
Mondial 2026 : l’Espagne écarte l’Uruguay sur une erreur de Muslera, le Cap-Vert écrit l’histoire
Un but d’Álex Baena consécutif à une faute de main du gardien uruguayen a offert la première place du groupe H à la Roja, tandis que le Cap-Vert, pour sa première participation, se qualifie pour les seizièmes de finale.
Le scénario du groupe H s’est noué en une poignée de secondes à Guadalajara. À la 42e minute, sur un centre de Marcos Llorente, Álex Baena reprend le ballon sans puissance ; Fernando Muslera, pourtant bien placé, ne parvient pas à le maîtriser et le voit rouler derrière sa ligne. Ce but, le seul de la rencontre, a scellé la victoire de l’Espagne (1-0) et l’élimination de l’Uruguay, incapable de renverser la situation en seconde période malgré une agressivité accrue, symbolisée par l’expulsion d’Agustín Canobbio dans le temps additionnel. La presse sud-américaine a largement relevé les tensions internes qui minaient la Celeste : Federico Valverde, capitaine et figure du Real Madrid, a été remplacé à l’heure de jeu et a quitté le terrain sans un regard pour son sélectionneur Marcelo Bielsa, avant de se couvrir la bouche avec son maillot sur le banc. Bielsa a reconnu après la rencontre sa responsabilité, tandis que Muslera, fautif pour la troisième fois du tournoi, était remplacé dès la mi-temps.
La presse européenne, tout en saluant la première place et l’invincibilité espagnole (34 matchs sans défaite), a souligné le manque de tranchant offensif de la Roja. La possession stérile, l’imprécision de Lamine Yamal et les occasions manquées – notamment un tir de Ferran Torres sur la barre transversale – ont nourri les doutes sur la capacité de l’équipe de Luis de la Fuente à rivaliser avec les favoris désignés que sont la France ou l’Argentine. La présence du roi Felipe VI en tribune n’a pas suffi à masquer une prestation que les observateurs ibériques jugent laborieuse. L’Espagne affrontera en huitièmes de finale le deuxième du groupe J, probablement l’Autriche ou l’Algérie, à Los Angeles.
Pendant ce temps, à Houston, le Cap-Vert écrivait la page la plus marquante de son histoire footballistique. Tenus en échec par l’Arabie saoudite (0-0), les Requins Bleus ont obtenu le point nécessaire pour terminer deuxièmes du groupe avec trois nuls en trois matchs. La presse africaine célèbre la qualification de la plus petite nation jamais parvenue en phase à élimination directe d’une Coupe du monde. Ce parcours inattendu offre désormais au Cap-Vert un rendez-vous avec l’Argentine de Lionel Messi, championne en titre, à Miami. Un choc entre David et Goliath qui dépasse le cadre sportif pour incarner la capacité des « petits » à bousculer la hiérarchie mondiale.
L’Uruguay, double champion du monde, quitte le tournoi sans la moindre victoire, comme en 2022. Les médias du Cône Sud évoquent une crise profonde, entre un effectif vieillissant, une relation rompue entre le sélectionneur et ses cadres, et l’absence de Luis Suárez, non convoqué. L’élimination précoce de la Celeste profite indirectement à l’Écosse, toujours en lice pour une qualification parmi les meilleurs troisièmes, mais elle prive surtout le Mondial d’un affrontement hispano-argentin prématuré. Le tableau se précise : l’Espagne devra confirmer son statut face à un adversaire européen ou maghrébin, tandis que le Cap-Vert tentera l’exploit face aux champions du monde.
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L'Uruguay quitte la Coupe du monde dans la controverse, coulé par une erreur grossière du gardien Muslera. La crise de la Celeste, déjà perceptible lors des matchs nuls précédents, offre à l'Argentine un huitième de finale bien plus facile contre le Cap-Vert. La presse présente cette élimination comme le dernier échec d'un cycle arrivé à son terme.
L'Espagne a battu l'Uruguay 1-0 et a pris la tête du groupe, l'erreur de Muslera scellant l'élimination des Sud-Américains. Le Cap-Vert a terminé deuxième et affrontera l'Argentine. Le compte rendu se borne aux résultats et aux prochains matchs, sans emphase émotionnelle.
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