frappes de drones en profondeur et contrat Gripen : l’Ukraine accentue la pression sur Moscou
Kiev revendique une deuxième frappe sur le centre de communications de Doubna et signe l’achat de 16 chasseurs suédois, tandis que les frappes russes sur les infrastructures civiles se poursuivent.
L’armée ukrainienne a revendiqué, mardi 30 juin, une seconde frappe en une semaine contre le centre de communications satellitaires de Doubna, situé à 500 kilomètres au nord de Moscou. Selon Kiev, cette installation est utilisée par les forces russes pour le renseignement et la coordination des opérations en Ukraine. Les autorités russes, sans confirmer l’atteinte du centre, ont fait état de la destruction de 419 drones au cours de la nuit, tout en déplorant la mort d’un nourrisson de six mois dans la région de Moscou et d’une sexagénaire dans la région de Tver, victimes de chutes de débris. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dénoncé des frappes qui « font souffrir les civils ».
En parallèle, l’Ukraine et la Suède ont officialisé un contrat portant sur l’acquisition de 16 chasseurs Gripen E de dernière génération, pour un montant de 24,6 milliards de couronnes suédoises (environ 2,5 milliards de dollars). L’Administration suédoise du matériel de défense (FMV) et le constructeur Saab prévoient des livraisons entre 2029 et 2030. Cet achat, financé par le mécanisme de prêt de l’Union européenne en soutien à l’Ukraine, s’accompagne d’un don antérieur de 16 appareils Gripen C/D, dont les premières livraisons sont attendues dès 2027. Selon les déclarations du président Volodymyr Zelensky, cette double dotation vise à constituer, à terme, une flotte de 150 appareils, rompant avec la logique de « patchwork » héritée des dons alliés pour s’orienter vers une force aérienne standardisée aux normes de l’OTAN.
Cette montée en puissance de la frappe en profondeur s’inscrit dans une campagne de 40 jours annoncée par Kiev pour « contraindre » Moscou à mettre fin à la guerre. Les opérateurs militaires ukrainiens expliquent la percée des défenses aériennes russes par la destruction systématique de radars dans la région frontalière de Briansk, créant un « corridor ouvert » vers les capitales. Du côté russe, les forces armées continuent de cibler les infrastructures énergétiques et civiles ukrainiennes : des frappes nocturnes ont touché cinq stations-service dans la région de Dnipropetrovsk, tuant une femme, tandis qu’un drone a visé un autobus à Kherson, faisant deux morts. Moscou justifie ces actions par la nécessité d’affaiblir le potentiel militaire adverse, alors que les capitales occidentales y voient une stratégie d’usure visant la population.
Sur le plan financier, la Commission européenne a annoncé le décaissement d’une première tranche de 3,9 milliards d’euros du prêt de 90 milliards consenti à Kiev, destinée à l’achat de drones. Ce soutien s’ajoute aux livraisons d’armes occidentales qui, selon des analystes européens, permettent à l’Ukraine de développer une capacité de frappe à longue distance, y compris avec des missiles de fabrication nationale comme le « Flamingo » et le « Neptune ». Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, les prochaines étapes concrètes incluent la poursuite de la campagne de frappes ukrainiennes, la montée en cadence des formations de pilotes sur Gripen en Suède, et le déploiement progressif des nouveaux équipements promis par les alliés.
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
La Russie repousse l'agression ukrainienne par une frappe massive, défendant sa souveraineté.
En présentant les attaques ukrainiennes comme une menace directe et la réponse russe comme une défense nécessaire, une symétrie morale est créée qui légitime l'action militaire.
Le bloc russe omet le contexte du besoin de défense de l'Ukraine contre l'invasion russe et le fait que le contrat Gripen est une mesure défensive. Il omet également les victimes civiles des frappes russes.
L'Europe défend sa sécurité informationnelle en bloquant la propagande russe par des instruments juridiques.
En transformant une question géopolitique en une décision judiciaire, celle-ci acquiert une autorité impartiale, la rendant difficile à contester.
Le bloc européen omet l'argument selon lequel l'interdiction restreint la liberté d'expression et que RT est une source d'information légitime. Il omet également que l'interdiction s'inscrit dans une guerre de l'information plus large.
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