
Washington lance une offensive diplomatique pour « démanteler » la Cour pénale internationale
Le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé une campagne de pressions, sanctions et restrictions de visas visant à neutraliser la CPI, accusée de menacer la souveraineté américaine.
Le département d’État américain a officialisé, lundi 13 juillet, le lancement d’une campagne intergouvernementale destinée à « démanteler systématiquement » la Cour pénale internationale (CPI). Selon un communiqué officiel, cette offensive mobilisera l’ensemble des leviers diplomatiques et coercitifs de Washington — appels directs aux gouvernements étrangers, révocation de visas, interdictions de voyage, renforcement des sanctions contre le personnel de la Cour et les organisations affiliées — afin d’empêcher toute poursuite visant des militaires ou responsables américains. Le secrétaire d’État Marco Rubio, dans une tribune au Wall Street Journal et une déclaration vidéo, a qualifié la CPI de « menace intolérable pour la souveraineté des États-Unis », l’accusant de mener « une guerre contre notre pays par le biais de traités et de la force du prétendu droit international ».
L’administration Trump justifie cette escalade par deux contentieux majeurs. D’une part, la CPI a ouvert en 2020 une enquête sur d’éventuels crimes de guerre commis par des personnels américains en Afghanistan, dossier que la Cour n’a pas formellement clos malgré une réduction de priorité depuis 2021. D’autre part, les mandats d’arrêt émis en novembre 2024 contre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et son ancien ministre de la Défense pour des faits liés à la guerre à Gaza ont cristallisé l’hostilité de Washington, allié stratégique d’Israël. Les États-Unis, qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, estiment que la Cour outrepasse sa compétence en prétendant juger des ressortissants d’États non parties, en vertu du principe de territorialité lorsque les actes incriminés se déroulent sur le sol d’un État membre.
Les réactions internationales dessinent une fracture entre les soutiens traditionnels de la CPI et les pays qui s’en sont déjà distanciés. Depuis Tokyo, le porte-parole du gouvernement japonais a exprimé sa « préoccupation » et réaffirmé le soutien constant du Japon à la Cour, dont la présidente est la juge nippone Tomoko Akane. À l’inverse, plusieurs capitales africaines — Bamako, Ouagadougou, Niamey — ainsi que Budapest ont annoncé ces derniers mois leur retrait de la CPI, dénonçant un « instrument de répression néocolonialiste » ou un « tribunal politique ». La Russie et la Chine, également non parties, n’ont pas réagi officiellement à la nouvelle campagne américaine, mais Moscou fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI contre son président depuis mars 2023. En Europe occidentale, les diplomaties restent pour l’heure silencieuses, bien que la plupart des États membres de l’Union européenne figurent parmi les contributeurs financiers et politiques de la Cour.
Sur le plan juridique, trois juges de la CPI visés par des sanctions américaines — une Canadienne, une Ougandaise et une Béninoise — ont déposé en juin 2025 une plainte à New York contre le président Trump et plusieurs hauts responsables, dénonçant des pressions extrajudiciaires illégales. L’organisation de défense des droits humains DAWN, citée par Marco Rubio comme exemple d’un réseau hostile, a répliqué en annonçant de nouvelles actions en justice cette semaine. La porte-parole de la CPI s’est refusée à tout commentaire à ce stade. La campagne américaine, qui promet de « démanteler la CPI brique par brique si nécessaire », place les 123 États parties devant un choix inédit : maintenir leur soutien à la juridiction permanente des crimes de guerre et contre l’humanité, ou céder aux pressions d’une administration qui conditionne son assistance sécuritaire au rejet explicite de l’autorité de la Cour.
| Presse latino-américaine | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
The United States attacks the ICC to protect its impunity, while the court investigates war crimes in Gaza and Afghanistan.
By emphasizing that the US is not a signatory and that the ICC investigates war crimes, a moral contrast is created between a legitimate court and a superpower that rejects international law.
Omits the US legal justification that the ICC has no jurisdiction over non-signatories, present in other blocs' reports.
Washington déclare la guerre à la CPI, accusée de menacer la souveraineté américaine, mais c'est en réalité une attaque contre la justice internationale.
En utilisant un vocabulaire guerrier ('guerre', 'offensive tous azimuts'), l'action diplomatique est assimilée à un conflit, suggérant une menace existentielle pour la justice mondiale.
Omet la position historique des États-Unis contre la CPI, présente dans les rapports asiatiques.
The US administration announces a campaign to disable the ICC, citing sovereignty concerns, and pressures allies to withdraw.
By reporting official statements without comment, the news is presented as an objective fact, avoiding judgment of US motives.
Omits the moral criticism of the US action, present in Latin American and Atlantic reports.
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