
Italie–États-Unis : Meloni tend la main après l’escalade avec Trump
La présidente du Conseil italien a publiquement appelé à normaliser la relation bilatérale, tout en maintenant sa fermeté sur l’usage des bases militaires.
La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a déclaré le 17 juin 2026, lors d’un forum à Rome, qu’elle n’entendait pas « continuer à alimenter la polémique » avec le président américain Donald Trump et que la coopération bilatérale devait « revenir à la normale ». Cette prise de position, confirmée le même jour par le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, marque une tentative de désescalade après une semaine d’échanges acrimonieux entre les deux dirigeants, déclenchés par l’affirmation de M. Trump selon laquelle Mme Meloni l’aurait « supplié » de poser avec elle lors du sommet du G7 en France.
Selon les déclarations recueillies par les médias italiens et espagnols, la querelle a rapidement dépassé le cadre de l’anecdote photographique. M. Trump a mis en cause la popularité de la dirigeante italienne et a reproché à Rome d’avoir refusé l’usage de ses bases aériennes pour les opérations militaires américaines contre l’Iran. Mme Meloni a répliqué en invitant le président américain à se concentrer sur sa propre popularité et en rappelant que l’utilisation des installations italiennes est encadrée par des accords que son gouvernement « ne violera pas tant qu’[elle] sera présidente du Conseil ». M. Tajani, qui avait annulé un déplacement à Miami en signe de protestation, a depuis lors qualifié les attaques de « difficiles à comprendre » tout en insistant sur le caractère « indispensable » de l’alliance avec Washington.
Les capitales européennes observent cette séquence comme un révélateur des tensions transatlantiques accumulées depuis le début de l’année. D’après des analystes à Rome, le conflit personnel puise ses racines dans la condamnation publique par Mme Meloni de la guerre en Iran et des critiques de M. Trump contre le pape Léon XIV, que la dirigeante italienne avait jugées « inacceptables ». La tentative de médiation du secrétaire d’État Marco Rubio au printemps n’avait pas abouti, et l’épisode du G7 a ravivé les divergences. Pour autant, des sources diplomatiques italiennes soulignent que les canaux de communication n’ont jamais été interrompus et que M. Tajani a évoqué le prochain sommet de l’OTAN à Ankara comme une enceinte naturelle pour poursuivre le dialogue.
Sur le plan intérieur, plusieurs commentateurs de la péninsule estiment que la fermeté affichée par Mme Meloni face à Washington a pu consolider son image de dirigeante souverainiste, y compris au sein d’une droite européenne en quête d’autonomie stratégique. Les sondages américains récents, qui montrent un effritement de la popularité de M. Trump, donnent un écho particulier à la réplique de la présidente du Conseil. Aucune mesure concrète de rétorsion – retrait de troupes ou nouveaux tarifs douaniers – n’a été notifiée à ce stade, et M. Tajani a indiqué ne pas en percevoir de signes avant-coureurs. Le dossier reste donc ouvert, dans l’attente des prochaines rencontres multilatérales où les deux alliés pourraient formaliser un apaisement.
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La première ministre italienne a déclaré ne pas vouloir continuer à alimenter le conflit avec Trump et a souhaité un retour à la normale des relations bilatérales avec les États-Unis. S'exprimant lors d'un forum à Rome, elle a réaffirmé la nécessité d'une coopération constructive.
La première ministre italienne a riposté à Trump en lui demandant de se concentrer sur sa propre popularité, après qu'il a remis en cause la sienne. La dispute s'est intensifiée avec des accusations mutuelles, et Meloni a qualifié les attaques de Trump d'insensées et non provoquées.
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