
L’or chahuté entre détente irano-américaine et fébrilité monétaire
Les cours du métal jaune subissent une deuxième baisse hebdomadaire, tandis que les devises des pays émergents oscillent au gré des pourparlers entre Téhéran et Washington et des anticipations sur la Réserve fédérale.
Les marchés mondiaux de l’or ont clôturé la semaine sur une note de faiblesse, le métal jaune enregistrant sa deuxième perte hebdomadaire consécutive. Vendredi, l’once au comptant s’échangeait autour de 4 219 dollars, en recul de près de 2,7 % sur cinq jours, tandis que les contrats à terme américains pour livraison en août progressaient légèrement à 4 234 dollars. Ce repli s’explique par la persistance des doutes sur la trajectoire de l’inflation aux États-Unis et par la prudence des investisseurs avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale. Selon des analystes cités par la presse économique libanaise, même un éventuel reflux des prix du pétrole ne suffirait pas à dissiper les craintes d’un maintien prolongé, voire d’un relèvement, des taux directeurs américains.
En Iran, les signaux positifs en provenance des négociations entre Téhéran et Washington ont imprimé une dynamique baissière marquée sur les marchés intérieurs. Dès l’ouverture de la semaine iranienne, samedi, les cours de l’or, du dollar et des pièces d’or ont chuté sous l’effet d’informations évoquant un accord écrit entre les deux parties. Le gramme d’or 18 carats est ainsi passé sous la barre des 17,2 millions de tomans, tandis que l’once de référence restait alignée sur les niveaux internationaux. En revanche, les taux de change officiels publiés dimanche par le Centre iranien des changes ont affiché une légère remontée pour les trois principales devises : le dollar de transfert a gagné 95 tomans, l’euro 64 tomans et le dirham des Émirats 26 tomans, illustrant la déconnexion partielle entre le marché administré et les anticipations géopolitiques.
Dans les économies émergentes d’Asie, les monnaies ont connu des sorts contrastés. Au Bangladesh, la roupie indienne, le yuan chinois, l’euro et la livre sterling se sont dépréciés face au taka, tandis que le dollar américain est resté stable à 122,75 takas, selon les données de la banque centrale. La presse bangladaise souligne que les tensions au Moyen-Orient alimentent depuis des mois la volatilité des changes, même si le billet vert conserve une prime de stabilité. En Indonésie, le gramme d’or est repassé sous le seuil symbolique des 3 millions de roupies, à 2,71 millions, et les analystes locaux anticipent une évolution comprise entre 2,5 et 2,88 millions de roupies dans les prochains jours. Ils lient ce corridor à l’issue des pourparlers irano-américains : une détente durable pourrait soutenir un rebond du métal précieux en réduisant la prime de risque géopolitique.
La semaine à venir s’annonce donc charnière. La Réserve fédérale, confrontée à une inflation tenace, devra préciser sa feuille de route monétaire, ce qui pèsera directement sur le dollar et, par ricochet, sur l’or. Parallèlement, la possible formalisation d’un accord entre l’Iran et les États-Unis pourrait retirer une partie de la prime de sécurité qui avait soutenu les cours du métal jaune lors des pics de tension dans le détroit d’Ormuz. Les marchés émergents, de Téhéran à Dacca en passant par Jakarta, resteront suspendus à ce double agenda, où la diplomatie et la macroéconomie se livrent une course d’influence inédite.
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Les marchés iraniens ont enregistré de fortes baisses des prix du dollar, de l'or et des pièces suite à des signaux politiques positifs issus des négociations Iran-États-Unis. Les opérateurs attendent désormais de nouveaux développements politiques, le dollar passant sous les 170 000 tomans et l'or 18 carats reculant. Une certaine prudence demeure : l'or n'est pas encore totalement sorti d'affaire et la réouverture du détroit d'Ormuz pourrait influencer la trajectoire future.
Au Bangladesh, le dollar est resté stable à 122,75 taka en début de semaine, tandis que la plupart des principales devises ont progressé. Le conflit au Moyen-Orient continue d'injecter de la volatilité sur le marché des changes, mais une tendance haussière des prix des devises est manifeste depuis plus d'un mois. Les taux officiels de la banque centrale sont légèrement supérieurs à ceux du marché libre.
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