
L’ex-président iranien Ahmadinejad en résidence surveillée pour ses liens présumés avec le Mossad
Selon une enquête du New York Times, Mahmoud Ahmadinejad aurait été approché par les services israéliens dans le cadre d’un plan visant à le placer à la tête de l’Iran après la chute du régime.
L’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par le service de renseignement des Gardiens de la révolution, d’après quatre hauts responsables iraniens cités par le New York Times. Cette mesure fait suite à la découverte par Téhéran d’une part significative de ses contacts avec les services israéliens. Selon l’enquête du quotidien américain, le Mossad a mené pendant plusieurs années une opération clandestine visant à recruter l’ex-chef de l’État comme atout stratégique, avec pour objectif ultime de l’installer au pouvoir en cas d’effondrement du régime islamique. L’opération aurait inclus des rencontres secrètes à Budapest, organisées sous le couvert d’une conférence sur le climat, ainsi que des versements financiers à son porte-parole.
Du côté israélien, le Mossad et l’intéressé se sont refusés à tout commentaire. D’anciens responsables américains affirment toutefois que le chef du Shin Bet de l’époque, David Barnea, s’est personnellement rendu dans la capitale hongroise pour y rencontrer Ahmadinejad. Selon des sources iraniennes, les soupçons des Gardiens de la révolution remontent à 2017, lorsque l’ex-président a commencé à adresser des lettres publiques au président américain Donald Trump et au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Les autorités hongroises, par l’intermédiaire du recteur de l’Université Ludovika, ont confirmé avoir facilité l’invitation en croyant favoriser un dialogue entre ennemis. Les proches de l’ancien président, interrogés par le New York Times, décrivent un homme mû par l’ambition de revenir au pouvoir, déçu par ses trois disqualifications aux élections présidentielles et convaincu que seule une aide extérieure pourrait lui rouvrir les portes du sommet de l’État.
Le point culminant de l’opération se situe le 28 février, premier jour de l’offensive israélienne baptisée « Rugissement du lion ». Une frappe aérienne israélienne endommage le complexe résidentiel d’Ahmadinejad à Téhéran, détruisant le bâtiment de ses gardes et son véhicule blindé. Dans la confusion, des agents du Mossad l’exfiltrent à bord d’une Peugeot noire vers un refuge clandestin. Mais, d’après les mêmes sources, l’ex-président, déçu par la précipitation de l’opération et par le plan israélien, quitte les lieux dans des circonstances obscures. Il n’est réapparu que brièvement, la semaine dernière, lors des funérailles de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, avant d’être placé en résidence surveillée. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de durcissement de la contre-ingérence iranienne : depuis mars 2026, le ministère du Renseignement a annoncé l’arrestation de dizaines de personnes soupçonnées d’espionnage pour le compte d’Israël et des États-Unis, certaines ayant été condamnées à mort.
L’épisode met en lumière la fragilité des équilibres internes du régime iranien et l’ampleur des manœuvres israéliennes pour exploiter les rivalités au sommet de l’État. Ahmadinejad, qui avait dirigé le pays de 2005 à 2013, avait progressivement adouci son discours anti-israélien après sa présidence, appris l’anglais et critiqué la corruption du système, tout en se heurtant à l’hostilité de Khamenei. Selon un de ses anciens conseillers, il envisageait, en cas de retour au pouvoir, une normalisation des relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham. L’enquête du New York Times, fondée sur des témoignages de responsables iraniens, américains et israéliens, n’a reçu aucune confirmation officielle des autorités concernées. Le sort de l’ancien président demeure incertain, alors que Téhéran poursuit sa traque des agents présumés du Mossad et que les révélations sur cette opération hors norme pourraient fragiliser davantage un appareil sécuritaire déjà sous pression.
| Presse israélienne | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.20 | neutral |
| Presse russe et CEI | −0.10 | neutral |
Israel claims the scale of the Mossad operation, presenting the attempt to recruit Ahmadinejad as a bold move to destabilize the Iranian regime.
The narrative emphasizes meticulous planning and agent bravery, turning a failure into a display of capability.
It omits the context of violations of Iranian sovereignty and possible diplomatic consequences for Israel.
The Arab world questions the Israeli version, wondering whether the recruitment attempt is real or propaganda.
The choice to phrase the headline as a question insinuates skepticism without outright denying the facts.
It omits the detailed Israeli perspective, focusing only on the NYT version and Iranian sources.
Russia reports the news with detached irony, highlighting the failure of both Israel and Iran.
The use of quotation marks and a neutral tone with hints of sarcasm allows belittling both sides.
It omits any analysis of implications for regional stability, reducing the affair to an anecdote.
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