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Sportvendredi 3 juillet 2026

La chute des Guerriers Taegeuk : élimination, menaces de mort et crise de gouvernance au football sud-coréen

Après une élimination dès la phase de groupes du Mondial 2026, le sélectionneur Hong Myung-bo a démissionné sous les menaces de mort, tandis que la fédération est accusée de népotisme.

Le parcours sud-coréen au Mondial 2026 s’est achevé dans le fracas d’une élimination précoce. Vainqueurs de la Tchéquie lors du match d’ouverture, les Guerriers Taegeuk ont ensuite cédé face au Mexique puis à l’Afrique du Sud, quittant la compétition avec trois points et une dernière place de groupe. Ce naufrage collectif contraste avec le pedigree d’une génération dorée évoluant dans les plus grands clubs européens – Son Heung-min à Tottenham, Lee Kang-in au Paris Saint-Germain, Kim Min-jae au Bayern Munich – et dont le capitaine a présenté ses excuses publiques, se disant « incapable d’accepter cette réalité ».

Le retour à Séoul a tourné à la confrontation. À l’aéroport d’Incheon, des centaines de supporteurs ont brandi des pancartes proclamant « le football sud-coréen est mort » et scandé le départ du sélectionneur. Hong Myung-bo, ancien héros de la demi-finale de 2002, a annoncé sa démission et présenté des excuses, assumant l’entière responsabilité de l’échec. Deux jours plus tard, il quittait le pays pour les États-Unis, fuyant, selon plusieurs médias brésiliens et bangladais, des menaces de mort répétées et une hostilité populaire qui s’était également manifestée par des banderoles commerciales lui refusant l’accès à certains établissements.

Au-delà de la débâcle sportive, c’est toute l’architecture de l’Association sud-coréenne de football (KFA) qui se trouve ébranlée. Le président Lee Jae-myung a publiquement fustigé une gestion fondée sur le népotisme et le copinage, appelant à une enquête approfondie. La nomination controversée de Hong en 2024, préféré à des techniciens comme Jesse Marsch, est désormais présentée par d’anciens internationaux tel Park Joo-ho comme le fruit d’un processus irrégulier, piloté par un « cartel » interne où les liens personnels avec le président Chung Mong-gyu auraient primé sur la compétence. Cette lecture est largement partagée par les observateurs sud-coréens, qui y voient la cause structurelle de la chute au 32e rang mondial, le plus bas depuis quatre ans.

Le contraste avec le voisin japonais accentue la singularité de la crise. Également éliminé en huitièmes de finale par le Brésil, le sélectionneur nippon Hajime Moriyasu a reçu le soutien unanime de sa fédération, confirmant une divergence de cultures managériales en Asie orientale. La KFA, de son côté, a présenté des excuses officielles, promis une « réflexion profonde » et annoncé la tenue d’une réunion de sa commission technique le 3 juillet pour examiner les options en vue de la nomination d’un nouveau sélectionneur. La prochaine échéance concrète est double : préparer la seconde moitié de la Ligue A et l’équipe pour la Coupe d’Asie, tout en organisant l’élection présidentielle fédérale dans un cadre statutaire compatible avec les exigences de la FIFA.

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Le football sud-coréen est en ruine à cause d'un cartel corrompu au sein de la fédération, entraînant l'échec au Mondial et des manifestations massives. La KFA s'est excusée et a promis un nouvel entraîneur, mais la confiance du public est brisée.

Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
IroniePaternalismeSchadenfreude

Un psychodrame à la sauce coréenne : le sélectionneur national, après la débâcle du Mondial, a été submergé par des menaces de mort et une enquête gouvernementale, fuyant finalement aux États-Unis. L'affaire est dépeinte comme une crise exotique et presque théâtrale, observée avec un détachement ironique.

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vendredi 3 juillet 2026

La chute des Guerriers Taegeuk : élimination, menaces de mort et crise de gouvernance au football sud-coréen

Après une élimination dès la phase de groupes du Mondial 2026, le sélectionneur Hong Myung-bo a démissionné sous les menaces de mort, tandis que la fédération est accusée de népotisme.

Le parcours sud-coréen au Mondial 2026 s’est achevé dans le fracas d’une élimination précoce. Vainqueurs de la Tchéquie lors du match d’ouverture, les Guerriers Taegeuk ont ensuite cédé face au Mexique puis à l’Afrique du Sud, quittant la compétition avec trois points et une dernière place de groupe. Ce naufrage collectif contraste avec le pedigree d’une génération dorée évoluant dans les plus grands clubs européens – Son Heung-min à Tottenham, Lee Kang-in au Paris Saint-Germain, Kim Min-jae au Bayern Munich – et dont le capitaine a présenté ses excuses publiques, se disant « incapable d’accepter cette réalité ».

Le retour à Séoul a tourné à la confrontation. À l’aéroport d’Incheon, des centaines de supporteurs ont brandi des pancartes proclamant « le football sud-coréen est mort » et scandé le départ du sélectionneur. Hong Myung-bo, ancien héros de la demi-finale de 2002, a annoncé sa démission et présenté des excuses, assumant l’entière responsabilité de l’échec. Deux jours plus tard, il quittait le pays pour les États-Unis, fuyant, selon plusieurs médias brésiliens et bangladais, des menaces de mort répétées et une hostilité populaire qui s’était également manifestée par des banderoles commerciales lui refusant l’accès à certains établissements.

Au-delà de la débâcle sportive, c’est toute l’architecture de l’Association sud-coréenne de football (KFA) qui se trouve ébranlée. Le président Lee Jae-myung a publiquement fustigé une gestion fondée sur le népotisme et le copinage, appelant à une enquête approfondie. La nomination controversée de Hong en 2024, préféré à des techniciens comme Jesse Marsch, est désormais présentée par d’anciens internationaux tel Park Joo-ho comme le fruit d’un processus irrégulier, piloté par un « cartel » interne où les liens personnels avec le président Chung Mong-gyu auraient primé sur la compétence. Cette lecture est largement partagée par les observateurs sud-coréens, qui y voient la cause structurelle de la chute au 32e rang mondial, le plus bas depuis quatre ans.

Le contraste avec le voisin japonais accentue la singularité de la crise. Également éliminé en huitièmes de finale par le Brésil, le sélectionneur nippon Hajime Moriyasu a reçu le soutien unanime de sa fédération, confirmant une divergence de cultures managériales en Asie orientale. La KFA, de son côté, a présenté des excuses officielles, promis une « réflexion profonde » et annoncé la tenue d’une réunion de sa commission technique le 3 juillet pour examiner les options en vue de la nomination d’un nouveau sélectionneur. La prochaine échéance concrète est double : préparer la seconde moitié de la Ligue A et l’équipe pour la Coupe d’Asie, tout en organisant l’élection présidentielle fédérale dans un cadre statutaire compatible avec les exigences de la FIFA.

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Le football sud-coréen est en ruine à cause d'un cartel corrompu au sein de la fédération, entraînant l'échec au Mondial et des manifestations massives. La KFA s'est excusée et a promis un nouvel entraîneur, mais la confiance du public est brisée.

Presse européenne continentale/ Méditerranéenne
IroniePaternalismeSchadenfreude

Un psychodrame à la sauce coréenne : le sélectionneur national, après la débâcle du Mondial, a été submergé par des menaces de mort et une enquête gouvernementale, fuyant finalement aux États-Unis. L'affaire est dépeinte comme une crise exotique et presque théâtrale, observée avec un détachement ironique.

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