
Kennedy Center : la bâche qui cache le nom de Trump intrigue la justice
Un juge fédéral somme le conseil d’administration de justifier, d’ici fin juillet, le maintien d’une bâche et d’un échafaudage sur la façade du centre culturel, dont le nom a été rétabli par décision de justice.
Le juge fédéral Christopher Cooper, saisi par une élue démocrate, a ordonné mercredi au conseil d’administration du John F. Kennedy Center for the Performing Arts de fournir, au plus tard le 31 juillet, une explication écrite sur « la finalité et l’état de la bâche et de l’échafaudage » qui recouvrent encore le fronton de l’institution. Cette exigence intervient alors que le nom de l’ancien président Donald Trump a été retiré de la façade dans la nuit du 12 au 13 juin, en exécution d’une injonction rendue le 29 mai par le même magistrat. La bâche blanche, tendue avant le retrait des lettres, masque désormais l’inscription au seul nom de John F. Kennedy, assassiné en 1963.
La direction du centre, placée sous le contrôle de proches du président républicain depuis le vote du conseil en décembre dernier, justifie cette installation par des travaux de réparation de la façade en marbre, sans préciser de calendrier de retrait. Du côté des plaignants, la représentante Joyce Beatty, membre de droit du conseil d’administration en tant qu’élue de l’Ohio, dénonce un « acte de défiance puéril » visant, selon ses avocats, à « saboter délibérément » l’apparence de l’édifice. L’opposition démocrate au Congrès, rejointe par la famille Kennedy, conteste depuis l’origine la légalité de l’adjonction du nom Trump, qu’elle assimile à une appropriation politique d’une institution culturelle fédérale.
La décision de mai du juge Cooper, nommé par Barack Obama, avait suspendu la fermeture pour deux ans du centre voulue par le nouveau conseil, au motif que celui-ci avait manqué à son « devoir de prudence » en écartant les conséquences négatives d’une telle interruption. Le magistrat avait toutefois autorisé la poursuite des travaux de rénovation, dont « le besoin apparaît criant », et précisé ne pas s’opposer à une nouvelle décision de fermeture si elle résultait d’une évaluation plus approfondie. En appel, l’administration du centre argue que le retrait du nom Trump « compromettrait gravement la collecte de fonds », certains donateurs conditionnant leur soutien à la présence de ce nom sur le bâtiment.
Au-delà de la bâche, le juge exige également un rapport sur les « plans de construction et d’exploitation futurs », alors que la programmation reste à l’arrêt et que les opposants décrivent un centre transformé en « coquille vide ». Le conseil d’administration, qui conteste l’obligation de reprogrammer des spectacles pour maintenir l’activité, doit remettre son rapport dans les sept jours suivant sa prochaine réunion plénière ou le 31 juillet au plus tard. L’affaire se poursuit parallèlement devant une cour d’appel fédérale, où la bataille sur le nom et le contrôle de l’institution devrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines.
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Un juge fédéral exige des explications sur la bâche et l'échafaudage qui recouvrent toujours la façade du Kennedy Center, alors que le nom de Trump a été retiré. L'administration s'est conformée à l'ordre du tribunal, mais la persistance de ces installations interroge sur les intentions du conseil d'administration.
Le juge fédéral qui avait ordonné le retrait du nom de Trump du Kennedy Center demande désormais au gouvernement d'expliquer la bâche et l'échafaudage toujours présents sur la façade. L'administration affirme que le nom a disparu, mais l'état recouvert du bâtiment laisse penser que l'affaire est loin d'être terminée.
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