
L'Espagne de Yamal écarte l'Autriche et défiera le Portugal de Ronaldo en huitièmes
Un doublé d'Oyarzabal et une prestation éclatante du prodige barcelonais ont offert à la Roja son premier succès à élimination directe depuis 2010, ouvrant la voie à un choc ibérique à Dallas.
Le stade SoFi de Los Angeles a vu l'Espagne mettre fin à seize années de frustrations en phase à élimination directe. Opposée à une Autriche dépassée, la Roja s'est imposée 3-0 en seizièmes de finale, grâce à un doublé de Mikel Oyarzabal (36e, 89e) et une tête de Pedro Porro (66e). Lamine Yamal, élu homme du match, a symbolisé la maîtrise espagnole : six tirs, deux occasions créées, cinq interceptions, et une sortie sous les ovations à la 85e minute, après avoir vu David Alaba sauver sur sa ligne ce qui aurait été son premier but dans le tournoi. L'Autriche, incapable de cadrer le moindre tir – une première dans un match à élimination directe depuis la finale de 2014 –, a subi la loi d'une équipe qui, selon la presse madrilène, « a frôlé la perfection ».
Ce succès revêt une portée historique pour la sélection de Luis de la Fuente. Depuis le sacre sud-africain de 2010, l'Espagne n'avait plus gagné un match couperet en Coupe du monde, enchaînant une élimination au premier tour en 2014 et deux défaites en huitièmes de finale, face à la Russie puis au Maroc. Invaincue depuis mars 2023 (35 matchs), championne d'Europe en titre, la Roja a convaincu les observateurs français qu'elle pouvait, à l'image des Bleus, assumer son statut de favorite. Le sélectionneur autrichien Ralf Rangnick a d'ailleurs estimé que son adversaire du soir était « probablement le futur champion du monde ».
Le prochain obstacle se nomme Portugal, vainqueur dans la douleur de la Croatie (2-1). Cristiano Ronaldo, buteur sur penalty, a dédié la qualification à son coéquipier Diogo Jota, récemment disparu, et a quitté la pelouse en larmes. La presse lusitanienne rappelle que les deux nations ibériques se sont affrontées au même stade en 2010 (victoire espagnole 1-0) et lors d'un match de groupe spectaculaire en 2022 (3-3). Côté catalan, Yamal, désormais « à 100 % » de ses moyens, a prévenu : « La Coupe du monde commence maintenant. »
Ce duel entre deux prétendants au titre, programmé lundi à Dallas, s'inscrit dans un tableau qui verra également s'opposer le Paraguay à la France, le Canada au Maroc, ou encore le Brésil à la Norvège. En attendant, la Suisse a écarté l'Algérie (2-0) et patiente pour connaître son adversaire entre la Colombie et le Ghana, tandis que l'Argentine de Messi doit encore franchir l'obstacle cap-verdien.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
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| Presse africaine subsaharienne | +0.20 | neutral |
David Alaba is the real protagonist, not Austria's defeat. His career and family deserve attention.
Attention is shifted from the collective result to the individual figure, making the news more relatable through the human angle.
The historical significance of Spain's victory, their first knockout win since 2010, is not mentioned.
Spain deserved to win, but Austria fought hard. The historical fact is significant: Spain had not won a knockout match since 2010.
Data and match reporting are used to build credibility, without partisanship, offering a factual and detached narrative.
The emotional impact of the defeat for Austria and the personal context of the players are not explored.
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